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Culture

L’Arab Art Fair, ou l’art par tous et pour tous

Événement La première foire d’art du Levant aux prix accessibles se tient ce week-end à l’hôtel Monroe, à Beyrouth.
13/07/2019

Farhat Farhat, fondateur de la première foire d’art du Levant qui se tient ce week-end à Beyrouth, voudrait que l’Arab Art Fair provoque une « révolution dans le monde de l’art arabe ». « Cette foire est une première, explique-t-il. Près de 75 % des œuvres présentées sont vendues entre 1 et 500 dollars, du jamais-vu pour une foire de l’art dans la région. Les artistes indépendants et non affiliés à des galeries d’art seront privilégiés afin de les aider à promouvoir leur carrière. » Ainsi, la foire est centrée sur l’idée de démocratiser l’accès à l’art, aussi bien du côté de l’artiste que de l’acheteur. L’art, peu importe sous quelle forme, ne doit pas appartenir à une seule classe sociale. « Vous ne pensez pas que la lecture devrait être réduite à une seule classe, n’est-ce pas ? C’est la même chose pour l’art », ironise Farhat Farhat.

Sur les 117 candidatures reçues, les organisateurs ont sélectionné 52 artistes issus de 8 pays différents. Parmi les artistes exposés : Suheil Baddour, Diana Hourani, Ramzi Kayello, Fatma al-Nuaimi, mais aussi Adel Kodeih, Élias Deeb, Fadel Ziadeh, Joseph Matar, Nizar Daher et Samir Abi Rached. Des noms syriens, palestiniens, libanais ou encore qataris, plus ou moins connus, sont à l’affiche de l’exposition qui se tient jusqu’à dimanche soir à l’hôtel Monroe, Minet el-Hosn. Si la peinture et la sculpture sont majoritairement à l’honneur, on y trouve également de la calligraphie ainsi que de la photographie.

En plus de présenter des œuvres et de les proposer à la vente, le but de cette foire est aussi de créer une réelle réflexion autour de l’art. Ainsi, des conférences seront organisées tout au long du week-end et s’animeront autour de trois thèmes différents : « L’art et les pays », « L’art et le marché » et « L’art et la fortune».

« La première conférence interroge la possibilité pour l’art et la créativité de jouer un rôle positif dans d’éventuels changements politiques au Moyen-Orient », explique Farhat Farhat. « La deuxième table ronde présentera la manière dont un artiste peut approcher une galerie, attirer des clients, donner de la valeur ajoutée à son travail, donner le bon prix à son œuvre, etc. » Celle-ci se déroulera en présence d’artistes confirmés et s’inscrit dans l’optique d’aider les plus jeunes artistes à lancer leur carrière. La troisième conférence conclut le week-end en questionnant la place de l’art dans la société, en interrogeant l’élitisme de l’art, rejoignant ainsi le thème global de la foire...

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