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Trump laisse planer le doute sur un allègement des sanctions visant Téhéran

Iran/Etats-Unis

"Je pense que l'Iran a un énorme potentiel", martèle le président américain. 

OLJ/AFP
11/09/2019

Tournant ou simple ballon d'essai ? Le président américain Donald Trump n'a pas exclu mercredi un éventuel allègement des sanctions visant Téhéran afin d'ouvrir la voie à une rencontre avec son homologue iranien Hassan Rohani.

Friand de poignées de main historiques et toujours désireux de s'aventurer là où ses prédécesseurs ne sont jamais allés, comme en témoignent ses sommets avec le leader nord-coréen Kim Jong Un, le milliardaire républicain évoque régulièrement depuis début septembre un échange direct avec le président iranien. "Tout est possible", déclarait-il en début de semaine dernière, interrogé sur un éventuel tête-à-tête à New York, fin septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.


(Lire aussi : L'Iran pressé d'accélérer sa coopération avec l'AIEA)


Interrogé spécifiquement dans le Bureau ovale sur une levée partielle des sanctions, condition sine qua non posée par Téhéran pour envisager une rencontre au sommet, M. Trump s'est montré particulièrement évasif. "Nous verrons, nous verrons...", s'est il contenté de répondre.

"Je pense que l'Iran a un énorme potentiel", a-t-il martelé, réaffirmant qu'il ne cherchait pas "un changement de régime". "Nous espérons pouvoir aboutir à un accord. Si ce n'est pas possible, cela va aussi. Mais je pense qu'ils veulent aboutir, ils n'ont jamais été dans une telle position, a-t-il ajouté, évoquant "les énormes difficultés financières" de la République islamique.

Selon l'agence Bloomberg, M. Trump a ouvertement évoqué récemment, lors d'une réunion à la Maison Blanche, l'hypothèse d'un assouplissement des sanctions en échange d'un face-à-face avec Hassan Rohani. L'idée a été soutenue par le secrétaire eu Trésor Steven Mnuchin mais contestée avec force par son conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

Le départ spectaculaire de ce dernier, mardi, pourrait à cet égard contribuer à favoriser une rencontre longtemps impensable. "L'idée selon laquelle l'Iran recevrait des bénéfices économiques tangibles seulement pour cesser de faire ce qu'il n'aurait jamais dû faire, c'est exclu", affirmait-il fin août. Sa voix, désormais, ne compte plus dans la "West Wing".

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont exacerbées depuis le retrait de Washington en 2018 de l'accord international signé trois ans auparavant. Le texte, qui visait à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, était jugé trop laxiste par M. Trump.


(Lire aussi : Netanyahu accuse l'Iran d'avoir développé puis détruit un site nucléaire)



"Terrorisme économique"
Au-delà de l'expression très générique de "campagne de pression maximale", le locataire de la Maison Blanche semble désireux de faire bouger les lignes. Mais d'innombrables questions demeurent.

Hassan Rohani est-il prêt à une poignée de main qui l'exposerait aux critiques de l'aile dure du régime ? Quel serait le format d'une hypothétique rencontre ? Quel pourrait être le rôle du président français Emmanuel Macron qui a porté cette idée lors du G7 de Biarritz ?

Après la présentation de l'initiative française visant à permettre une ouverture après des mois d'escalade, M. Rohani avait appelé les Etats-Unis à "faire le premier pas".

Par la voix de son représentant à l'ONU, l'Iran a une nouvelle fois rejeté mercredi l'idée d'une rencontre entre les deux dirigeants des pays ennemis sans une levée des sanctions.

"Tant que le terrorisme économique du gouvernement américain et les cruelles sanctions sont imposés au peuple iranien, il n'y a pas de place pour des négociations", a affirmé Majid Takht-Ravanchi.

Les récents propos de M. Trump marquent une inflexion par rapport à la position intransigeante de plusieurs membres de son équipe, réaffirmée après l'annonce d'une proposition de médiation française.

Près de 40 ans après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays dans la foulée de la Révolution islamique et de la prise d'otages à l'ambassade américaine à Téhéran, le milliardaire républicain semble véritablement tenté par l'idée d'organiser une rencontre au plus haut niveau.

Ce faisant, il irait plus loin que son prédécesseur démocrate Barack Obama qui, en septembre 2013, avait franchi un cap longtemps inimaginable: une conversation téléphonique avec Hassan Rohani.



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LA VERITE

l' Amerique peut se passer de l'Iran mais l'Iran peut il se passer du monde?

( les sanctions ne sont pas seulement americaines mais mondiales a cause des risques de boycottage par les USA des societes internationales qui auront un contact quelconque avec l'Iran )

Trump aimerait pouvoir resoudre un des conflit ( Coree du Nord, Israel/Palestine, accord Iran /Europe, USA -Afghanistan; economie avec la Chine ) pour montrer que sa solution est la bonne et pas celle qu'a suivi Obama ou d'autres avant lui

une seule suffira pour le faire reelire alors vaux mieux les essayer tous et en reussir un au moins

La politique de Trump est tres originale mais il faut avouer qu'il a reussi a bouger le monde et a changer la methode de gestion des Etats U nis et surtout a rendre l'economie des USA nettement meilleure avec la diminution des taxes et du chomage chez toutes categories des Americains cad incluant les noirs et les mexicains d'origine et cela malgre toutes les critiques journalieres des medias Americains et mondiaux

On ne peut pas en dire autant d'un quelconque autre pays developpe au monde et surement pas en Europe

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

QUI SE DECULOTTERA LE PREMIER ? LA PARTIE EST RUDE ET L,ENJEU VAUT BIEN DE DECULOTTAGES ! LA LOGIQUE DIT LE PLUS FAIBLE, EN L,OCCURENCE LES AYATOLLAHS...

HABIBI FRANCAIS

Trump va finir son mandat comme OBAMA...la politique etrangere de l acollade juste pour la photo,avec tous les dictateurs de la planete....vraiment pathetique ....le monde aurait besoin d hommes comme Churchill ou John Mc Cain a la maison blanche...John Bolton lui est bien vivant et devrait se presenter comme candidat a la presidence.

BOSS QUI BOSSE

La question n'est pas que le clown déséquilibré mental américain veuille rencontrer son homologue iranien sans conditions , la question se trouve là où si les résistants iraniens, NOUVELLE PUISSANCE RÉGIONALE VEUILLENT BIEN LE RENCONTRER ,EUX, SANS CONDITIONS .

Je conseille au héros président Rohani de ne surtout pas lui donner la main, le clown pourrait lui inoculer quelques produits toxiques , tellement ce groupe est maléfique.

À DECULOTTAGE , DECULOTTAGE ET DEMI , WOU NOSS .

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