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Liberté d'expression et crise économique : des centaines de jeunes du PSP manifestent à Beyrouth

Liban

Le ministre de l'Industrie accuse "une partie politique", en référence au CPL, de contrôler "tous les ministères et de confisquer les décisions politiques et sécuritaires", accusant les dirigeants d'incompétence et les appelant à démissionner.

OLJ
14/10/2019

Des centaines de jeunes du Parti socialiste progressiste (du leader druze Walid Joumblatt) ont organisé lundi une manifestation à Beyrouth, en signe de protestation contre les arrestations d'activistes ayant exprimé leurs opinions ces dernières semaines, ainsi que contre la situation économique et financière.  Les jeunes, partis du siège du PSP, au rond-point dit de "Cola", dans le sud de Beyrouth, se sont dirigés vers la place des Martyrs, dans le centre-ville, sous le slogan "Nous voulons vous faire entendre notre voix". Les manifestants brandissaient de nombreux drapeaux du parti et libanais. 

Sur la place des martyrs, le ministre de l'Industrie, Waël Bou Faour, membre du PSP, a affirmé que "la liberté et la démocratie font face à de nouvelles menaces et incursions", dénonçant "les attaques contre les journalistes et les médias". Il a tancé "les forces de l'ordre qui se sont transformées en police secrète qui poursuit les personnes promouvant la démocratie et agissent sur ordre des responsables afin de limiter les libertés". 

"Nous exigeons du Premier ministre, Saad Hariri, qu'il mette un terme aux attaques des forces de sécurité contre les libertés", a déclaré M. Bou Faour, appelant le chef de l'Exécutif à "user de son pouvoir contre toute personne qui ose s'en prendre" aux activistes. "Nous n'accepterons pas l'instauration d'un appareil sécuritaire policier semblable à ceux existant dans les régimes dictatoriaux", a-t-il insisté. 

Au début du mois, deux militants du PSP avaient été convoqués par la justice pour des messages contre le président Michel Aoun et le gouvernement, postés sur les réseaux sociaux. Le parti avait peu après dénoncé, dans un communiqué, ces convocations et condamné les atteintes de plus en plus graves à la liberté d’expression, le musellement de l’opinion publique et les convocations devant les tribunaux de toute personne critiquant le chef de l’État sur les réseaux sociaux. 



(Pour mémoire : Liberté d’expression : La répression est l’arme des faibles, lance Mecattaf)



"La route vers la présidence passe par Damas"
Le ministre de l'Industrie a en outre accusé "une partie politique", en référence au Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun), de contrôler "tous les ministères et de confisquer les décisions politiques et sécuritaires", accusant les dirigeants d'incompétence et les appelant à démissionner. "Hier, votre chef (Gebran Bassil, président du CPL, ndlr) a annoncé, de manière héroïque, son intention de se rendre en Syrie pour organiser le retour des réfugiés", a indiqué M. Bou Faour, accusant le chef de la diplomatie de cacher ses réelles intentions et d'aller s'entretenir avec le président syrien, Bachar el-Assad, parce qu'"on lui a dit que la route vers la présidence libanaise passe par Damas". 

Lors d'un discours prononcé devant ses partisans dimanche soir à l'occasion de la commémoration du 13 octobre 1990, date de l’éviction de Michel Aoun du palais de Baabda, M. Bassil avait déclaré qu'il allait se rendre en Syrie "pour que le peuple syrien retourne en Syrie comme son armée y est revenue".
Plus tôt dans la journée de lundi, Saad Hariri avait estimé que si le chef du CPL voulait se rendre à Damas, c'était "son affaire" et que ce qui importait était "le résultat", mais qu'il ne fallait pas que le régime syrien utilise cette visite pour justifier "son retour au Liban".

Le ministre Bassil appelle régulièrement au retour en Syrie des quelque 1,5 million de réfugiés que le Liban accueille, mettant en avant la fin des combats dans plusieurs régions syriennes et leur reprochant de contribuer aux difficultés économiques du pays. Vendredi, le chef de l'Etat, Michel Aoun avait indiqué que 276.000 déplacés syriens ayant fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011 avaient quitté le Liban depuis le début, il y a quelques mois, des opérations de retour volontaire menées par la Sûreté générale.



Lire aussi
Visite de Bassil en Syrie : "c'est son affaire, l'important est le résultat", réagit Hariri


Pour mémoire
Manifestations : Baabda dénonce une campagne orchestrée

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ILS CONFISQUENT LES DECISIONS POLITIQUES ET SECURITAIRES... TOUT COMME ECONOMIQUES ET FINANCIERES ... EN S,APPUYANT ET EN EXECUTANT LES ORDRES ET LES DIRECTIVES RECUES DE L,IRAN VIA SES ACCESSOIRES AU LIBAN. LE PSP FAIT BIEN DE LES REVELER.

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