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Commémoration

Il y a 12 ans, le 14 Mars perdait Walid Eido dans un attentat

Walid Eido. Photo d’archives L’OLJ

Les milieux du 14 Mars, et plus particulièrement ceux du courant du Futur, ont célébré avant-hier le 12e anniversaire de l’assassinat du député de Beyrouth Walid Eido. Cet ancien magistrat avait péri le 13 juin 2007 dans un attentat à la voiture piégée. Il était l’une des figures politiques visées par une série d’attentats ayant suivi l’assassinat de Rafic Hariri, le 14 février 2005.

« Walid Eido a été assassiné durant la période où les forces du 14 Mars étaient visées par les attentats. Il faisait partie des grands noms du 14 Mars car il s’exprimait en toute franchise sur les relations avec le Hezbollah ou le régime syrien », rappelle l’ancien député et membre du bureau politique du courant du Futur Moustapha Allouche.

L’ancien député déplore par ailleurs le fait que l’enquête n’ait pas réussi à déterminer l’identité des auteurs de l’attentat qui a coûté la vie à Walid Eido. « Sur le plan légal, rien ne nous permet de désigner des responsables, mais le cadre dans lequel cet attentat est survenu porte à croire que c’est le camp du Hezbollah et de la moumanaa qui en est à l’origine », confie M. Allouche à L’Orient-Le Jour. « Walid Eido était un des grands leaders de la révolution du Cèdre. Il avait des positions tranchées concernant ceux qui ont assassiné Rafic Hariri et qui ont fait du mal au Liban », souligne-t-il.


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Pour l’ancien ministre Nabil de Freige, qui a côtoyé Walid Eido de près, ce dernier était « un homme qui gagnait à être connu ». « Vu sa formation de juriste, c’était un excellent parlementaire et il était doté d’un jugement très professionnel, se souvient-il. C’était un des députés de Beyrouth les plus appréciés. Il est également celui qui a le plus travaillé pour le bien de la capitale. »

« Walid Eido avait un sens de l’humour très développé, même quand il parlait de sujets sérieux », révèle M. de Freige, qui n’hésite pas à rapporter une anecdote à propos du défunt : « Nous avions rendu visite une fois à l’ancien patriarche maronite Nasrallah Sfeir. Comme la mère de Walid Eido était maronite, le patriarche, qui ne manquait pas d’humour non plus, lui avait lancé : “On voit bien que tu sors du lot parce que ta mère est maronite !” »



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