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Économie

Les prix des parcelles à Beyrouth ont baissé de 20 à 30 %, révèle Ramco

Immobilier
OLJ
18/04/2019

Dans un contexte de crise du secteur immobilier, les prix des terrains dans la capitale sont sous pression. Il était logique que la baisse des prix des appartements, des bureaux et des boutiques depuis cinq ans se répercute à un moment ou un autre sur les terrains.

Cette chute était inévitable, n’en déplaise aux propriétaires qui se réfugient derrière l’argument de la rareté des parcelles à Beyrouth. Car si certaines rues n’ont plus de disponibilité, il reste encore des centaines de terrains vides ou occupés par d’anciens immeubles potentiellement constructibles à Beyrouth. Ainsi, les valeurs foncières ont été chamboulées par la récente stratégie de la société Solidere qui a vendu, en quelques semaines, plusieurs parcelles sur le remblai du Normandy à une incidence foncière d’environ 1 500 dollars le m² (cet indice correspond à la valeur du terrain par rapport à la superficie constructible). Un rabais de 30 à 40 % leur a permis de séduire plusieurs investisseurs.


Baisse de 20 à 30 %
La nouvelle politique de Solidere et les dernières transactions prouvent que les valeurs des parcelles sont en baisse. Même les prix demandés sont en chute libre, comme ce terrain de 1 800 m² à proximité du centre-ville qui était affiché à 26 millions de dollars en 2016 et qui est aujourd’hui proposé à 17 millions. Pourtant, les acheteurs potentiels ne se bousculent pas. Beaucoup de promoteurs sont refroidis par la crise actuelle.

Ainsi, nous estimons que la baisse des prix du foncier serait de 20 à 30 % au cours des dernières années. Désormais, la moyenne des incidences foncières à Beyrouth devrait s’étirer de 1 000 à 1 300 dollars le m² de surface constructible. La valeur augmenterait en fonction du potentiel commercial de la parcelle, c’est-à-dire s’il est possible d’y vendre des boutiques en rez-de-chaussée.

Tous les propriétaires ne cèdent toutefois pas à la panique. Beaucoup ne réalisent pas l’ampleur de la crise et ne savent pas estimer correctement leur bien. Ils restent souvent attachés à des valeurs d’il y a 6 à 8 ans, soit au moment du pic du marché immobilier.

Néanmoins, c’est toujours dans les moments délicats que les bonnes opportunités se réalisent, et quelques parcelles ont des valeurs cohérentes au centre-ville ou ailleurs. Les acheteurs n’ont pas disparu. Depuis l’arrêt des prêts subventionnés et les difficultés d’emprunts bancaires, certains promoteurs restent actifs et misent sur les paiements échelonnés pendant et après la construction de leur immeuble pour attirer des acheteurs potentiels.

En coopération avec : RAMCO

Tél.: 01-349910

www.ramcolb.com


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VIRAGE CONTRÔLÉ

La sottise a encore frappé !

Ce qui se passe au Liban en ce moment est une correction des prix de l'immobilier, la bulle avait trop gonflé elle se devait d'exploser.

Je me souviens être passé par Raouché quelque part en octobre dernier avec un cousin qui me montrait un immeuble en me disant fièrement que le prix au m2 était de 10,000 usd , à peine avait il dit ça que je reçois devant lui un appel d'un ami qui me proposait un appartement dans ce quartier dans un immeuble neuf pour la moitié du prix .

J'étais pas acheteur , mais ça a servi à remettre les idées de mon cousin en place .

Au passage Qu'est ce que ça pourrait avoir avec un régime fort ou pas , on oublie pas qu'en 2008 avec le subprime , la chute vertigineuse des prix de l'immobilier aux usa et partout en Europe.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

C,EST TRISTE DE VOIR OU NOUS EN SOMMES !

Bery tus

Une preuve de plus que le Liban passe par une récession sans pareil .... bizarrement sous un régime qui se qualifie de FORT ... la belle blague

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