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À La Une - Liban

Le budget dans "les semaines qui viennent", selon Hariri qui annonce "de grandes mesures d'austérité"

"Je crains que le Liban finisse par connaître une crise similaire à celle qu’a connu la Grèce, et cela ne doit pas arriver", a affirmé le Premier ministre, en référence à la crise de la dette publique qu'a connu Athènes en 2008.



Le Parlement libanais, réuni le 10 avril dans le cadre d'une séance de questions au gouvernement. Photo Hassan Ibrahim/Site officiel du Parlement

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a annoncé, mercredi lors de la séance parlementaire de questions au gouvernement, que le budget pour l'exercice 2019 sera présenté par son cabinet "dans les semaines qui viennent", annonçant "de grandes mesures d'austérité".

En réponse à une question du député Michel Mouawad sur le budget, Saad Hariri a assuré que "le gouvernement présentera le budget pour l'exercice 2019 dans les semaines qui viennent", un budget marqué selon lui par "de grandes mesures d'austérité". "Ce budget nous conduit à prendre des décisions très difficiles", a-t-il ajouté, insistant sur "la nécessité de préserver la livre libanaise".
"Nous espérons qu'il y aura pas de surenchères lorsque le budget sera examiné par le Parlement", a ajouté M. Hariri. "En tant que chef du gouvernement, j'essaie de créer le consensus le plus large autour du budget, et cela ne doit pas être une source de surenchères", a-t-il affirmé, indiquant le budget pour les deux prochaines années sera "difficile".

Interrogé par la presse à sa sortie du Parlement sur le délai de "plusieurs semaines" avant le vote du budget de 2019 qu'a évoqué le Premier ministre durant la séance, un délai qui aurait étonné le chef du Parlement, M. Hariri l'a justifié par le fait que le budget doit être approuvé en Conseil des ministres, avant d'être adopté par la Chambre des députés. "Le budget est constitué d'une série de mesures dans l'intérêt des citoyens et nous devons arrêter la surenchère. Nous cherchons l'intérêt du pays sur les plans économique et monétaire et nous mettons en place des mesures quelque peu douloureuses pendant un an ou deux afin de sauver le Liban", a ajouté Saad Hariri.

"J'œuvre avec toutes les parties politiques pour un consensus sur le budget car je crains que le Liban finisse par connaître une crise similaire à celle qu’a connu la Grèce, et cela ne doit pas arriver", a également dit M. Hariri aux journalistes, en référence à la crise de la dette publique qu'a connu Athènes en 2008.





Recrutements abusifs
M. Hariri a sur un autre plan a reconnu que des "erreurs ont été commises" au sujet des recrutements abusifs de quelques milliers de fonctionnaires. Interrogé par les députés Paula Yacoubian et Ziad Hawat, M. Hariri a déclaré : "Il y avait une loi claire qui a accordé au Conseil des ministres les prérogatives en la matière. Trois mille personnes ont intégré le corps militaire et des recrutements ont eu lieu au sein d'Ogero (la compagnie qui gère le réseau libanais de télécommunications) et du ministère de l'Education". "Des erreurs ont été commises dans le dossier des recrutements, et nous avons inscrit des points relatifs à ce sujet dans le (projet de) budget" de 2019, a expliqué le chef du gouvernement.

"Certains propos font état de recrutements pour des motivations politiques. Je le dis clairement : toutes les parties politiques se sont ingérées en demandant à Ogero de recruter" des fonctionnaires, a affirmé M. Hariri. "Dorénavant, une rotation doit avoir lieu au sein de l'administration, et les recrutements doivent être gelés pendant trois ans", a-t-il conclu.

Le président du Parlement, Nabih Berry, a pour sa part dit que "ce dossier est désormais entre les mains de la commission parlementaire des Finances et du Budget, et la réponse dépend des clarifications du gouvernement".

Ces dernières semaines, la commission parlementaire des Finances et du Budget a convoqué plusieurs ministres et directeurs d'entreprises publiques afin qu'ils répondent d'embauches au sein de leurs institutions alors que tout recrutement est normalement gelé depuis l'adoption, en août 2017, de la loi sur la nouvelle grille des salaires.



(Pour mémoire : Samy Gemayel accuse le gouvernement d’aggraver la crise des finances publiques)



Détenus islamistes
Par ailleurs, M. Hariri s'est prononcé sur la question des prisons et des détenus islamistes. "Il est inconcevable que la période de détention dure plusieurs années sans jugement. Il faut hâter l'examen des dossiers des détenus, notamment les islamistes", a-t-il estimé.

De nombreux détenus patientent pendant des années en prison, en l'attente d'un jugement, notamment les détenus islamistes impliqués dans des affaires de terrorisme. Les familles de ces détenus réclament aux autorités d'amnistier leurs proches, à défaut d'accélérer leurs jugements.


Chebaa et Kfarchouba

Au cours de la séance, le député Kataëb Nadim Gemayel a adressé une question au Premier ministre, au président du Parlement et au chef de l'Etat Michel Aoun, leur demandant ce que comptait faire le Liban concernant les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfarchouba occupées par Israël, après la décision américaine de reconnaître la souveraineté de l'Etat hébreu sur le plateau syrien occupé du Golan. "Il y a un désaccord sur cette question qui porte sur la délimitation des frontières avec la Syrie. Les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfarchouba sont libanaises, indépendamment de la délimitation des frontières, et nous voulons ne nous les réapproprier par tous les moyens, comme cela figure dans la déclaration ministérielle", a répondu M. Hariri. Le président Aoun a dit récemment craindre que les Etats-unis reconnaissent la souveraineté israélienne sur les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfarchouba.


Enfin, une passe d'armes a opposé le Premier ministre à Paula Yacoubian, seule députée du Parlement élue en mai dernier sur les listes de la société civile, qui a quitté l'hémicycle lorsque M. Hariri a évoqué la question des déchets.

Treize questions portant sur des sujets divers, notamment l'environnement et le code de la route, figuraient à l'ordre du jour de cette séance présidée par le chef du Législatif. Cette séance de questions au gouvernement avait été reportée à plusieurs reprises le mois dernier, notamment en raison d'une opération chirurgicale qu'avait subi à Paris le Premier ministre.
En début de séance, Nabih Berry a annoncé qu'une séance législative a été fixée au 17 avril.



Pour mémoire

Troisième réunion de la commission des Finances sur les recrutements d’Ogero

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Kanaan dénonce plus de 400 recrutements abusifs dans des hôpitaux

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a annoncé, mercredi lors de la séance parlementaire de questions au gouvernement, que le budget pour l'exercice 2019 sera présenté par son cabinet "dans les semaines qui viennent", annonçant "de grandes mesures d'austérité".En réponse à une question du député Michel Mouawad sur le budget, Saad Hariri a assuré que "le gouvernement présentera le budget pour l'exercice 2019 dans les semaines qui viennent", un budget marqué selon lui par "de grandes mesures d'austérité". "Ce budget nous conduit à prendre des décisions très difficiles", a-t-il ajouté, insistant sur "la nécessité de préserver la livre libanaise"."Nous espérons qu'il y aura pas de surenchères lorsque le budget sera examiné par le Parlement", a ajouté M. Hariri. "En tant que chef du gouvernement, j'essaie de...
commentaires (6)

CA FAIT PLUS DE TROIS ANS QUE JE REPETE SUR CE FORUM QUE NOUS VOGUONS A TOUTE VITESSE SUR LE CHEMIN DE LA GRECE. HELAS, EN PLUS D,ABRUTIS, DE CORROMPUS, D,IGNORANTS, D,INCOMPETENTS ET DE M,ENFOUTISTES NOS ABRUTIS SURTOUT SONT SOURDS ET AVEUGLES !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 49, le 10 avril 2019

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Commentaires (6)

  • CA FAIT PLUS DE TROIS ANS QUE JE REPETE SUR CE FORUM QUE NOUS VOGUONS A TOUTE VITESSE SUR LE CHEMIN DE LA GRECE. HELAS, EN PLUS D,ABRUTIS, DE CORROMPUS, D,IGNORANTS, D,INCOMPETENTS ET DE M,ENFOUTISTES NOS ABRUTIS SURTOUT SONT SOURDS ET AVEUGLES !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 49, le 10 avril 2019

  • Si on a fait une mise à pieds de tous les feignants, les parasites et les pique assiettes protégés, on peut déjà recruter des jeunes qui en veulent et qui apporteront leur fraîcheur et leurs nouveautés dont le pays sclérosé par cette vieille classe politique en a besoin. Quant à l'austérité voulue est ce que la vieille clique et sa progéniture sait ce que c'est que l'austérité? J'en doute fort.

    Citoyen

    18 h 46, le 10 avril 2019

  • LES MESURES D,AUSTERITE DOIVENT ETRE APPLIQUEES A TOUTES LES INSTITUTIONS DU SECTEUR PUBLIC Y COMPRIS AUX ELUS DE LA GROTTE... ET NON AU SECTEUR PRIVE ET AUX CITOYENS EN GENERAL.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    15 h 20, le 10 avril 2019

  • Le budget "dans les semaines qui viennent"...? Faut surtout pas vous presser, Messieurs, on a tous le temps pour se noyer...et les autres nous regardent, effarés par tant de bêtise inconsciente ! Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 01, le 10 avril 2019

  • 3 000 FONCTIONNAIRES ! WOOOOOOOW. IL VA GELER LES RECRUTEMENTS PENDANT TROIS ANS ! QUELLE IDÉE ! LES GENS COMPÉTENTS FRAICHEMENT DIPLÔMÉS SERONT SANCTIONNÉS DONC. CE SONT EUX QUI DOIVENT PAYER LE PRIX. C'EST FORMIDABLE COMME DÉCISION IRRESPONSABLE. AU LIEU DE FAIRE UNE ENQUÊTE RAPIDE ET APPROFONDIE POUR CHASSER LES FAUX DIPLÔMÉS ET NETTOYER LE PAYS. CES GENS SONT LÀ POUR RENDRE LA BALLE ET SERVIR LEUR MAITRE ET PAS LE PAYS. IL NE FAUT PAS SANCTIONNER LES NOUVEAUX DIPLÔMÉS COMPÉTENTS. LE PAYS A BESOIN DES VRAIS ET NON DES FAUX.

    Gebran Eid

    14 h 09, le 10 avril 2019

  • comme tous les parties politiques ont recrute pour des raisons electorales evidente , personne ne sera puni idem pour toutes les affaires " grandes " seul le petit fretin ( chauffeurs, policies, assistant de greffe etc.. sera accable ON NE PEUT ETRE PLUS CLAIR C'EST COMME CELA QUE LE LIBAN S'ATTAQUE A LA CORRUPTION AUJOURDH'UI COMME PROMIS PAR TOUS, SANS EXCEPTION ,CAR NOUS AVONS UN VRAI GOUVERNEMENT FORT AU TRAVAIL CONTRE LA CORRUPTION

    LA VERITE

    13 h 35, le 10 avril 2019

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