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Violences meurtrières en Iran : l'Etat prévient qu'il ne tolérera pas "l'insécurité"

Depuis le début de la contestation, vendredi soir, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées, selon des informations de la presse iranienne.

Des Iraniens passent devant une banque incendiée par des manifestants lors d'une manifestation contre la hausse des prix de l'essence dans la ville d'Ispahan, le 17 novembre 2019. Photo AFP

Les autorités iraniennes ont averti dimanche soir qu'elles ne toléreraient pas l"insécurité", après deux jours de manifestations violentes contre une hausse soudaine du prix de l'essence ayant fait au moins deux morts et ayant poussé Téhéran à couper l'accès à internet. Depuis le début de la contestation, vendredi soir, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées, selon des informations de la presse iranienne.

L'agence Isna faisait état d'un retour à la normale dans les villes touchées par les manifestations, mais la situation restait très difficile à évaluer dimanche soir à l'échelle du pays du fait du black-out. En conseil des ministres, le président Hassan Rohani a déclaré que l'Etat, face à "l'émeute" ne devait "pas autoriser l'insécurité dans la société", selon un communiqué officiel publié dimanche soir.

La colère populaire a été provoquée par la forte hausse du prix de l'essence annoncée vendredi par le gouvernement. Selon le communiqué de la présidence, M. Rohani a de nouveau justifié cette mesure en expliquant que l'Etat n'avait pas d'autre solution pour aider mieux les "familles à revenu moyen et bas qui souffrent de la situation économique créée par les sanctions" américaines visant l'Iran.


(Lire aussi : De Beyrouth à Bagdad, en passant par Téhéran)


Violente récession

Le retrait unilatéral des Etats-Unis, en 2018, de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, et le rétablissement dans la foulée de lourdes sanctions américaines contre l'Iran ont plongé l'économie iranienne dans une violente récession. 

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le PIB de l'Iran devrait chuter de 9,5% cette année après un recul de 4,8% en 2018. L'inflation, entraînée par la chute du rial face aux grandes devises d'échange, atteint officiellement 40%. Selon le plan annoncé par le gouvernement, le prix de l'essence, très subventionnée en Iran, doit augmenter de 50% à 15.000 rials (11 centimes d'euros) pour les 60 premiers litres achetés chaque mois, et de 300% au-delà.

Aux termes du plan présenté par les autorités, les recettes dégagées par cette réforme doivent bénéficier aux 60 millions d'Iraniens les moins favorisés (sur une population totale de 83 millions d'habitants).

Apportant son soutien à la décision gouvernementale, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a condamné dimanche matin les actes de violences commis par des protestataires et déploré que "certains [aient] perdu la vie" dans cette agitation. Selon une source au sein du ministère de l'Information et des Télécommunications cité par Isna, les autorités ont drastiquement "limité" l'accès à internet depuis samedi soir "et pour les prochaines 24 heures".



Réaction de hooligan

Des journalistes de l'AFP ont pu constater dès samedi soir que leur internet mobile était totalement coupé, de même que diverses connexions internet fixes. Dimanche vers 20h00 (16h30 GMT), seul l'accès au web iranien était possible avec un téléphone mobile. Samedi soir, L'ONG Netblocks qui surveille la liberté d'accès à internet avait relevé sur Twitter que les communications étaient presque entièrement interrompues dans le pays.

D'après les agences iraniennes, le mouvement de contestation a touché ving-cinq villes, dont Téhéran, Machhad (Nord-Est) et Ispahan (Centre), les trois premières agglomérations du pays. Selon l'agence officielle Irna, un officier de police est mort de ses blessures dans la nuit de samedi à dimanche, après avoir été la cible de tirs lors de heurts avec des "émeutiers" armés en marge d'un rassemblement à Kermanshah (Ouest).

Samedi, Isna avait annoncé, sans en préciser la cause, qu'un civil avait été tué et que plusieurs personnes avaient été blessées à Sirjan (Sud), où des manifestants ont tenté de mettre le feu à des dépôts d'essence.

Quarante personnes ont par ailleurs été arrêtées à Yazd (centre), toujours selon Isna, qui n'a pas précisé la date de ces arrestations. Certaines entités opposées au pouvoir "se réjouissent" des troubles, a déclaré le guide suprême, demandant "que personne n'aide ces criminels". "Endommager et mettre le feu (à des biens) n'est pas (une réaction) de personne normale mais de hooligan", a aussi déclaré M. Khamenei.

Les manifestations interviennent à un moment délicat pour les autorités, à quelques mois d'élections législatives, prévues pour février.

Samedi à Téhéran, certains manifestants ont bloqué une route tandis que d'autres étaient rassemblés autour d'une voiture en flammes. Des scènes similaires se sont déroulées dans d'autres villes comme Chiraz et Ispahan (centre).

A Kermanshah, des "émeutiers" ont attaqué un commissariat de police dans lequel travaillait le policier tué, selon le chef des forces de l'ordre locales cité par Irna, Ali Akbar Javidan. Celui-ci a distingué les semeurs de troubles des manifestants "pacifiques", "dont les demandes seront certainement entendues". 

Le porte-parole de la police, Ahmad Nourian, a prévenu que les forces de sécurité n'hésiteraient "pas à faire face à ceux qui perturbent la paix et la sécurité", identifieraient les meneurs et les forces sur le terrain et les "affronteraient".



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Les autorités iraniennes ont averti dimanche soir qu'elles ne toléreraient pas l"insécurité", après deux jours de manifestations violentes contre une hausse soudaine du prix de l'essence ayant fait au moins deux morts et ayant poussé Téhéran à couper l'accès à internet. Depuis le début de la contestation, vendredi soir, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées,...

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LIBERTE D,EXPRESSION A L,IRANIENNE. TU MANIFESTES, TU RISQUE TA VIE.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

20 h 59, le 17 novembre 2019

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Commentaires (11)

  • LIBERTE D,EXPRESSION A L,IRANIENNE. TU MANIFESTES, TU RISQUE TA VIE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    20 h 59, le 17 novembre 2019

  • Quelqu'un se vantait d'avoir ouvert une route de Teheran à Beyrouth.... Il doit bien s en mordre les doigts avec le retour de flamme qui suit cette même route en sense inverse ! Kelloun Ye3né Kelloun, y compris ceux qui tirent les ficelles de loin

    Aboumatta

    17 h 33, le 17 novembre 2019

  • 12 morts wow !!! c'est tout ce qu'il faut retenir .. et certains voulaient que l'on ressemble a ce pays … allez je crois que ceux qui le demandent eux memes ne sont plus aussi sure lol

    Bery tus

    16 h 48, le 17 novembre 2019

  • Comparer les gilets jaunes dans un pays démocratique, aux émeutes en Iran. Une réflexion s'impose.

    Citoyen

    15 h 58, le 17 novembre 2019

  • Wow...des mercenaires en Iran...ou bien les americains sont bien forts malgré leur président à la noix de coco, ou bien les officiels iraniens aiment rigoler malgré leur apparente Lugubrité... Malheureusement poir les iraniens ce n'est pas rigolo... surtout qu'ils un très mauvais exemple à leurs sujets au Liban

    Wlek Sanferlou

    15 h 45, le 17 novembre 2019

  • Chalout3ine oeu-noss ne vont pas réussir à faire tomber un aussi sympa régime. On dit quoi? de plus.

    MGMTR

    15 h 36, le 17 novembre 2019

  • Le mal est partout au monde sauf en Iran. Circulez il n'y a rien à voir -en Iran-...

    Le Point du Jour.

    12 h 17, le 17 novembre 2019

  • A suivre ...

    Remy Martin

    12 h 08, le 17 novembre 2019

  • Hier les gilets jaunes ont saccagé Paris, on en dit pas un mot.

    FRIK-A-FRAK

    11 h 10, le 17 novembre 2019

  • DECONNECTE DE LA REALITE DES CHOSES !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    10 h 19, le 17 novembre 2019

  • Waw qu’elle information de première importance !!! Mais on s’en fout complètement du prix de l’essence en Iran et encore plus de l’avis de ce personnage

    Liberté de Penser

    10 h 17, le 17 novembre 2019