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Ferrari adopte les technologies propres

Nouveauté / Environnement

La firme au cheval cabré a dévoilé fin mai la SF90 Stradale, premier étalon de série hybride rechargeable promis à engendrer des poulains chez le constructeur.

J.M. | OLJ
08/06/2019

Avec la toute nouvelle Ferrari SF90 Stradale hybride rechargeable, officiellement dévoilée le 29 mai dernier à Maranello, la firme au cheval cabré se lance résolument dans les technologies propres du futur. « En entrant sur ce nouveau segment, je suis sûr que nous allons attirer de nouveaux clients », a commenté Louis Camilleri, PDG de la société italienne pour qui « la SF90 Stradale est la parfaite démonstration de la capacité de Ferrari à transférer immédiatement les connaissances et les compétences acquises en compétition à ses voitures de série ».

Ce procédé d’hybridation sera, de toute évidence, adapté aux prochaines productions de la marque. Dans un récent entretien au magazine spécialisé britannique Auto Express, Michael Leiters, directeur de la technologie chez Ferrari, a déclaré qu’il serait « très facile » d’adapter le système du tout nouveau modèle SF90 Stradale sur les futures fabrications du constructeur. « Il y aura d’autres modèles hybrides, mais avec des caractéristiques spécifiques », a assuré M. Leiters. Ainsi, Ferrari prévoit de lancer cinq nouveaux véhicules d’ici à la fin de l’année et quinze nouveautés d’ici à 2022, dont 60 % seront hybrides.

La Ferrari SF90 Stradale hybride rechargeable est un coupé sport biplace. Son nom fait référence aux 90 ans de la Scuderia Ferrari (SF), fondée en 1929, ainsi qu’au sigle de la monoplace de la saison 2019 du championnat du monde de F1 (SF901). Elle sera commercialisée dans les six mois à venir et constitue le premier modèle de grande série hybride du « cavallino rampante ». Hormis la supercar LaFerrari – non rechargeable et que la SF90 Stradale remplace –, limitée à 499 exemplaires, dont le moteur électrique n’a qu’une fonction tonifiante. Dans l’immédiat, aucun prix n’a été divulgué pour cette nouvelle supercar ni même de date de livraison précise. Mais gageons du moins qu’elle se positionnera dans la fourchette de la LaFerrari, dont elle est l’héritière. Le fabricant italien précise en outre que, pour la première fois sur une Ferrari, les clients pourront choisir entre la voiture standard et une version avec des caractéristiques plus sportives.

D’une longueur de 4,71 m pour une largeur de 1,97 m et une hauteur de 1,18 m, la carrosserie du véhicule est assemblée autour d’un nouveau châssis en aluminium et fibre de carbone. Dans la cabine, l’instrumentation est entièrement digitale et l’écran de 16 pouces incurvé, incluant la navigation, est combiné à un affichage tête haute sur le pare-brise.



(Lire aussi : La voiture électrique ou hybride : comment ça marche…)



Aussi rapide qu’une… Chiron
Côté motorisation, la Ferrari SF90 Stradale est propulsée par un bloc V8 à 90° en position longitudinale centrale arrière de 4.0 litres biturbo à 32 soupapes et injection d’essence directe. Il développe 780 ch à 7 500 tr/min et génère 800 Nm de couple à 6 000 tr/min. Ce moteur thermique est raccordé à trois moteurs électriques, deux à l’avant et un à l’arrière, fournissant 162 kW (220 ch) pour une puissance cumulée de 1 000 ch (735 kW). Quant au couple optimal cumulé, il est de 900 Nm. La boîte de vitesses, séquentielle robotisée à 8 rapports et double embrayage, possède une particularité : elle ne prodigue pas de marche arrière. Cette dernière est exécutée par les moteurs électriques placés sur les roues avant.

Ces deux moteurs avant sont les seuls à entraîner la voiture en mode eDrive (traction 100 % électrique). Le troisième électromoteur est un générateur de type MGU-K (Motor Generator Unit-Kinetic) qui convertit l’énergie cinétique en puissance. Il est placé entre le V8 et la boîte de vitesses à hauteur de l’essieu arrière. Ainsi, la SF90 Stradale peut donc circuler en simple traction (électrique) ou en quatre roues motrices – en utilisant sa propulsion thermique associée à la traction électrique des deux moteurs avant.

La Ferrari SF90 Stradale atteint une vitesse maximale de 340 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes. Aussi vite que la Bugatti Chiron qui a, elle, un rendement de 1 500 ch ! Le 0 à 200 km/h se fait quant à lui en 6,7 secondes, soit plus rapide qu’une LaFerrari (6,9 secondes). Pour leur part, les moteurs électriques autorisent une conduite non conventionnelle jusqu’à 135 km/h. Mais l’autonomie de la batterie est extrêmement limitée : seulement 25 km.

Reste que cette voiture est la Ferrari de route la plus puissante jamais produite et à savoir si le cheval cabré osera, un jour, proposer un modèle 100 % électrique...



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