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Économie - Conseil des ministres

Les réformes-clés du budget 2020 toujours en suspens

Le Premier ministre, Saad Hariri, présidant un Conseil des ministres consacré à l’étude du budget de l’État pour l’exercice 2020, le 14 octobre 2019, au Sérail. Photo Dalati et Nohra

Les débats autour du budget 2020 risquent de s’enliser au sein du gouvernement, alors que plusieurs ministres avaient laissé entendre la semaine dernière qu’une adoption du texte était imminente.

Le Conseil des ministres qui planche depuis mi-septembre sur le projet de loi de finances de 2020 a entamé hier l’examen des recommandations du comité interministériel chargé d’étudier les propositions de réformes suggérées par les différents partis politiques. Problème, « même les mesures ayant été retenues par le comité ne font pas consensus au sein du gouvernement », confie à L’Orient-Le Jour le vice-président du Conseil et membre des Forces libanaises, Ghassan Hasbani. « Il y a de la réticence à approuver certaines dispositions qui étaient censées être déjà tranchées au cours de séances précédentes, (...), ce qui retarde l’adoption du budget », a également déclaré le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, Jamal Jarrah. Il appelle alors ses collègues à faire preuve de « plus de responsabilité », au moment où le pays connaît « une situation économique et financière compliquée ».

La hausse de la TVA à 15 % ; le gel des augmentations de salaires dans la fonction publique pour une durée de trois ans, à partir de 2020 ; la hausse des cotisations de retraite et l’unification des caisses d’allocations sociales ; la suppression d’un certain nombre d’établissements publics et la privatisation d’une dizaine d’entreprises publiques ; l’augmentation significative des taxes sur le tabac et les boissons alcoolisées sont autant de mesures proposées par les différents partis politiques membres de la coalition gouvernementale et qui doivent encore être tranchées. Une nouvelle réunion du Conseil des ministres est prévue aujourd’hui à 17 heures.


(Lire aussi : Aoun et Berry s’apprêtent à passer à l’acte)



Certaines des mesures proposées pourraient être intégrées au budget sous forme d’articles, tandis que d’autres devraient faire l’objet de lois distinctes, devant être votées parallèlement à la loi de finances de 2020.

La hausse des tarifs de l’électricité et la date de son entrée en vigueur continuent également de faire débat au sein du Conseil des ministres. La première version du budget, tel que présentée par le ministère des Finances, prévoit une baisse significative (-40 % par rapport à 2019) des avances du Trésor versées à Électricité du Liban pour combler son déficit chronique, sans préciser par quels moyens celle-ci sera obtenue. Une hausse progressive des tarifs est prévue par le plan de réforme du secteur de l’électricité porté par la ministre de l’Énergie, Nada Boustani, mais plusieurs ministres demandent à s’assurer de la bonne exécution de ce plan afin de garantir une hausse de la production de courant en même temps qu’une hausse des tarifs d’EDL.


(Pour mémoire : Les « mesures drastiques » au centre des discussions sur le budget 2020)



Jeudi, le chef du Parlement, Nabih Berry, a annoncé que si le budget de 2020 n’était pas finalisé par le gouvernement d’ici à (cette) semaine, il convoquerait « le comité économique d’urgence », qui avait été créé le 2 septembre, à l’issue d’une réunion des chefs des différentes formations politiques et des représentants du secteur privé au palais de Baabda.

Le budget 2020 est attendu aussi bien par les donateurs de la conférence de Paris (CEDRE) que par les agences de notation financières. Moody’s avait ainsi décidé début octobre de maintenir la notation souveraine du Liban, tout en avertissant qu’en cas d’absence de progrès décisifs dans le processus d’élaboration du budget pour 2020, cette note serait revue à la baisse « dans trois mois ». L’objectif prioritaire des dirigeants libanais est d’accélérer le processus de réformes afin de réduire le déficit public.


Pour mémoire

Moody’s adresse un ultimatum aux dirigeants libanais

Budget 2020 : retour sur la feuille de route des Forces libanaises


Les débats autour du budget 2020 risquent de s’enliser au sein du gouvernement, alors que plusieurs ministres avaient laissé entendre la semaine dernière qu’une adoption du texte était imminente. Le Conseil des ministres qui planche depuis mi-septembre sur le projet de loi de finances de 2020 a entamé hier l’examen des recommandations du comité interministériel chargé d’étudier...

commentaires (2)

QU,ATTEND-ON DES ABRUTIS ET INCOMPETENTS PYROMANES HABILLES EN SAPEURS-POMPIERS... DE MAITRISER L,INCENDIE ET DE SAUVER LA MAISON QU,ILS ONT BRULEE ?

PRET A SOUTENIR L,OLJ SANS L,HUMILIANTE CENSURE.

12 h 33, le 15 octobre 2019

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Commentaires (2)

  • QU,ATTEND-ON DES ABRUTIS ET INCOMPETENTS PYROMANES HABILLES EN SAPEURS-POMPIERS... DE MAITRISER L,INCENDIE ET DE SAUVER LA MAISON QU,ILS ONT BRULEE ?

    PRET A SOUTENIR L,OLJ SANS L,HUMILIANTE CENSURE.

    12 h 33, le 15 octobre 2019

  • Privatiser donc vendre des entreprises publiques à des investisseurs intéressés par la capacité de libanais exsangues à s'acquitter de leurs factures et par un État de droit pérenne où, à la prochaine élection législative, il ne se trouvera pas des candidats pour mettre en cause les concessions au motif qu'elles "sucent le sang des pauvres gens" pour se faire corrompre pour mettre la sourdine sous peine, une fois élus, de poursuivre leur campagne de dénonciation des contrats ... La bonne affaire que voilà !

    M.E

    12 h 19, le 15 octobre 2019

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