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L'avocat de l'époux de Nancy Ajram dément toute négociation avec la famille du cambrioleur tué

Liban

Le premier juge d'instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, fixe une nouvelle audience, le jeudi 23 janvier.

OLJ
18/01/2020

Le premier juge d'instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, a fixé une nouvelle audience, le jeudi 23 janvier, dans l'affaire du dentiste Fady Hachem, époux de la chanteuse Nancy Ajram, qui a abattu par balles un cambrioleur qui s'était introduit dans sa villa, dans le Kesrouane. Cette audience aura lieu à 12h30. Pour sa part, l'avocat du mari de la star libanaise a démenti toute négociation entre le couple et la famille du cambrioleur tué.

La procureure près la cour d'appel du Mont-Liban, la juge Ghada Aoun, qui avait clos l'enquête préliminaire sur ce meurtre, a engagé mercredi des poursuites contre Fady Hachem, avant de le déférer devant le juge Mansour. 

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), la juge s'est basée sur les articles 229 et 547 du code pénal libanais pour engager ses poursuites. L'article 229 prévoit de manière générale la possibilité de ne pas prononcer de peine dans le cas où l'acte commis répond à une situation de nécessité qui provoque un danger réel pour la personne. L'article 547 prévoit que "quiconque aura intentionnellement donné la mort à autrui sera puni de travaux forcés de quinze à vingt ans".

L'avocat du dentiste, Gaby Germanos, avait rapidement réagi, se disant surpris par la décision de la juge Aoun. Samedi, il a démenti toute négociation entre son client et la famille du cambrioleur tué, Mohammad Moussa, un ressortissant syrien. Selon des rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, la famille de la victime réclame 500 000 dollars au couple Ajram-Hachem. 

Par ailleurs, Nancy Ajram et Fady Hachem ont tous deux porté plainte samedi devant le parquet général du Mont-Liban contre un homme, W.Z., pour menaces. Cet individu aurait menacé le couple à travers des messages publiés sur ses pages Facebook et YouTube, sur fond de l'affaire du cambriolage et du meurtre.

La juge Ghada Aoun avait décidé le 9 janvier d’élargir son enquête dans l’affaire du cambriolage de la villa de Nancy Ajram et d’interroger à nouveau son époux.  Cette décision avait été prise après que la famille du cambrioleur eut décidé de porter plainte contre Fady Hachem et de se constituer partie civile. La plainte a été déposée par son avocat, Kassem Dika, auprès du parquet général près la cour d’appel du Mont-Liban.

Arrêté le 5 janvier, Fady Hachem avait été relâché le 7 janvier sous caution d’élection de domicile. La magistrate avait pris cette décision après être parvenue à la conviction, sur base des données disponibles, que le mari de la chanteuse a agi en légitime défense. 

Le cambrioleur s’était introduit dans la villa de la star libanaise à l'aube et s'est retrouvé face au mari de la vedette, alerté par le bruit. L’époux de la star a indiqué avoir tiré sur le cambrioleur lorsque ce dernier s'est dirigé vers la chambre des trois petites filles du couple, ce qui l’a poussé à se saisir d’une arme et à tirer sur lui. Selon la version officielle des faits, le malfaiteur a été tué sur le coup, mais son pistolet s’est finalement avéré être un jouet, ce que M. Hachem ne pouvait savoir avant de tirer.


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