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Chronologie

Iran/Irak/USA : les développements depuis la mort de Soleimani

Le puissant général Soleimani était l'émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes et l'homme clé de l'influence de la République islamique au Moyen-Orient.

Un portrait du général iranien Kassem Soleimani qui a été tué par une frappe américaine en Irak, le 11 janvier 2020 à Téhéran. Photo AFP / ATTA KENARE

Rappel des développements depuis la mort du général iranien Kassem Soleimani, tué le 3 janvier à Bagdad et neuf autres personnes par une frappe de drone américain dans la capitale irakienne.

Le puissant général Soleimani était l'émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes et l'homme clé de l'influence de la République islamique au Moyen-Orient.

Soleimani tué

Le 3 janvier, dans la nuit, Kassem Soleimani et le numéro deux du Hachd al-Chaabi (paramilitaires irakiens pro-Iran désormais intégrés à l'Etat irakien), Abou Mehdi al-Mouhandis, sont tués dans une attaque aérienne ordonnée par Donald Trump près de l'aéroport international de Bagdad.
L'assassinat intervient trois jours après une attaque contre l'ambassade américaine à Bagdad par des partisans du Hachd pour protester contre un bombardement américain meurtrier qui a visé des bases de la faction pro-Iran la plus radicale du Hachd.
Ce bombardement venait, lui, en riposte aux tirs de dizaines de roquettes sur des installations en Irak abritant des Américains et où un sous-traitant américain a péri fin décembre.
Les principales chancelleries appellent au calme.

L'Iran crie "vengeance"

A Téhéran, le guide suprême Ali Khamenei et le président Hassan Rohani appellent à venger la mort de Soleimani. Une foule d'Iraniens envahit les rues du centre de la capitale, scandant "Mort à l'Amérique".
En Irak, le Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi estime que le raid américain va "enclencher une guerre dévastatrice" dans son pays. Le président Barham Saleh exhorte "tout le monde à la retenue".
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo affirme que Soleimani préparait une "action d'envergure" menaçant des "centaines de vies américaines".
Un haut responsable du Pentagone déclare que Washington va déployer 3.000 à 3.500 soldats supplémentaires dans la région.

Menaces de Trump

Le 4, le président américain Donald Trump menace de viser 52 sites "très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne" si Téhéran attaque du personnel ou des objectifs américains. "S'ils font quoi que ce soit, il y aura des représailles majeures", menace-t-il de nouveau. Le Parlement irakien demande au gouvernement de "mettre fin à la présence des troupes étrangères". Quelque 5.200 soldats américains sont actuellement stationnés en Irak.

Crise du nucléaire

Dans la nuit du 5, l'Iran annonce la "cinquième et dernière phase" de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire pris dans le cadre de l'accord de 2015 destiné à limiter son programme nucléaire. Il affirme qu'il ne se sent plus tenu par aucune limite "sur le nombre de ses centrifugeuses".
Depuis mai 2019, l'Iran s'est progressivement affranchi d'engagements auxquels il avait souscrit, en riposte au retrait unilatéral, un an auparavant, des Etats-Unis qui ont rétabli des sanctions économiques contre Téhéran.

Les funérailles endeuillées

Le 7, le Parlement iranien adopte une loi classant toutes les forces armées américaines comme "terroristes". Une bousculade fait 56 morts lors des funérailles de Soleimani dans le sud-est de l'Iran où une foule réclame vengeance.

Missiles iraniens

Le 8, dans la nuit, l'Iran tire des missiles sur des bases de la coalition internationale abritant des soldats américains en Irak.
Peu après ces tirs, un Boeing ukrainien s'écrase après son décollage de Téhéran en direction de Kiev, faisant 176 morts.
Dans une allocution solennelle depuis la Maison Blanche, Donald Trump se félicite que Téhéran "semble reculer" et se dit "prêt à la paix". Il annonce de nouvelles sanctions économiques contre la République islamique, mais n'évoque pas de réponse militaire.
Le 10, Washington affirme que Kassem Soleimani prévoyait des attaques contre des infrastructures américaines dans la région, dont "quatre ambassades" selon Donald Trump.

Avion abattu par "erreur"

Après avoir nié la thèse, privilégiée par plusieurs pays notamment le Canada, selon laquelle l'avion ukrainien aurait été touché par un missile, l'Iran reconnaît le 11 avoir abattu le Boeing 737 par "erreur", l'appareil ayant été pris pour un "avion hostile".
Les autorités blâment l'"aventurisme américain" pour ce drame.


Rappel des développements depuis la mort du général iranien Kassem Soleimani, tué le 3 janvier à Bagdad et neuf autres personnes par une frappe de drone américain dans la capitale irakienne.

Le puissant général Soleimani était l'émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes et l'homme clé de l'influence de la République islamique au...

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