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À La Une - Liban

Hariri serait prêt à présider un nouveau gouvernement

Un responsable proche du Premier ministre sortant parle de conditions posées par ce dernier pour diriger le nouveau cabinet.

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, annonçant sa démission, le 29 octobre 2019 à Beyrouth. Photo AFP/HO/DALATI ET NOHRA

Des informations contradictoires circulaient mercredi après-midi quant à une éventuel retour du Premier ministre sortant, Saad Hariri, à la tête du prochain gouvernement, au lendemain de sa démission sous la pression d'une contestation populaire inédite depuis le 17 octobre.

"Saad Hariri est prêt à présider un nouveau gouvernement à condition que ce dernier inclue des technocrates et qu'il soit capable d'appliquer rapidement les réformes nécessaires pour éviter un effondrement économique", a confié à l'agence Reuters un haut responsable anonyme et proche du Premier ministre sortant. Selon cette même source, "tout nouveau gouvernement ne doit pas inclure les responsables politiques de premier rang qui étaient membres du cabinet sortant". Cette source ne nomme pas les dirigeants visés.

Toutefois, des sources anonymes proches de la Maison du Centre, résidence de M. Hariri, ont affirmé à la chaîne LBCI que le Premier ministre sortant "ne cherche pas à regagner la présidence du gouvernement. Mais "s'il est choisi pour cela, il assumera ses responsabilités". Ces sources démentent "tout propos sur des conditions posées durant cette phase". "Nous attendons les consultations parlementaires contraignantes et la personne qui sera désignée" pour diriger le nouveau cabinet, concluent ces sources.


(Lire aussi : D’une pierre trois coups, l'éditorial de Issa GORAIEB)



Le président Michel Aoun a chargé mercredi le gouvernement Hariri d'expédier les affaires courantes, dans une première réaction à la démission du cabinet qui avait été annoncée la veille, sous la pression inédite de la rue.

Cette démission intervient malgré l'opposition claire du Hezbollah et du président Aoun à une telle décision. Dans les milieux proches du chef de l'Etat, on reproche à Saad Hariri d'avoir pris le président par "surprise", en affirmant que la décision de démissionner n'avait pas été coordonnée au préalable avec le palais de Baabda.

Il avait fallu huit mois de tractations entre les innombrables acteurs de la vie politique libanaise pour former le précédent cabinet. Selon la presse, M. Hariri pourrait tenter de monter une équipe renouvelée, formée en majorité de technocrates reconnus pour leur compétence, mais il devrait se heurter à de nombreuses résistances politiques. Il pourrait jeter l'éponge s'il n'obtient pas gain de cause, estiment certains commentateurs.

La révolte populaire libanaise a été déclenchée le 17 octobre par l'annonce surprise d'une taxe sur les appels via les messageries instantanées comme WhatsApp. Cette mesure a été vite annulée mais la colère ne s'est pas apaisée contre la classe dirigeante, jugée incompétente et corrompue dans un pays qui manque d'électricité, d'eau ou de services médicaux de base trente ans après la fin de la guerre civile (1975-1990).


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Des informations contradictoires circulaient mercredi après-midi quant à une éventuel retour du Premier ministre sortant, Saad Hariri, à la tête du prochain gouvernement, au lendemain de sa démission sous la pression d'une contestation populaire inédite depuis le 17 octobre."Saad Hariri est prêt à présider un nouveau gouvernement à condition que ce dernier inclue des technocrates et...

commentaires (10)

Saad Hariri ferait une très grosse erreur de former un nouveau gouvernement il sera bloqué par M.AOUN, BERRY et HN Les politiques qui se nourrissent grâce à la vache laitière qui est l'Etat Libanais n'accepteront pas d'être exclus

FAKHOURI

22 h 38, le 30 octobre 2019

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Commentaires (10)

  • Saad Hariri ferait une très grosse erreur de former un nouveau gouvernement il sera bloqué par M.AOUN, BERRY et HN Les politiques qui se nourrissent grâce à la vache laitière qui est l'Etat Libanais n'accepteront pas d'être exclus

    FAKHOURI

    22 h 38, le 30 octobre 2019

  • Je commence à l'adorer ce 1er ministre rescapé des griffes des bensaouds, mais où en sommes nous avec les pillages des fonds de l'état ? On le reconduit à lui, et il ne serait pas permis aux autres ministres qui ont trempé dans les affaires de ne pas se présenter ? Y a comme quelque chose qui cloche !

    FRIK-A-FRAK

    22 h 07, le 30 octobre 2019

  • Un nouveau gouvernement qui n'exclut pas certains membres de l'ancien cabinet, ramènerait les manifestants dans la rue, malgré les hordes de chemises noires, brunes, jaunes ou bariolées de Croix gammées. On ne peut pas former deux fois le même gouvernement et avoir deux résultats différents.

    Honneur et Patrie

    19 h 30, le 30 octobre 2019

  • HARIRI EST LE SEUL APTE A FORMER UN NOUVEAU GOUVERNEMENT DE TECHNOCRATES ET DE NON ALIGNES QUI SERAIT ACCEPTE PAR TOUT LE PEUPLE LIBANAIS.

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 34, le 30 octobre 2019

  • Que les ministres n'aient pas de noms mais des numéros, mimistre1 oi 2 oi 3... Car on sen foit de leirs noms et de leurs confessions.le pays a besoin de ministres capables et non confessionels. Des ministres qui travaillent poir le pays et non pas qui prennent des instructoons de partis et/ou des chefs religieux. Allons de l'avant plutôt que de faire sur place ou des pas en arrière.

    Wlek Sanferlou

    17 h 51, le 30 octobre 2019

  • "tout nouveau gouvernement ne doit pas inclure les responsables politiques de premier rang qui étaient membres du cabinet sortant" Les ministres ne sont qu’une partie du problème. Leur "travail" durant les 30 dernières années a surtout consisté à s’empêcher de "ministrer" les uns les autres (à se mettre des bâtons dans les trous quoi) sous prétexte de privilégier les revendications de la formation à laquelle ils sont affiliés. Donc un cabinet de technocrates, oui, certainement. Mais quid des directeurs de cabinets et autres fonctionnaires inamovibles qui constituent les vrais rouages des ministères? Ceux-ci sont gangrenés jusqu’à la prostate, et il sera beaucoup plus difficile de s’en débarrasser...

    Gros Gnon

    17 h 27, le 30 octobre 2019

  • Il n'y a pas d'autres alternatifs pour gouverner il faut composer un gouvernement. La technocratie a la côte en ce moment au pays du cèdre....alors allons-y ! - Mais que dit la constitution à ce sujet ? - Est-il possible de trouver des technocrates dans toutes les confessions qui composent le gouvernement ? - Si oui, alors vont-ils pouvoir ces technocrates redresser l'économie sans trop casser le facteur humain ? - Y a-t-il dans ce monde, un ou des pays gouvernés par des technocrates et qui ont réussi leur pari ? Si oui, lesquels ? Beaucoup de question restent en suspend. Miroir, miroir, dis moi que le technocrate est le plus beau !

    Sarkis Serge Tateossian

    17 h 12, le 30 octobre 2019

  • Seuls en effet des ministres technocrates reconnus pour leur compétence pourront sauver le pays . Bonne chance pour M.Hariri .

    Antoine Sabbagha

    16 h 51, le 30 octobre 2019

  • On prend les mêmes et on recommence? Ne recommencez pas SVP!!!

    Tina Chamoun

    16 h 51, le 30 octobre 2019

  • Il doit y avoir une erreur: à condition d'inclure des technocrates ou à condition de n'inclure que des technocrates??

    Wlek Sanferlou

    16 h 04, le 30 octobre 2019

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