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À La Une - Liban

Chirac, un "fidèle ami" pour Aoun, "l'un des plus grands" de France pour Hariri

L'ancien président français a soutenu "le Liban dans les circonstances les plus difficiles" en s'imposant "au premier rang dans la défense de sa liberté, son indépendance et sa souveraineté", a rappelé le Premier ministre libanais.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri (d) et l'ancien président français Jacques Chirac le 21 avril 2005 à l'Élysée. AFP PHOTO PATRICK KOVARIK

Le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri ont rendu hommage jeudi à l'ancien président français Jacques Chirac, décédé dans la matinée, le premier le qualifiant de "fidèle ami", et le second d'un des "plus grands hommes" que la France ait connu et d'un "grand frère" pour la famille Hariri.

"Le Liban rend hommage à un fidèle ami qui a honnêtement œuvré au renforcement des relations pour les rendre spéciales", a écrit le chef de l’État libanais, dans un télégramme adressé à son homologue français Emmanuel Macron, selon le compte Twitter de la présidence libanaise.

"Aujourd'hui, l'un des plus grands hommes de France nous a quittés (...) Les Libanais et les Arabes ressentent de la douleur après la perte d'un homme qui a profondément marqué leur conscience pendant de nombreuses années", a souligné pour sa part Saad Hariri, dont Jacques Chirac était un ami proche de la famille. L'ancien président français "s'est tenu aux côtés du peuple palestinien et de ses justes causes" et il a soutenu "le Liban dans les circonstances les plus difficiles" en s'imposant "au premier rang dans la défense de sa liberté, son indépendance et sa souveraineté", a ajouté M. Hariri.

"Sur le plan personnel, la perte est aussi celle d'un ami cher (...) d'un grand frère de la famille (...) ayant été le frère spirituel de Rafic Hariri", ajouté le Premier ministre libanais, en allusion à la relation amicale qui liait Jacques Chirac à son père, qui fut également Premier ministre.


(Lire aussi  : Chirac et le Liban en quelques dates)


L'ancien Premier ministre libanais Fouad Siniora, membre du Courant du Futur de Saad Hariri, a lui aussi rendu hommage à Jacques Chirac.

M. Siniora a ainsi affirmé que "le Liban et le monde arabe ont perdu une importante personnalité française, européenne et internationale d'une grande stature, avec le décès de l'ancien président français Jacques Chirac (...)". "Il était une personnalité européenne amie et sincère qui a constamment défendu les causes arabes. De même lorsqu'il défendait le Liban, son indépendance et sa souveraineté, ses libertés et sa stabilité économique, financière et monétaire, ainsi que son modèle de vivre-ensemble", a ajouté M. Siniora.

Seul chef d'État occidental à se rendre aux obsèques de Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth en février 2005, l'ancien président français avait joué un rôle-clé dans la création du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d'enquêter sur cet assassinat et celui d'autres personnalités opposées au régime syrien.

Avant l'assassinat de Rafic Hariri, Jacques Chirac avait également œuvré pour l'adoption en 2004 de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, appelant au départ des troupes étrangères du Liban. Quelques mois plus tard, en avril 2005, l'armée syrienne s'était retirée au terme de 29 ans de présence militaire et de tutelle politique sur son petit voisin. Sur le plan économique, Jacques Chirac a parrainé deux conférences d'aide internationales au Liban baptisées "Paris II" et "Paris III", organisées dans la capitale française en 2002 et 2007 respectivement.

A son départ de l’Élysée en 2007, Jacques Chirac avait été hébergé dans un duplex à Paris, mis à sa disposition pendant plus de huit ans par la famille Hariri.


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commentaires (3)

UN GRAND AMI DU LIBAN.

RAISON OBLIGE A SOUTENIR L,OLJ MALGRE SA CENSURE

18 h 54, le 26 septembre 2019

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Commentaires (3)

  • UN GRAND AMI DU LIBAN.

    RAISON OBLIGE A SOUTENIR L,OLJ MALGRE SA CENSURE

    18 h 54, le 26 septembre 2019

  • Le dernier président français d'une France souveraine de ses décisions. Son refus de faire partie du complot contre l'Irak de Saddam en a fait un président français d'une époque à jamais révolue, depuis son adhésion à l'otan.

    FRIK-A-FRAK

    15 h 43, le 26 septembre 2019

  • Un grand homme, un grand ami du Liban est parti.. Qu’il repose en paix. Son expérience, sa sagesse , manqueront à la France.

    LeRougeEtLeNoir

    15 h 41, le 26 septembre 2019

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