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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Trêve au Liban : Salam salue « l'important » engagement des États-Unis ; Fadlallah fustige les « fausses promesses » américaines

« Il ne faut pas lier le destin du pays aux intérêts de l’administration américaine », a encore fustigé le député du Hezbollah.

Trêve au Liban : Salam salue « l'important » engagement des États-Unis ; Fadlallah fustige les « fausses promesses » américaines

Le Premier ministre Nawaf Salam, lors de son entretien avec « L’Orient-Le Jour » au Grand Sérail, le 14 septembre 2025. Photo d'archives Mohammad Yassine / L’Orient-Le Jour

Alors que le Premier ministre, Nawaf Salam, a vanté mardi l'« important » engagement américain concernant la consolidation du cessez-le-feu au Liban, le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a fustigé pour sa part les « fausses promesses » américaines, et estimé que l'État n'avait « d’autre choix que de refuser de reprendre ces négociations humiliantes ».

Cet échange indirect intervient quatre jours après la prolongation, pour une durée de 45 jours, de l’accord de trêve du 17 avril entre le Liban et Israël, parrainé par les États-Unis, alors qu’Israël poursuit son invasion du Liban-Sud sur fond de combats avec le Hezbollah, tout en continuant ses frappes.

« Consolidation du cessez-le-feu »

Dans un entretien au média libanais Asas, Nawaf Salam s'est félicité du fait qu’il existait un « engagement américain plus important qu’auparavant dans les efforts de consolidation du cessez-le-feu » conclu entre le Liban et Israël. Concernant la question d’une éventuelle réciprocité des mesures sécuritaires — retrait israélien du Sud du Liban contre déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées — Nawaf Salam a affirmé que « cette idée est sur la table mais n’est pas encore finalisée », laissant entendre que les discussions pourraient évoluer dans ce sens.

De son côté, Hassan Fadlallah a estimé, lors d’une conférence de presse tenue au Parlement, que la poursuite des bombardements israéliens au Liban avait « conduit à la déception de ceux qui misaient sur l’administration américaine et ses fausses promesses », selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). « Il ne faut pas lier le destin du pays aux intérêts de l’administration américaine ni offrir des cadeaux gratuits au président américain (Donald Trump) dans le but de le satisfaire au détriment des intérêts du Liban », a-t-il encore lancé. « Miser sur l’administration américaine s’est révélé être un échec dans les expériences précédentes à travers le monde : elle abandonne rapidement ceux qui misent sur elle », a-t-il encore estimé.

Le député du Hezbollah a également dit que « si les Américains et les Israéliens parlent de former une force armée collaboratrice sur le modèle de l’Armée du Liban libre (ALS) de 1978 et de l’Armée du Liban-Sud de 1984, nous y ferons face comme nous faisons face à l’ennemi. » Le Hezbollah a déjà à plusieurs reprises ces dernières semaines fait allusion aux milices supplétives d'Israël au Liban, ayant fait suite à ses invasions de 1978 et 1982, en pleine guerre civile libanaise (1975-1990), pour vilipender toute tentative de coopération avec Israël. De nouvelles négociations entre le Liban et Israël sont attendues le 29 mai prochain, concernant le volet sécuritaire et militaire. Washington et Israël souhaitent mettre en œuvre conjointement avec l’armée libanaise un plan de désarmement du Hezbollah.

Enfin, le député du parti-milice a estimé que « l’hostilité envers l’entité sioniste (Israël, Ndlr) constitue un pacte national entre les Libanais », et que « ceux qui promeuvent une remise en cause de ce principe national constituent une minorité dont la voix médiatique, rémunérée et tonitruante est sans rapport avec la réalité ».

Le Liban et Israël ont conclu une trêve sous médiation américaine, prolongée à deux reprises depuis le 17 avril, avec l’objectif de mettre durablement un terme à la guerre qui a repris le 2 mars entre le Hezbollah et l’État hébreu, et de désarmer le mouvement chiite. Ce dernier a rejeté la démarche des autorités libanaises, tout comme les négociations directes avec Tel-Aviv. Lors des premières négociations directes entre les deux pays sous l’égide américaine, la trêve a été étendue la semaine dernière de 45 jours, mais elle n’est toujours pas respectée sur le terrain ni par Tel-Aviv ni par le Hezbollah, qui continuent de bombarder de part et d’autre de la Ligne bleue, tandis que l’armée israélienne occupe une « zone tampon » d'environ 600 km2 dans le sud du Liban. Plus de 3000 personnes ont été tuées par Israël depuis le 2 mars au Liban.

Alors que le Premier ministre, Nawaf Salam, a vanté mardi l'« important » engagement américain concernant la consolidation du cessez-le-feu au Liban, le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a fustigé pour sa part les « fausses promesses » américaines, et estimé que l'État n'avait « d’autre choix que de refuser de reprendre ces négociations humiliantes ».Cet échange indirect intervient quatre jours après la prolongation, pour une durée de 45 jours, de l’accord de trêve du 17 avril entre le Liban et Israël, parrainé par les États-Unis, alors qu’Israël poursuit son invasion du Liban-Sud sur fond de combats avec le Hezbollah, tout en continuant ses frappes. « Consolidation du cessez-le-feu »Dans un entretien au média libanais Asas, Nawaf Salam s'est félicité du fait qu’il existait un «...