X

Liban

Nasrallah muet sur le gouvernement « parce que les discussions sont en cours »

OLJ
12/11/2019

Le secrétaire général du Hezbollah n’a que brièvement, et dans des termes flous, évoqué le blocage sur la désignation du prochain Premier ministre et de la formation du gouvernement dans son discours prononcé hier, à l’occasion de la Journée du martyr. Hassan Nasrallah s’est, en revanche, étendu sur la situation au Yémen et en Iran, estimant que l’éventualité d’une guerre contre ce pays s’était estompée et s’attardant sur les récentes découvertes pétrolières de Téhéran.

Le chef du Hezbollah a expliqué qu’il ne souhaitait pas se prononcer sur la question du gouvernement « parce que les discussions sont en cours ». « Nous gardons nos portes ouvertes afin de parvenir au meilleur résultat », s’est-il contenté de déclarer, tout en ajoutant : « Nous avons besoin d’un gouvernement souverain qui puisse dire aux États-Unis que c’est nous qui décidons. »

Réagissant aux récentes déclarations du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, qui avait appelé à soutenir les manifestations anti-gouvernementales au Liban « pour mettre un terme à l’influence de l’Iran », Hassan Nasrallah a estimé qu’« en réalité, pour M. Pompeo, l’influence de l’Iran, c’est la résistance. Les États-Unis veulent couper la main de la résistance qui protège le Liban », a-t-il dit, ajoutant que « le Liban ne doit permettre à personne de l’entraîner dans le vide, le chaos ou la guerre civile ».

Le leader du Hezbollah a accusé les États-Unis d’être responsables de la crise économique dans le pays. « Aujourd’hui, les États-Unis interdisent au Liban de sortir de sa crise économique », a estimé Hassan Nasrallah. Soulignant que les sanctions américaines sur le secteur bancaire « ont eu une influence néfaste sur l’économie du pays », le leader du Hezbollah a estimé que ces sanctions avaient pour objectif de « provoquer la sédition au sein le peuple libanais, en faisant assumer la responsabilité de cette situation au Hezbollah ». « Les expatriés libanais, qui ont massivement investi ces dernières années au Liban, ont du mal à transférer leur argent au Liban », a déploré le chef du Hezbollah.

Il a affirmé que les États-Unis interdisent aux sociétés chinoises, iraniennes et « peut-être russes » d’investir au Liban, encourageant le prochain gouvernement à « s’ouvrir à la Chine », l’Irak et la Syrie.

« Aux investisseurs qui souhaitent s’implanter au Liban, on dit que le pays n’est pas sûr. C’est un mensonge américain. Je l’affirme, le Liban est plus sûr que Washington et l’ensemble des États américains. En comparaison, le Liban est un paradis », a déclaré le leader du parti pro-iranien.

Hassan Nasrallah a par ailleurs estimé, sans critiquer cette fois les protestations populaires, que « la nécessité de lutter contre la corruption et le recouvrement des avoirs volés sont des revendications partagées par l’ensemble des manifestants. Aujourd’hui, je pense que plus personne – ni un parti ni un dignitaire ou une communauté – ne peut protéger les corrompus », a-t-il dit. « Il faut juger les corrompus et recouvrer les fonds volés. Pour cela, nous avons besoin d’une justice et de juges indépendants, courageux et ne cédant pas aux pressions politiques », a lancé Hassan Nasrallah. Avant de lancer à l’adresse des juges : « En tant que secrétaire général du Hezbollah, je vous dis : commencez par nous et ne cédez à aucune pression. »

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

IL JOUE POUR L,INTERET DE SES SEIDES ETRANGERS AU DETRIMENT DES INTERETS DE SON PAYS ET DE SON PEUPLE. L,ALLEGEANCE EST ETRANGERE.

Fadi Chami

"Aujourd’hui, je pense que plus personne – ni un parti ni un dignitaire ou une communauté – ne peut protéger les corrompus"...
Bon, commence par tes potes d'amal alors!

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le gouvernement peut-il mener à bien sa mission ? Deux lectures opposées

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

Le magazine économique du groupe

In English

Resolving Lebanon’s financial crisis

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'OLJ vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants