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This is America

La « Pelouse » est plus verte au National Building Museum

Envies d’été, de gazon et de paresse en pleine ville ? Direction le National Building Museum à Washington et la « 2019 Summer Block Party Installation » baptisée « Lawn » .

« Lawn » au National Building Museum, une installation qui respire l’été. Photo Thimotty Schreck, tirée du site du National Building Museum

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas à l’extérieur, dans les jardins du musée, que les organisateurs ont étalé leur tapis vert pour les visiteurs, mais entre les murs impressionnants de l’édifice, entre ses immenses colonnes et l’architecture Renaissance du National Building Museum à Washington. Et, plus précisément, dans son spectaculaire cœur transformé en une vaste pelouse où l’on retrouve tout ce qui peut contribuer à un moment de pure détente en plein air : des chaises longues, une vingtaine de hamacs et un espace où l’on peut jouer au croquet, aux boules, aux billes ou encore s’exercer au yoga. En découvrant cet univers, on ne peut pas dire que l’herbe est plus verte ailleurs, tant elle fleure la fraîcheur et la nature, qu’il fasse beau ou non dehors.

Cette pelouse a pourtant été complètement reconstituée en laboratoire à partir d’une canne à sucre de culture durable et de grains de soja, pour rester le plus près de Mère Nature. Dans cet esprit, aucun détail n’a été oublié afin d’animer cet ensemble avec tout ce qui contribue au plaisir du délassement à ciel ouvert.


Chasse aux lucioles, hamacs et cricris
Au fond de l’espace, un grand mur peint laisse lentement passer des nuages blancs sur fond bleu alors qu’un logiciel de réalité virtuelle permet aux jeunes et moins jeunes visiteurs d’aller à la chasse aux lucioles, de les attraper puis de les laisser à nouveau prendre leur envol. Quant à ceux qui préfèrent se détendre dans des hamacs, ils pourront mieux rêvasser, bercés par des récits de songes d’été, murmurés à leurs oreilles grâce à un système électro-acoustique invisible, par d’illustres voix. En effet, se sont prêtées à ces confidences ludiques une vingtaine de célébrités du monde du spectacle, de l’architecture, de l’art culinaire, du sport et des médias, notamment Bette Midler, Venus Williams, Whoopi Goldberg, Sophia Ann Caruso et la toque blanche Jose Andress. Qui n’a pas un jour souhaité faire le vide et se laisser doucement balancer, suspendu entre ciel et terre et deux arbres, la moiteur, la chaleur étouffante et les moustiques en moins…

Dans cet air purifié, résonnent les chants des criquets, le bourdonnement des abeilles et au loin le ronronnement d’une tondeuse, les aboiements d’un chien, les rebonds d’une balle et le roulement de skaters. Dans cet univers verdoyant, on peut aussi se dégourdir les jambes, le long d’une douce pente. Au centre, une piscine-fontaine circulaire fait miroiter son eau bleue par un savant jeu de miroirs. Dans l’air, se meut avec lenteur sur un feuillage brillant dont on a peine à croire qu’il est artificiel. Une journée au parc que l’on peut prolonger par des « Pelouses nocturnes », en musique, ou avec des projections de films de la même veine et des dégustations de spécialités en mode pique-nique.



Toute l’iconographie estivale
Pour la réalisation de cette installation de grande envergure, qui dure jusqu’au 2 septembre prochain, le National Building Museum a fait appel à The LAB at Rockwell Group. Basé à New York, ce studio de design expérimental s’intéresse aux nouveaux moyens de créer des environnements qui ont quelque chose à dire et font appel aux sens, en utilisant, souvent, une variété de technologies, notamment des graphiques animés et la réalité virtuelle. Puisant à la fois dans l’ancien et le nouveau, le public et le privé, cette « Pelouse » a façonné un espace commun qui ré-imagine l’iconographie estivale. Point important : tous les matériaux employés, sans exception, sont recyclables.

David Rockwell, fondateur de ce groupe, en donne sa vision : « Le concept de la “Pelouse” est un fascinant exemple de typologie, à cheval entre l’espace public et l’espace privé. Que ce soit son propre jardin ou l’herbe pour tous, une pelouse rapproche les gens et favorise un sens communautaire. À partir de là, notre but était d’en créer une en intérieur, permettant ainsi de partager des souvenirs et des rêves en plein jour, tout en respectant les grandes traditions de l’été. » Une vision que cultive le National Building Museum, créé en 1980, établi dans un bâtiment achevé en 1887 dans un pur et flamboyant style Renaissance, et qui a toujours accompagné les innovations en matière de construction et d’architecture, en corrélation avec le mode de vie moderne. L’environnement et les loisirs en étant des éléments incontournables, le musée les a déjà revisités à travers de spectaculaires et géantes installations, tenant de la high-tech, et qui sont de véritables pans de la nature, où le public peut s’immerger comme dans la réalité.

Cette « Pelouse » s’inscrit dans une continuité. Au cours des dernières années, ont été proposés, en intérieur, une plage au bord d’un océan, un gigantesque iceberg et un labyrinthe où il faisait bon se perdre.Toujours avec le même succès.



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