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"La corruption a atteint des limites inacceptables !" : à Furn el-Chebbak, le retour de la colère

Liban

Des dizaines de personnes ont bloqué la route principale, devant le supermarché Fahed, avec des pneus enflammés.

OLJ
14/01/2020

Plusieurs dizaines de personnes ont bloqué mardi matin, à l'aide de pneus brûlés la route principale de Furn el-Chebbak, devant le supermarché Fahed sous le pont menant à Aïn el-Remmaneh, selon notre journaliste sur place, Nada Merhi. Une action de protestation qui s'inscrit dans le cadre de la "semaine de la colère", lancée au 90ème jour d'un mouvement de contestation sans précédent, face à l'inertie du pouvoir, à l'aggravation de la crise économique et alors que la formation du gouvernement, par le Premier ministre désigné Hassane Diab, semble être dans l'impasse. Un mouvement qui se traduit notamment par la coupure de routes à travers tout le pays.

Dans le quartier, le blocage de la route, doublé d'un blocage parallèle de l'autoroute, au même niveau, a provoqué des embouteillages monstres. Mais les protestataires étaient déterminés à ne rien lâcher. Régulièrement, ils jetaient de l'essence sur les pneus afin de raviver les flammes, alors qu'une large colonne de fumée noire montait dans le ciel. Les policiers présents sur place n’intervenaient pas.



(Lire aussi : "Nous sommes là pour rester" : à Jounieh, des étudiants déterminés à bloquer l'autoroute)

 

"La corruption a atteint un point totalement inacceptable. Cela fait trente ans que (les dirigeants libanais, ndlr) nous volent. Ça suffit !" lance à L'Orient-Le Jour Dany, un homme d'une quarantaine d'années au chômage depuis deux mois. "Nous voulons une justice indépendante et un gouvernement indépendant. Nous voulons des élections législatives anticipées sur la base d'une loi selon laquelle le Liban serait une circonscription unique", ajoute-t-il, une cigarette à la main. Lorsqu'on lui demande de quelle région il vient, il répond : "Du Liban". "Il faut aussi une élection anticipée pour un nouveau président de la République. Nous leur avons donné trois mois et ils n'ont rien fait", poursuit Dany, en référence au début du mouvement de contestation, le 17 octobre dernier. "Nous allons de nouveau réinvestir les rues et couper les routes", assure-t-il.

"Je suis étudiante, mais je n’ai pas d’avenir au Liban alors que je ne veux ni émigrer ni laisser ma famille, à cause d'une classe politique qui nous vole. Ils doivent être jugés ! Le pays est à nous, pas à eux !" affirme de son côté Jennifer Nakhlé, étudiante en droit à l’Université la Sagesse. "Nous ne voulons plus vivre cette humiliation. Le Liban est un pays qui a des capacités, mais la classe politique est en train de ternir son image à l’étranger. S’ils avaient de la dignité ils seraient déjà partis, surtout que personne ne veut d’eux", poursuit la jeune fille de 18 ans.

Le Liban est sans gouvernement depuis la démission fin octobre du Premier ministre Saad Hariri sous la pression de la rue, tandis qu'un nouveau cabinet peine à voir le jour depuis la désignation le 19 décembre du nouveau Premier ministre Hassane Diab. Et la situation économique et financière, déjà largement précaire avant le début du mouvement de protestation, n'a eu de cesse de se dégrader ces dernières semaines, sur fond de restrictions draconiennes sur les retraits bancaires et d'une dévaluation d'environ 40% de la monnaie nationale sur le marché parallèle ayant provoqué un bond des prix.


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Eleni Caridopoulou

Brûler les pneus c'est de la pollution, ça ne manque que ça, mon cher Dany un nouveau président à ce moment là le Liban est fini parceque à sa place il y aura un Ayattollah

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

MALGRE LES MANIFESTATIONS LA -LATTA- A PRIS DES DIMENSIONS EXTRAORDINAIRES ENTRE DES CORROMPUS POLITICIENS ET DES CORROMPUS FINANCIERS... ET LES MILLIARDS FONT DES AILES SURTOUT VERS LA SUISSE. ET LE PAUVRE PEUPLE RISQUE DE PERDRE... S,IL N,A PAS PERDU DEJA... SES ECONOMIES.
CE N,EST PLUS SEULEMENT LE BORDEL ET LE CHAOS C,EST AUSSI UNE MAISON DE FOLIE ! 3ASFOURIEH !!!

Citoyen

Et notre père à tous se permet avec culot de parler de la lutte contre la corruption. Qu'attend il, lui ou son super gendre pour agir?

SOUS LES PAVÉS LA PLAGE

Au Liban la corruption est donc acceptée mais avec des limites . Ok, fine mais alors elles sont où ces limites ?

Celui qui pourra établir un barème des limites recevra le prix Nobel d'économie.

issa louis

Ou on est on avec l"enquete pour savoir ou sont partis les milliards de Dollar???

IMB a SPO

Pourquoi? vous croyez vous qu'il y a des limites acceptables?
Non la corruption ne devrait pas exister et les exceptions doivent confirmer cette regle...

Sissi zayyat

On pille le pays et on bloque l'argent des citoyens pour payer les dettes accumulées.
On sort des lois pour dépouiller les libanais du peu qui leur reste en les humiliant dans les banques alors qu'ils possèdent de l'argent auquel ils n'ont accès.

MAIS OÙ EST LA JUSTICE DU MONDE.

NOTRE JUSTICE EST VENDUE ON LE SAIT ET CA SE CONFIRME JOUR APRÈS JOUR. AUCUNE N'ENQUÊTE N'A VU LE JOUR POUR SAVOIR OÙ L'ARGENTVOLÉ À ATTERI?
PAS LE MOINDRE EFFORT POUR METTRE EN GARDE A VUE LES PERSONNES SOUPÇONNÉES DE FRAUDES, REVOIR LES AUDITS ET LES COMPTES RIEN N'EST FAIT POUR ENTAMER L'OMBRE D'UNE ENQUETE.

ILS SE CONCENTRENT SUR LES PETITS LARCINS POUR NOUS FAIRE CROIRE QU'ILS SONT A L'ŒUVRE.
LA JUSTICE EST INEXISTANTE ET COMPLICE DES FORFAITS COMMIS ENVERS LE PEUPLE ET LE PAYS, SINON BEAUCOUP DE RESPONSABLES POLIQUES SERAIENT DÉJÀ DERRIÈRE LES BARREAUX.

NAUFAL SORAYA

Plus que la corruption, le mépris pour le peuple...

Bustros Mitri

Audit financier sur toute la classe politique depuis 30 ans !

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