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Trump va au clash, le combat de la destitution sera violent

Etats-Unis

Le président américain "piétine la Constitution et nous ne pouvons pas le laisser s'en sortir comme ça", tonne Biden. 

OLJ/AFP
09/10/2019

Les ténors démocrates, au premier rang desquels Joe Biden, ont affiché mercredi leur détermination à tenir tête au président américain Donald Trump qui, sous la menace d'une procédure de destitution, a choisi l'affrontement maximal.

Donald Trump "piétine la Constitution et nous ne pouvons pas le laisser s'en sortir comme ça", a tonné l'ancien vice-président de Barack Obama et possible adversaire du milliardaire républicain en 2020. "Pour protéger notre Constitution, notre démocratie, nos principes fondamentaux, il doit être visé par une procédure de destitution", a-t-il ajouté depuis le New Hampshire. "Pathétique", lui a répondu le locataire de la Maison Blanche dans un tweet. L'issue du clash constitutionnel qui démarre sera lourde de conséquences pour M. Trump mais constituera aussi un test pour les institutions démocratiques américaines.

La stratégie de la Maison Blanche est claire: bloquer toutes les demandes, tenter de convaincre l'électorat républicain que la procédure en cours n'est qu'une basse manoeuvre politique et se servir de cette dernière pour galvaniser les troupes pour l'élection présidentielle à venir. "Les démocrates-qui-ne-font-rien sont obsédés par une seule chose: nuire au parti républicain et au président", a tweeté Donald Trump mercredi matin. "La bonne nouvelle, c'est que NOUS ALLONS GAGNER!!!!".


(Lire aussi : Destitution : l'administration Trump dénonce le "harcèlement" des démocrates)


Dans un courrier de huit pages aux accents plus politiques que juridiques, l'avocat de la présidence Pat Cipollone, a informé mardi le Congrès que l'administration Trump ne participerait pas à une enquête "partisane et anticonstitutionnelle".

Pour le chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Steny Hoyer, qui a rappelé que "personne n'était au-dessus des lois, même le président Trump", cette missive ne change rien au fond du dossier. "Les Américains méritent de connaître les faits et la Chambre ne relâchera pas ses efforts pour mettre en lumière la conduite du président", a-t-il écrit. L'"impeachment" est avant tout affaire de volonté politique et la perception dans l'opinion publique de la procédure jouera un rôle crucial dans les semaines à venir.

Les démocrates, qui ont souvent des difficultés à trouver le bon ton, ou la bonne stratégie face au style résolument provocateur de Donald Trump, s'efforcent de démontrer que l'affaire ukrainienne est de nature différente des scandales qui ont jusqu'ici éclaboussé sa présidence.

Le point de départ est simple: un échange téléphonique, au coeur de l'été, entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au cours duquel M. Trump lui a demandé de chercher des informations compromettantes sur son rival Joe Biden.


(Lire aussi : Un deuxième lanceur d'alerte sort du bois, Trump accuse Pelosi de "trahison")



Lanceur d'alerte dans le viseur

Empêcher le Congrès d'avancer dans son enquête pourrait constituer une entrave à la justice, rappellent-ils par ailleurs, soulignant que cela avait été l'un des trois motifs de destitution retenus à l'encontre du président Richard Nixon en 1974, avant sa démission.

La première salve a été tirée mardi par la Maison Blanche qui a interdit à l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne Gordon Sondland, un "acteur-clé" dans l'affaire ukrainienne, de témoigner devant les élus.

Les chefs démocrates des commissions chargées des investigations ont immédiatement riposté en lui adressant une injonction exigeant qu'il témoigne le 16 octobre et présente des documents que le département d'Etat refuse de livrer. Les élus espèrent par ailleurs entendre vendredi l'ancienne ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch, que Donald Trump avait critiquée lors de l'appel.


(Lire aussi : Destitution : malgré des SMS compromettants, Trump combatif face aux démocrates)


Pour l'heure, Donald Trump accentue ses attaques contre le lanceur d'alerte - dont l'identité est tenue secrète - dans l'espoir de le décrédibiliser. N'ayant pas assisté à l'appel, ce dernier s'est basé sur les témoignages de personnes présentes, dont un responsable de la Maison Blanche "visiblement sous le choc", qui avait décrit un échange "fou" et "effrayant", d'après des extraits de ses premières notes publiées par des médias américains. "L'avocat du lanceur d'alerte est un gros démocrate. Le lanceur d'alerte a des liens avec l'un de mes opposants démocrates", a tweeté Donald Trump, appelant ce dernier à "s'excuser" et les élus à mettre fin à leur auditions "ridicules".

Le président américain qui retrouvera cette fin de semaine les estrades de campagne - jeudi dans le Minnesota et vendredi en Louisiane - devrait avoir l'occasion de tester son message devant des foules toutes acquises à sa cause.



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Amère Ri(s)que et péril.

Selon un récent sondage, 77% des protestants évangéliques blancs soutiennent le clown , mais sa décision de retirer les troupes américaines stationnées au nord de la Syrie pourrait entamer sa popularité dans ce segment de la population.

À la suite de l'annonce de ce retrait, plusieurs leaders évangéliques pro-clown ont condamné sa décision.

La déclaration du télévangéliste Pat Robertson, 89 ans, a été particulièrement retentissante. Pendant son émission télévisée, il a indiqué: «Je suis abolument consterné que les États-Unis trahissent ces forces démocratives en Syrie du Nord et que nous laissions les Turcs s'en prendre aux Kurdes.»

Pat Robertson a également critiqué Trump de n'avoir rien fait après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Alors qu'en 2017, il disait que Trump était «l'homme choisi par Dieu» pour la présidence, il a désormais changé d'avis: «Le président des États-Unis risque de perdre le soutien de Dieu», a-t-il annoncé.

La phrase de Robertson, connu pour ses propos homophobes, sous-entend que jusqu'ici, Trump bénéficiait du soutien de Dieu malgré tous les scandales de sa présidence.

«Donc Dieu s'intéresse plus aux kurdes qu'à la corruption, à la fraude fiscale et aux paiements secrets faits à une star du porno? Bon à savoir», a écrit le journaliste David Corn.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

IL FAIT DE MAUVAIS CHOIX. MAIS LA OU EN SONT LES CHOSES PEUT-IL FAIRE AUTREMENT ?

Amère Ri(s)que et péril.

Comme ça donc le clown président veut aller à la bataille ?

Le Congres sera pour lui un beau cirque, le plus grand des cirques de tous les temps.

De tout cœur avec toi trump-pete , GO FOR IT YOU GONNA DO IT.

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