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Plus de 75% des Libanais accepteraient une femme aux plus hautes fonctions de l’État

Rapport

25% des Libanais affirment avoir déjà pensé à émigrer, contre 40% en 2013, selon un sondage conduit dans 11 pays de la région sur plusieurs thèmes et commandé par la BBC.

OLJ
24/06/2019

Les trois-quarts des Libanais se disent prêts à accepter une femmes aux plus hautes fonctions du pays, selon une étude commissionnée par BBC News Arabic et conduite par le réseau Arab Barometer, qui a interrogé plus de 25 000 personnes dans 11 pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA) sur plusieurs thèmes politiques, économiques et sociétaux.

Au Liban, 2400 Libanais de plus de 18 ans formant un échantillon représentatif ont été interrogés entre le 21 septembre et le 19 octobre 2018.

Selon les résultats de ce vaste sondage, publié par la BBC, 76% des Libanais se déclarent prêts à accepter qu'une femme devienne président ou Premier ministre de leur pays. C'est le chiffre le plus élevé enregistré dans les pays de la région sur cette question. Dans la quasi-majorité des pays de la MENA, le chiffre dépasse les 50%, à l'exception de l'Algérie.

Le gouvernement libanais compte quatre femmes ministres, dont Raya el-Hassan au ministère de l'Intérieur, une première dans le monde arabe. Le Parlement libanais compte six femmes députés.

Cependant, 50% des Libanais interrogés estiment que les maris doivent avoir le dernier mot sur les décisions familiales. Une tendance qui se retrouve sur les chiffres globaux qui montrent également que les femmes partagent majoritairement cet opinion.



(Lire aussi : Lina Abi Rafeh : Le Liban est parmi les dix pires pays au monde pour les femmes)



Émigration
A la question : "Certaines personnes décident de quitter leur pays pour vivre ailleurs. Avez-vous déjà pensé à émigrer ?", 25% des Libanais ont répondu oui. Selon les résultats d'Arab Barometer basé à l'Université de Princeton, aux États-Unis, qui a mené ce sondage pour la cinquième année consécutive, ce chiffre a quasiment diminué de moitié en cinq ans. En 2013, 40% des Libanais interrogés avaient répondu oui à cette question. Sur les 25% des Libanais souhaitant émigrer, 39% d'entre eux voudraient s'installer en Amérique du Nord, 38% en Europe, 11% dans les pays du Golfe, et 4% dans la zone MENA. 11% des Libanais envisageant de quitter leur pays ont cité d'autres destinations.

Comme au Liban, le nombre de personnes interrogées souhaitant émigrer est en baisse au Yémen, au Soudan, en Algérie et dans les Territoires palestiniens, même si le chiffre global dans l'ensemble de la région MENA est en hausse, comme en Egypte, en Tunisie, en Libye, au Maroc, en Irak et en Jordanie.



(Lire aussi : L’Université Saint-Joseph dresse un bilan... pas très rose)



L'homosexualité pas acceptée
Les sondés ont également été interrogés sur leur acceptation du divorce, du mariage des mineurs, de l'avortement, de l'homosexualité ou du suicide. Seuls 6% des Libanais interrogés disent accepter l'homosexualité, alors qu'en Algérie et au Maroc, les chiffres montent respectivement à 26% et 21%.

Par ailleurs, seuls 8% des Libanais déclarer accepter le crime d'honneur, alors que le chiffre monte à 27% en Algérie, à 25% au Maroc et 21% en Jordanie. La BBC n'a pas communiqué les chiffres pour le divorce, l'avortement ou encore le mariage des mineurs.


Israël, la principale menace

A la question : "Quel pays constitue la principale menace à la stabilité de votre pays ?", 79% des Libanais ont répondu Israël. L'Iran, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, également cités dans cet ordre, ne dépassent pas les 10%. A titre de comparaison, 63% des personnes interrogées dans les Territoires palestiniens ont estimé qu'Israël constituait la principale menace.

Selon les résultats d'Arab Barometer, Israël est désigné comme la principale menace par l'ensemble des sondés dans la zone MENA. Les Etats-Unis et l'Iran complètent le podium.


Erdogan populaire dans la région
Interrogés au sujet du président américain Donald Trump, du président russe Vladimir Poutine et du président turc Recep Tayyip Erdogan, 40% des personnes interrogées au Liban ont dit avoir une opinion positive de M. Poutine. M. Erdogan suit avec 30% et M. Trump est relégué loin derrière avec 13% d'opinion favorable.

Le Libye et l’Égypte ont le même trio de tête, mais les résultats compilés sur l'ensemble des sondés de la région donnent le président turc très largement en tête avec 51% d'opinions positives, devant le président russe avec 28% et le président américain avec 12%.


Par ailleurs, 13% des sondés dans l'ensemble des pays de la MENA ont déclaré ne pas être religieux. Ils étaient 8% en 2013. En Tunisie et en Libye, le chiffre a plus que doublé. Au Liban, ce chiffre est resté quasiment stable depuis 2013. La proportion de personnes se disant non-religieux est passé de 13 à 14%.



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