La ministre d’État pour le Développement administratif, May Chidiac. Photo ANI
La ministre d’État pour le Développement administratif (Omsar), May Chidiac (affiliée aux FL), a annoncé hier suspendre toutes les embauches et nominations ayant eu lieu après la date du 21 août 2017 au sein du ministère qu’elle dirige depuis février 2019. Ces recrutements ont été effectués après l’entrée en vigueur de la loi n° 46 officialisant la hausse de la grille des salaires de la fonction publique. Or, l’article 21 de ce texte imposait un gel des recrutements pendant deux ans, sauf besoins exceptionnels devant être dûment explicités et motivés.
La décision de Mme Chidiac fait suite à celle publiée quelques heures plus tôt par la Cour des comptes engageant des poursuites en raison de recrutements illégaux effectués après le 21 août 2017, à l’encontre (des responsables au sein) de l’Omsar (9 recrutements), de la direction générale de la formation professionnelle et technique (26 recrutements) et de la direction générale de l’enseignement supérieur (7 recrutements). La Cour des comptes a annoncé qu’elle publiera d’autres décisions prochainement concernant ce même dossier.
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« C’est une décision de justice, logique, qui doit être appliquée. Et j’appelle tous mes collègues au gouvernement à appliquer la loi et revenir sur les recrutements effectués après le 21 août 2017 recensés par l’Inspection centrale », a déclaré à L’Orient-Le Jour May Chidiac. La ministre précise toutefois que « sept employés et non neuf sont concernés par (sa) décision, puisqu’une employée a déjà démissionné et que deux autres avaient été recrutés début août 2017, soit quelques semaines avant l’entrée en vigueur de la loi n° 46 ». Mme Chidiac a également annoncé, dans un communiqué, suspendre les versements de toutes les compensations financières liées à ces embauches.
Près de 5 000 postes ont été créés depuis août 2017 dans les différents administrations, collectivités ou établissements publics, selon un rapport de l’Inspection centrale ayant également servi de base à une enquête de la commission parlementaire des Finances et du Budget à ce sujet. La commission avait ensuite saisi la Cour des comptes. Le projet de budget de 2019, actuellement examiné par cette même commission, prévoit une nouvelle disposition gelant pendant trois ans les recrutements dans la fonction publique.
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16 h 40, le 22 juin 2019