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Les voitures électriques et hybrides font leur show à Beyrouth - Histoire

Le véhicule électrique ? Déjà au XIXe siècle !

Deux voitures électriques des Postes parisiennes, livrées le 16 octobre 1904. Photo Jean Beau/photo sous licence creative commons

Le concept du véhicule électrique n’est pas récent. En réalité, il remonte… au XIXe siècle ! Bien avant la naissance de l’automobile telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ainsi, divers prototypes ont été conçus lors de ce siècle de la révolution industrielle : en 1834, le premier véhicule électrique – un train miniature – est construit par Thomas Davenport, un forgeron et inventeur américain. L’année suivante, en 1835, le professeur néerlandais de chimie et de technologie, Sibrandus Stratingh, met lui aussi au point une voiture électrique expérimentale, à échelle réduite toutefois.

Mais ce n’est que bien plus tard que la voiture électrique connaîtra son essor. En 1865, le physicien et inventeur français Gaston Planté améliore le fonctionnement des batteries. Néanmoins, il faudra encore attendre 1881 et l’ingénieur chimiste français Camille Alphonse Faure, qui lui aussi œuvre sur les batteries et leur développement. Cette même année 1881, l’ingénieur électricien et inventeur français Gustave Trouvé dévoile la première voiture électrique capable de rouler. À partir de là, tout va très vite… Dans la dernière décennie du XIXe siècle, l’automobile encore naissante disposait de trois modes de propulsion différents : le moteur à combustion ou thermique (essence), le moteur électrique et le moteur à vapeur. Mais tant en Europe qu’aux États-Unis, c’est la voiture électrique qui suscite l’intérêt de tous. Même les moteurs à vapeur prennent le pas sur les moteurs à essence.

Et la course automobile s’y met aussi. En 1895, le carrossier et spécialiste des motorisations électriques, Charles Jeantaud, aligne au départ de Paris-Bordeaux-Paris une voiture de sa conception, qu’il pilote lui-même. Mais sur la voie du retour, il est forcé d’abandonner. Toutefois, des deux côtés de l’Atlantique, d’autres voitures électriques s’illustrent en course. Comme la « Jamais contente », de l’ingénieur belge Camille Jenatzy. Le 29 avril 1899, elle sera même la première voiture de l’histoire à dépasser les 100 km/h (105,88). Cette même année, en moins de 6 mois, Camille Jenatzy et le comte Gaston de Chasseloup-Laubat (avec une Jeantaud Duc électrique) obtiennent chacun trois records de vitesse.


Le XXe siècle

En 1900, aux États-Unis, près de la moitié des véhicules fabriqués étaient électriques. Le reste étant en majorité à vapeur, il ne restait qu’une part congrue aux voitures à essence. Les États-Unis avaient pourtant très tôt manifesté de l’intérêt pour les voitures thermiques. Toutefois, en donnant la priorité jusqu’en 1901 aux voitures à vapeur et à électricité, ils ont été dépassés par l’Europe dans le domaine des moteurs à combustion. En revanche, en raison de leur simplicité de maniement, les voitures électriques se recommandaient fortement, attirant particulièrement les femmes.

Mais, pour des raisons occultes, l’automobile à essence finit par supplanter la voiture électrique. Les grandes compagnies pétrolières auraient-elles joué un rôle dans la disparition de cette technologie concurrente et certainement moins polluante, en faisant pression sur les industries automobiles et les politiques, ou en ayant recours à la corruption ? Dans un article publié en 1955, le dirigeant syndical américain John B. Rae proposait une explication déterministe à cet échec : la voiture électrique n’aurait été victime que « de ses défauts intrinsèques en comparaison des avantages de la technologie des voitures à essence, et il était inéluctable que ces dernières s’imposent ». Pour lui, le véhicule électrique était « une excroissance parasite de l’industrie automobile ». Depuis cette date, la plupart des historiens ont généralement accepté cette explication. Cependant, d’autres experts justifient cet échec par des problèmes culturels plutôt que techniques.

Quoi qu’il en soit, l’idée que la voiture électrique puisse être une alternative ou un complément viable aux véhicules thermiques n’a jamais complètement disparu. Ainsi, à la fin des années 1960, un regain d’intérêt se manifeste de la part des constructeurs et des automobilistes. Mais la première voiture électrique réellement moderne par sa technologie est la EV1 de General Motors, qui fut produite en série dès 1996 avant d’être abandonnée en 1999, et tous ses modèles fabriqués récupérés, puis détruits !


Le XXIe siècle

À l’orée du millénaire, l’augmentation du prix du pétrole et les préoccupations environnementales aidant, l’intérêt pour la voiture électrique est revenu sur le devant de la scène grâce aux progrès technologiques.

La suite, nous la connaissons tous…



Le concept du véhicule électrique n’est pas récent. En réalité, il remonte… au XIXe siècle ! Bien avant la naissance de l’automobile telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ainsi, divers prototypes ont été conçus lors de ce siècle de la révolution industrielle : en 1834, le premier véhicule électrique – un train miniature – est construit par Thomas Davenport, un forgeron et inventeur américain. L’année suivante, en 1835, le professeur néerlandais de chimie et de technologie, Sibrandus Stratingh, met lui aussi au point une voiture électrique expérimentale, à échelle réduite toutefois.Mais ce n’est que bien plus tard que la voiture électrique connaîtra son essor. En 1865, le physicien et inventeur français Gaston Planté améliore le fonctionnement des batteries. Néanmoins, il faudra encore...
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