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Lara Hanna Wakim : « Investir dans l’éducation pour préparer l’avenir »

PARCOURS

L’ancienne doyenne de la faculté des sciences agronomiques et alimentaires de l’Université Saint-Esprit de Kaslik multiplie ses engagements dans des organisations nationales et internationales.

Carole AWIT | OLJ
07/12/2019

Son parcours académique et professionnel force l’admiration. Grâce à sa détermination, son ambition et son travail acharné, Lara Hanna Wakim a pu contribuer au développement du Liban et à son rayonnement à l’étranger. Auteure de nombreuses publications dans le domaine des sciences alimentaires et ayant mené plusieurs recherches sur la sûreté des aliments au pays du Cèdre, l’ambitieuse docteure en génie des procédés alimentaires a été récompensée pour son parcours professionnel exemplaire, son leadership et ses engagements sur le plan local et à l’international. « En 2014, raconte-t-elle, j’ai été élue pour siéger en tant que membre régulier dans le conseil d’administration de l’Union internationale des sciences et technologies de l’alimentation (IUFoST) au Canada. Réélue en 2016 pour occuper ce même poste, j’ai été également nommée membre de son comité international de sécurité des aliments, représentant ainsi la région MENA. » En 2017, la docteure Wakim reçoit de la part du ministère libanais de l’Agriculture un diplôme d’honneur en reconnaissance de ses contributions aux secteurs agronomique et alimentaire au pays du Cèdre. Et en 2018, elle est honorée par le comité chargé des célébrations du centenaire du Grand Liban qui a souhaité la récompenser pour son travail de femme leader et de chercheuse. « Mes engagements dans les organisations nationales et internationales me permettent d’apporter ma contribution afin d’agir pour des causes importantes qui me tiennent particulièrement à cœur : l’éducation de qualité, l’agriculture, l’alimentation et l’environnement », souligne celle qui est, entre autres, membre de l’Association libanaise des scientifiques et technologues de l’alimentation (Lafst) et coordinatrice nationale auprès du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP) pour le projet Faith for Earth.

Pour Lara Hanna Wakim, se lancer dans de longues études permet à une personne de gagner en maturité, en opportunités et en culture. « Les jeunes Libanais doivent s’investir pour préparer leur avenir et celui de leur pays, je leur conseille donc d’être audacieux, de bien identifier leurs objectifs, de s’appliquer dans les études qui les passionnent et d’oser rêver grand », note-t-elle à l’intention de la nouvelle génération.

L’ingénieure agronome, diplômée de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK) en 2001, a suivi de nombreuses formations en vue de parfaire ses connaissances. Elle a notamment obtenu, en 2002, un DEA d’assurance-qualité en agroalimentaire de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et l’Institut national agronomique de Paris (INAP-G), un master en Teaching and Learning in Higher Education de l’Université de Chester au Royaume-Uni en 2013, un doctorat en génie des procédés alimentaires de l’AgroParisTech (Paris, France) en 2007 et un diplôme de Senior International Officier de l’AIEA de l’Université de Duke (Caroline du Nord) aux États-Unis en 2018. Ses qualifications lui ont permis d’être nommée à l’USEK, de 2013 à 2019, doyenne de la faculté des sciences agronomiques et alimentaires (FSAA) et, en 2019, vice-directrice du Centre supérieur de la recherche.


Valoriser les sciences agronomiques et alimentaires

Dans le cadre de ses fonctions de doyenne, Lara Hanna Wakim a œuvré, au quotidien, pour développer la FSAA qui s’est engagée, depuis 1988, à former de futurs ingénieurs en agronomie et agroalimentaire, et des spécialistes en nutrition et diététique. En 2017, cette faculté a obtenu l’accréditation américaine ABET pour son diplôme d’ingénieur agronome, et elle est la seule faculté de la région MENA à avoir décroché cette accréditation. Aujourd’hui, les différents cursus que la FSAA proposait ont été répartis sur les facultés d’ingénierie et des arts et sciences de l’USEK.

« Les ingénieurs agronomes et agroalimentaires tiennent un rôle de premier plan dans la résolution des défis liés aux nombreuses crises agricoles et alimentaires de cette dernière décennie. Au Liban, comme partout ailleurs, il est important d’avoir des professionnels aptes à appréhender l’ensemble des facteurs scientifiques, techniques, socioéconomiques et humains pour prendre des décisions dans un environnement changeant », explique la Dr Wakim. De même, mettre en place des stratégies pour une alimentation durable s’avère être actuellement une nécessité. « L’ingénieur agronome et alimentaire détient la responsabilité de développer des agricultures à haute performance technique, agronomique et environnementale, créer des produits agroalimentaires innovants en optimisant les processus de fabrication, préserver les ressources naturelles et gérer des entreprises en intégrant le management des risques », rappelle Lara Hanna Wakim. La vice-directrice du Centre supérieur de la recherche en sciences et technologie de l’USEK encourage vivement les jeunes à opter pour le choix de ces métiers qui sont nécessaires au développement de notre pays.



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