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À La Une - tensions

Nucléaire iranien : "le rythme de production d'uranium enrichi est en augmentation", s'inquiète l'AIEA

La tonalité du discours de Yukiya Amano différait de ses déclarations du passé sur le sujet, car il n'a pas dit que Téhéran respectait ses engagements sur le nucléaire en vertu de l'accord de 2015.

Le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne. AFP/Joe Klamar

L'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) s'est dite lundi "inquiète de l'augmentation des tensions" autour du programme nucléaire iranien, après l'annonce le mois dernier par Téhéran qu'il ne respecterait plus certaines des restrictions imposées par l'accord de 2015, son directeur général évoquant une "augmentation du rythme de production d'uranium enrichi".

"J'espère qu'on pourra trouver une façon de réduire les tensions par le dialogue", a déclaré dans un discours Yukiya Amano, à l'ouverture de la réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs de cette agence de l'ONU basée à Vienne.

Mais la tonalité de son discours de lundi différait de ses déclarations du passé sur le sujet, car il n'a pas dit que l'Iran respectait ses engagements sur le nucléaire en vertu de l'accord de 2015. A cause des déclarations iraniennes du 8 mai, "il est inapproprié pour moi de dire que tout se passe comme d'habitude", a-t-il ensuite expliqué à des journalistes.

Le 8 mai, l'Iran avait annoncé qu'après l'annonce de nouvelles sanctions américaines, il ne se sentait plus tenu par certaines des restrictions imposées par cet accord, notamment concernant ses stocks d'eau lourde et d'uranium enrichi. Le président américain Donald Trump avait annoncé un an plus tôt que son pays se retirait unilatéralement de l'accord et avait ensuite introduit des sanctions à l'encontre de la république islamique.

Le patron de l'AIEA a estimé devant la presse que l'accord était "sous tension" et confirmé que "le rythme de production (d'uranium enrichi) est en augmentation", sans pouvoir donner de chiffre précis.

L'Iran a prévenu que, si les autres pays signataires de l'accord ne se dépêchaient pas de chercher des moyens de minimiser l'effet des sanctions américaines, début juillet il cesserait également de respecter les restrictions concernant le niveau d'enrichissement de son uranium ainsi que d'éventuelles modifications de son réacteur à eau lourde d'Arak.
Il y a deux semaines, le dernier rapport d'inspection de l'AIEA notait que les stocks d'uranium et d'eau lourde de l'Iran avaient augmenté mais restaient à ce stade dans les limites fixées par l'accord.

"Comme je l'ai constamment souligné, les engagements pris par l'Iran dans l'accord de 2015 sont une avancée significative pour la vérification nucléaire" et il est donc "essentiel" que l'Iran continue à les respecter, a encore déclaré M. Amano.



(Lire aussi : Téhéran refuse d’engager de nouvelles discussions internationales)



L'accord sur le programme nucléaire iranien de 2015 a été ratifié par l'Iran et six autres pays (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne). Aux termes de ce texte, l'Iran avait accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire, afin de garantir qu'il ne cherche pas à se doter de l'arme atomique, en échange de la levée d'une partie des sanctions économiques internationales asphyxiant son économie.

Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas était lundi à Téhéran où il a exhorté l'Iran à respecter l'accord. Son homologue iranien Mohammad Javad Zarif a assuré vouloir "conserver" l'accord et "faire cesser les tensions" dans la région. Mais il a aussi dénoncé la "guerre économique" menée par les Etats-Unis contre son pays et affirmé que ceux qui l'ont lancée ne peuvent s'attendre à "rester en sécurité".

Les tensions se sont aggravées ces dernières semaines entre Téhéran et Washington. Les Etats-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, en réponse à ce qu'ils ont qualifié de menaces provenant d'Iran.



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L'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) s'est dite lundi "inquiète de l'augmentation des tensions" autour du programme nucléaire iranien, après l'annonce le mois dernier par Téhéran qu'il ne respecterait plus certaines des restrictions imposées par l'accord de 2015, son directeur général évoquant une "augmentation du rythme de production d'uranium enrichi"....

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BRAVER LA VOLONTE INTERNATIONALE VA COUTER CHER AUX AYATOLLAHS. DEJA LES EUROPEENS LEUR DEMANDENT DE RENEGOCIER L,ACCORD NUCLEAIRE PRENANT LA PARTIE DE TRUMP. S,ILS VIENNENT A LA TABLE DU DIALOGUE LE PLUS TOT ILS SAUVERONT LEUR PAYS DE TROP D,INUTILES DEGATS.

LA LIBRE EXPRESSION DEFIE LA CENSURE

17 h 29, le 10 juin 2019

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Commentaires (1)

  • BRAVER LA VOLONTE INTERNATIONALE VA COUTER CHER AUX AYATOLLAHS. DEJA LES EUROPEENS LEUR DEMANDENT DE RENEGOCIER L,ACCORD NUCLEAIRE PRENANT LA PARTIE DE TRUMP. S,ILS VIENNENT A LA TABLE DU DIALOGUE LE PLUS TOT ILS SAUVERONT LEUR PAYS DE TROP D,INUTILES DEGATS.

    LA LIBRE EXPRESSION DEFIE LA CENSURE

    17 h 29, le 10 juin 2019

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