Spécial Orientation professionnelle / Édition 4

Opticien et optométriste, deux spécialisations qui se confondent au Liban

Photo Bigstock

Opticien et optométriste gérant son propre magasin spécialisé, Charlie Sassine dresse un tableau de sa profession qu’il perçoit comme une passion et qu’il souhaite partager.

02/04/2019

Nature du métier

Le métier d’opticien ainsi que celui d’optométriste, quand bien même ils se complètent, sont fondamentalement différents. En effet, le métier d’opticien requiert des capacités plus techniques car c’est lui qui est en charge de fabriquer les verres, ainsi que tout ce qui touche de près ou de loin aux lunettes, c’est-à-dire la réparation en cas de casse, ou le changement de monture. L’opticien est aussi chargé de savoir lire et appliquer la prescription de l’ophtalmologue pour fabriquer les verres de correction ou les lentilles. Cependant, c’est ici que le métier d’optométriste entre en jeu. Au Liban, l’optométriste, comme l’ophtalmologue, est aussi capable de déterminer les besoins d’une personne concernant sa vue, c’est-à-dire la maladie dont elle souffre (myopie, astigmatisme, etc.), et le degré de correction nécessaire ou encore le type de lentille.

L’optométriste n’est pas un médecin, comme l’ophtalmologue, et n’a pas fait des études de médecine. Cependant, ses études l’habilitent à donner un diagnostic, seulement en ce qui concerne les problèmes de vue. La plupart du temps, le professionnel est à la fois opticien et optométriste, les études regroupant les deux disciplines. Il s’agit ici d’une particularité libanaise, car le métier d’optométriste n’existe pas ou n’est pas encore reconnu ou réglementé dans le monde. Mais cela permet d’alléger le travail de l’ophtalmologue, tout en créant un secteur à part entière et plus indépendant. Qui plus est, cela peut aussi se révéler être un gain de temps pour le client qui ne doit se rendre qu’à un seul endroit pour ses problèmes de vue.

Il est possible d’exercer le métier de deux façons : soit à son compte, en ouvrant sa propre boutique d’optique, soit en tant que salarié au sein d’une boutique.

Compétences requises

Il est préférable d’être détenteur d’un bac scientifique, puisque le métier est fortement lié aux sciences et à la technique. Ensuite, les études pour devenir opticien-optométriste s’étalent sur 6 ans. Les quatre premières années (la licence) sont axées principalement sur le métier d’opticien, puis deux années de master sont consacrées à l’optométrie. L’Université libanaise propose ce cursus. Le diplôme doit être certifié par l’État afin que le nouveau diplômé soit reconnu comme opticien-optométriste. Ce point est essentiel pour exercer la profession.

Outre le parcours académique, être opticien, c’est avant tout être précis, à l’écoute des besoins et avoir le sens du relationnel. En effet, il s’agit à la fois d’aimer les aspects techniques et scientifiques liés au métier, tels que la réparation des lunettes ou la fabrication des verres, tout en restant en relation avec le client.

Avantages

« Ce métier offre de nombreuses opportunités », confie Charlie Sassine, qui précise sur ce plan : « Tous les jours, nous recevons des clients avec des problèmes spécifiques au niveau des yeux. Chaque personne étant différente, il faut trouver la solution. Il s’agit toujours d’un véritable challenge. » De surcroît, le métier combine à la fois un volet médical et un volet technique, ce qui d’après l’opticien-optométriste fait que « le travail ne s’épuise jamais »..

Difficultés

L’enjeu le plus important, selon Charlie Sassine, c’est de « savoir gérer les gens, la clientèle ». « Beaucoup ne connaissent pas les enjeux du métier et les Libanais de façon générale ne prennent pas assez soin de leurs yeux. » Un autre enjeu, qui peut être difficile à gérer, est la concurrence et surtout les lunettes bon marché ou les contrefaçons. Charlie Sassine met en garde contre leur utilisation qui peut parfois causer de graves dommages plutôt que de protéger les yeux..

Débouchés

Au Liban, l’accès à la profession est plus difficile qu’on le pense. Une loi sur la « régulation des métiers de l’optique et de l’optométrie » a récemment été adoptée afin de réglementer la profession.


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