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À La Une - Liban

Carburants : les syndicats agitent la menace d'une grève ouverte à partir de lundi

Le syndicat des cambistes menace d'un "arrêt complet de travail et de la fermeture des bureaux de change", si les responsables "continuent d'ignorer leur droit à exercer légalement leur activité".

Une station-service le 18 septembre 2019 à Beyrouth. Photo d'archives REUTERS/Mohamed Azakir

Les syndicats des propriétaires de stations d'essence et des distributeurs de carburants libanais ont annoncé vendredi qu'ils allaient lancer "une grève ouverte" à partir du lundi 7 octobre "s'il n'y avait pas de développement positif" venant des autorités concernant leurs revendications. Cette menace d'une nouvelle escalade intervient alors que le secteur des carburants au Liban traverse une crise liée aux taux de change entre la livre libanaise et le dollar. 

A l'issue d'une réunion, le président du syndicat des stations-services, Samy Brax, a annoncé "le début d'une grève ouverte lundi matin s'il n'y a pas de développement positif" de la situation. Le représentant des sociétés de distribution des carburants, Fady Abou Chakra, a, lui, souligné que "le Premier ministre, Saad Hariri, a demandé un délai de 24h" pour étudier les revendications du secteur. "Nous voulons que notre problème soit résolu le plus rapidement possible", a-t-il déclaré.

Les grands fournisseurs de carburant étrangers qui alimentent notamment les stations-services imposent à leurs clients franchisés libanais de régler leurs commandes en dollars. Les propriétaires de stations-services se retrouvent donc obligés de convertir eux-mêmes les livres en dollars, et nombre d’entre eux passent par des bureaux de change, moins regardants sur les conditions mais dont les taux sont beaucoup plus élevés que ceux pratiqués par les banques.


(Lire aussi : Salamé se veut rassurant : Le dollar toujours disponible aux taux fixes annoncés)



Mardi, la Banque centrale libanaise (BDL) avait émis une circulaire afin de réguler le mécanisme de change pour le secteur des carburants, les minotiers et les distributeurs de médicaments. Certaines contraintes du processus prévu dans ce document, comme la nécessité d’attendre le feu vert de la BDL, de bloquer une somme en dollars équivalente à 15 % du montant de la commande pour laquelle les professionnels concernés souhaitent retirer des dollars ou de s’acquitter d’une commission de 0,5 % du montant demandé, n'ont pas été bien reçus par les secteurs concernés. Le syndicat des propriétaires de stations-service avait jugé que le dispositif mis en place par la BDL n’avait pas "modifié la situation". 

La mobilisation du secteur des carburants avait été annoncée une première fois pour fin août, avant que la ministre de l'Energie, Nada Boustani, ne puisse obtenir un sursis. Les stations-services avaient observé une journée de grève mi-septembre, qui avait été bien suivie, avant de déclarer une nouvelle journée de mobilisation, le 27 septembre, qui avait finalement été avortée. 

Dans le contexte de cette crise du change, le syndicat des cambistes a dénoncé "une attaque contre la réputation des agents de change ainsi que des poursuites lancées par plusieurs instances juridiques et sécuritaires en raison du changement des taux". Le syndicat a dans ce cadre annoncé envisager "un arrêt complet du travail dans le secteur et la fermeture des bureaux de change", si les responsables "continuent d'ignorer leur droit à exercer légalement leur activité". Le syndicat des cambistes avait déjà rejeté jeudi toute responsabilité dans les variations, ces derniers temps, du taux de change de la livre libanaise contre le dollar.

Par ailleurs, le président des syndicats des boulangeries a indiqué que les fours et boulangeries pourraient cesser le travail, en raison de la crise économique.



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Les syndicats des propriétaires de stations d'essence et des distributeurs de carburants libanais ont annoncé vendredi qu'ils allaient lancer "une grève ouverte" à partir du lundi 7 octobre "s'il n'y avait pas de développement positif" venant des autorités concernant leurs revendications. Cette menace d'une nouvelle escalade intervient alors que le secteur des carburants au Liban traverse...

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CHACUN TIRE DANS CE PAYS LE MATELAS VERS LUI. ILS SE FOUTENT DE L,INTERET GENERAL.

LA LIBRE EXPRESSION.

20 h 17, le 04 octobre 2019

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Commentaires (1)

  • CHACUN TIRE DANS CE PAYS LE MATELAS VERS LUI. ILS SE FOUTENT DE L,INTERET GENERAL.

    LA LIBRE EXPRESSION.

    20 h 17, le 04 octobre 2019

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