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Liban - La mémoire des 90 ans

Chirac : « Nous aurions dû détruire les batteries syriennes »

Dans « L'Orient-Le Jour » du 19 septembre 1983

M. Jacques Chirac, président du RPR (opposition gaulliste), a critiqué vivement dimanche soir l'attitude de la France au Liban et au Tchad tandis que le ministre français de la Défense, M. Charles Hernu, proposait l'envoi de Casques bleus qui seraient « l'élément moteur » d'une solution au Liban.
Au Liban, la France « aurait dû exercer son droit de défense », a déclaré M. Chirac qui a affirmé sur les ondes de RTL : « Il est choquant que nous n'ayons pas répondu alors que nous avons eu 17 morts. La France n'avertit pas deux fois, elle avertit une fois et elle agit. » Le président du RPR a estimé qu'« au lieu d'effectuer des vols d'intimidation, nous aurions dû détruire les batteries syriennes » (...)
M. Chirac a ajouté qu'il fallait « immédiatement renégocier le mandat des troupes françaises au Liban. Répondre au coup par coup, saisir de nouveau le Conseil de sécurité, la CEE, la Ligue arabe. La France, selon lui, ne peut pas être le seul gendarme dans cette partie du monde. Elle devrait engager un effort pour que des contingents de paix soient envoyés par les pays arabes et par l'Onu au titre des Casques bleus ».
M. Chirac s'est élevé contre le fait que M. Lionel Jospin, premier secrétaire du PS, ait eu des contacts avec M. Walid Joumblatt, le leader druze, qui « aujourd'hui tire sur les forces françaises ».
Il s'est demandé si la politique étrangère de la France « était atlantiste ou tiers-mondiste, en faveur d'Israël ou proarabe, au Liban si elle était pour les Palestiniens ou les chrétiens, si la France était toujours l'intransigeant défenseur des droits de l'homme ou si elle était prête à passer l'éponge pour des raisons politiques ».
« Je vois mal la cohérence et la finalité de la diplomatie française », a-t-il conclu.


M. Jacques Chirac, président du RPR (opposition gaulliste), a critiqué vivement dimanche soir l'attitude de la France au Liban et au Tchad tandis que le ministre français de la Défense, M. Charles Hernu, proposait l'envoi de Casques bleus qui seraient « l'élément moteur » d'une solution au Liban.Au Liban, la France « aurait dû exercer son droit de défense », a déclaré M. Chirac...

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