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Liban - Distanciation

La politique de « containment » de l’influence iranienne toujours en vedette

Hariri reçu inopinément par le roi Salmane à Riyad.

Saad Hariri reçu par le roi Salmane d’Arabie, le 11 mars 2019, à Riyad. Photo tirée du compte Twitter du Grand Sérail

En attendant le retour de Riyad du président du Conseil, Saad Hariri, très peu d’informations concrètes ont filtré sur l’audience que lui a accordée hier inopinément le roi Salmane d’Arabie. Attendu dimanche à Beyrouth, retour d’une visite privée en Arabie saoudite, le président du Conseil des ministres a prolongé son séjour, afin d’être reçu par le monarque saoudien.

Un communiqué du palais royal a simplement indiqué que les deux hommes ont évoqué « la coopération entre les deux pays, ainsi que la situation au Liban et dans la région ».

Pour les faucons du courant du Futur, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : la politique de « containment » de l’influence iranienne continue d’être en vedette. Elle est même plus actuelle que jamais. La réunion du président du Conseil avec le roi Salmane s’est tenue en présence du ministre saoudien des Affaires étrangères Ibrahim el-Assaf, du ministre d’État Moussaëd el-Aybane, du conseiller royal Nizal Alaoula, de l’ambassadeur saoudien au Liban Walid Boukhari et de l’ambassadeur du Liban en Arabie Faouzi Kabbara.

Le niveau de la présence politique et diplomatique saoudienne, ainsi que le rappel de l’ambassadeur saoudien Walid Boukhari, inscrivent l’audience dans le sillage des efforts saoudiens pour continuer de jouer la carte des « relations cordiales » et du renforcement de leur présence, afin de contenir, autant que possible, l’influence iranienne sur les affaires intérieures du Liban, estiment des sources politiques.

Confirmation de la détente, ou du virage pris par la monarchie wahhabite à l’égard du Liban, elle a pu servir à faire le point des efforts déployés en ce sens, marqués à la mi-février par la visite au Liban de Nizar Alaoula.Ce dernier, rappelle-t-on, avait exprimé au président de la République Michel Aoun la disposition du royaume à « fournir au Liban les aides nécessaires dans plusieurs secteurs, de sorte à renforcer les relations bilatérales fraternelles ».

En guise de « surprise financière » escomptée par les Libanais, le conseiller royal avait annoncé la levée de l’interdiction imposée aux ressortissants de son pays de se rendre au Liban, une mesure qui remontait à la démission forcée de M. Hariri, annoncée depuis Riyad en novembre 2017, sur laquelle il était ensuite revenu.

Le conseiller royal saoudien avait également discuté avec les responsables de possibles partenariats et échanges d’expertise entre Saoudiens et Libanais dans différents secteurs par l’intermédiaire d’un comité conjoint en cours de création.


(Pour mémoire : L’Arabie multiplie ses messages d’amitié au Liban)

Soutien officiel à Hariri

Commentant l’audience accordée par le monarque saoudien à M. Hariri, un député du 14 Mars assure que « le message de l’Arabie saoudite est très clair. Le fait pour le Premier ministre d’être reçu par le monarque saoudien consacre sa rentrée en grâce et celle de sa politique d’équilibriste, et prouve qu’il continue de jouir du soutien officiel de l’Arabie, dans la délicate partie qui se joue dans la région ».

« En fait, ajoute-t-il, elle lui a créé des obligations, et nul doute que d’une façon ou d’une autre le Hezbollah va s’efforcer d’en ternir l’impact. Mais Saad Hariri semble prendre de l’assurance dans l’art délicat de la distanciation. »

Il va de soi du reste que l’audience accordée par le roi Salmane à M. Hariri revêt de l’importance, au vu du chassé-croisé diplomatique général dans une région en ébullition. Faut-il rappeler que trois échéances de plus ou moins grande importance attendent le Liban dans les prochaines semaines : la conférence de Bruxelles qui s’ouvre aujourd’hui mardi 12 mars, la visite attendue cette semaine du secrétaire d’État Mike Pompeo et le voyage à Moscou du chef de l’État, fin mars.


Pour mémoire 

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Luttes d’influence politiques et diplomatiques au Liban

En attendant le retour de Riyad du président du Conseil, Saad Hariri, très peu d’informations concrètes ont filtré sur l’audience que lui a accordée hier inopinément le roi Salmane d’Arabie. Attendu dimanche à Beyrouth, retour d’une visite privée en Arabie saoudite, le président du Conseil des ministres a prolongé son séjour, afin d’être reçu par le monarque saoudien. Un communiqué du palais royal a simplement indiqué que les deux hommes ont évoqué « la coopération entre les deux pays, ainsi que la situation au Liban et dans la région ». Pour les faucons du courant du Futur, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : la politique de « containment » de l’influence iranienne continue d’être en vedette. Elle est même plus actuelle que jamais. La réunion du président du...
commentaires (6)

Certains font un art de déformer la réalité ... l’iran N’a pas aider le Liban contre Israël mais UNE SEULE PARTIE DES LIBANAIS ... Concernant les arabes j’ai une question QUI A DES MILICES UN PEU PARTOUT DANS LES PAYS ARABES ?!?!? L’Arabie saoudite ou l’iran?

Bery tus

17 h 53, le 13 mars 2019

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Commentaires (6)

  • Certains font un art de déformer la réalité ... l’iran N’a pas aider le Liban contre Israël mais UNE SEULE PARTIE DES LIBANAIS ... Concernant les arabes j’ai une question QUI A DES MILICES UN PEU PARTOUT DANS LES PAYS ARABES ?!?!? L’Arabie saoudite ou l’iran?

    Bery tus

    17 h 53, le 13 mars 2019

  • J'avais déjà écrit, depuis l'invasion des arabes en Iran, cela fait15 siècle, aucun pays arabe n'a été honnête avec les iraniens Dans son histoire l'Iran a des pages noir avec les pays arabe Si on etudi le dernier siècle on constate La trahison des l'Arabie saoudite en continue L'iraq Les petits monarchies Le Liban L'egipte Maroc L'Iran a aidé le Liban dans sa guerre avec Israël, pu ne fois Liban libere', ils ont trahit l'Iran L'Iran a eu 500 milles réfugiés iraqienspendant l'invasion américain, les iraquiens préfèrent commercer avec les arabes La liste est long et demande une analyse D'ici peu, on verra que va faire la Syrie, apres tant de sacrifice iranien

    Amir Amiri

    11 h 38, le 13 mars 2019

  • Je pense que les touristes Seoudiens vont retourner au Liban et vont dépenser pas comme les Ayattollahs fanatiques, soit disant?

    Eleni Caridopoulou

    18 h 23, le 12 mars 2019

  • Le syndrome de Stockholm est un phénomène psychologique observé chez des otages ayant vécu durant une période prolongée avec leurs geôliers et qui ont développé une sorte d'empathie, de contagion émotionnelle vis-à-vis de ceux-ci, selon des mécanismes complexes d'identification et de survie.

    Chorzow Factory

    14 h 41, le 12 mars 2019

  • Avant tout , remercions le tout puissant que notre P.M est revenu sain et sauf de ce royaume , au pays . Pour le reste chacun fera ses choix entre ces 2 blocs avec intelligence et décidera de qui avec l'expérience des politiques du passé, au moyen orient à fait défaut à ses partenaires par le passé, le présent et le " futur" . Une question importante à Saad , êtes vous revenu avec quelque chose à se mettre sous la dent pour les LIBANAIS, parce que à part ça je ne vois pas d'intérêt à avoir fait le voyage . Merci .

    FRIK-A-FRAK

    10 h 08, le 12 mars 2019

  • JE NE VOIS PAS LES REFORMES ! OU SONT-ELLES ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    07 h 25, le 12 mars 2019

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