Rechercher
Rechercher

réactions

Aoun espère que les tensions dans la région n'auront pas de répercussions sur le Liban

Le coordinateur de l'ONU à Beyrouth, Jan Kubis, estime qu'il est "de plus en plus irresponsable", dans ces circonstances, de ne pas former rapidement un gouvernement "efficace et crédible".

Le président libanais, Michel Aoun, recevant à Baabda le secrétaire général adjoint de l'ONU à la sûreté et à la sécurité, Gilles Michaud (au centre), et le coordinateur de l'ONU à Beyrouth, Jan Kubis, le 8 janvier 2020. Photo Dalati et NOhra

Le président libanais, Michel Aoun, a espéré mercredi que le regain de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran n'aura pas de répercussions sur le Liban, tandis que le chef du Parlement, Nabih Berry, a affirmé que les derniers développements dans la région constituaient "une escalade dangereuse" de la situation.

Ces déclarations des responsables libanais interviennent quelques heures après des raids iraniens sur deux bases irakiennes où sont stationnés certains des 5.200 soldats américains déployés en Irak. Cette brève opération, baptisée "opération Martyr Soleimani" intervient en riposte à l'assassinat, quelques jours plus tôt, du puissant général iranien Kassem Soleimani sur ordre du président américain Donald Trump. Lors de cette frappe de drone US en Irak, le numéro 2 du Hachd al-Chaabi, la puissance milice chiite supplétive de Téhéran en Irak, Abou Mehdi al-Mouhandis, avait également été tué.

J'espère que "les derniers développements dans la région n'auront pas de répercussions sur la scène libanaise", a déclaré M. Aoun alors qu'il recevait à Baabda le secrétaire général adjoint de l'ONU à la sûreté et à la sécurité, Gilles Michaud.


(Lire aussi : Frappes iraniennes : pour la communauté internationale, "la priorité va plus que jamais à la désescalade")



"Escalade dangereuse"
De son côté, Nabih Berry a estimé que l'"assassinat du commandant de la force al-Qods des gardiens de la révolution et du responsable du Hachd al-Chaabi constitue une escalade dangereuse, qui va changer l'aspect du conflit" entre Washington et Téhéran. Selon M. Berry, dont les propos ont été rapportés par le député Ali Bazzi à l'issue de la réunion hebdomadaire des députés à Aïn el-Tiné, avec la frappe contre Soleimani, les Etats-Unis ont "enfreint toutes les lignes rouges".

Les évêques maronites, réunis dans la matinée sous la présidence du patriarche Béchara Raï, ont pour leur part exprimé leur "inquiétude" face à l'escalade de la violence dans la région. Ils ont appelé la communauté internationale à "déployer tous les efforts possibles" pour empêcher que la situation dégénère et encouragé les différentes parties au dialogue.

Évoquant ce regain de tensions au Moyen-Orient, le coordinateur de l'ONU à Beyrouth, Jan Kubis, a de son côté estimé qu'il était "de plus en plus irresponsable", dans ces circonstances, de ne pas former rapidement au Liban un gouvernement "efficace et crédible". 

Dimanche, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, parti libanais parrainé par l'Iran, avait estimé que "le jour de l'assassinat de Soleimani marque le début d'une nouvelle phase et d'une nouvelle histoire pour l'ensemble de la région" et affirmé que le nouvel objectif de l'axe de la résistance était la présence militaire américaine au Moyen-Orient. Le ministre sortant libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil avait quant à lui insisté sur "la nécessité d'éviter l'escalade dans la région et de mettre un terme aux tensions actuelles afin d'éviter une guerre dont les conséquences seront insupportables". M. Bassil avait également insisté sur "la position du Liban qui consiste à se tenir à l'écart des conséquences négatives de cette escalade". 


Lire aussi
Assassinat de Soleimani : après la réponse iranienne, la guerre ou la désescalade ?

Alerte aux balles perdues, l'éditorial de Issa Goraieb

Le Moyen-Orient post-Soleimani : 10 points pour comprendre les enjeux


Le président libanais, Michel Aoun, a espéré mercredi que le regain de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran n'aura pas de répercussions sur le Liban, tandis que le chef du Parlement, Nabih Berry, a affirmé que les derniers développements dans la région constituaient "une escalade dangereuse" de la situation. Ces déclarations des responsables libanais interviennent quelques heures...

commentaires (1)

Le rôle d’un président n’est pas d’espérer mais de tout faire qu’aucun événement aussi grave qu’il soit n’affecte le Liban puisque nous n’avons rien à voir avec ce qui se passe entre l’’Iran et les autres pays. Il suffit d’avoir l’autorité et le courage d’exiger qu’aucun acte menaçant le pays ne sera accepté et appliquer la loi sur quiconque oserait utiliser notre sol et violer notre intégrité. C’est ça le rôle d’un VRAI PRÉSIDENT

Sissi zayyat

12 h 56, le 10 janvier 2020

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Le rôle d’un président n’est pas d’espérer mais de tout faire qu’aucun événement aussi grave qu’il soit n’affecte le Liban puisque nous n’avons rien à voir avec ce qui se passe entre l’’Iran et les autres pays. Il suffit d’avoir l’autorité et le courage d’exiger qu’aucun acte menaçant le pays ne sera accepté et appliquer la loi sur quiconque oserait utiliser notre sol et violer notre intégrité. C’est ça le rôle d’un VRAI PRÉSIDENT

    Sissi zayyat

    12 h 56, le 10 janvier 2020