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Liban - Diplomatie

L’Arabie multiplie ses messages d’amitié au Liban

Le chef de l’État s’entretenant avec l’émissaire saoudien.

Au palais présidentiel puis à Aïn el-Tiné, Nizar Alaoula a valorisé la formation du nouveau cabinet. Il a exprimé au président de la République Michel Aoun la disposition du royaume à « fournir au Liban les aides nécessaires dans plusieurs secteurs, de sorte à renforcer les relations bilatérales fraternelles ». Son entretien avec le président de la Chambre, Nabih Berry, n’a été suivi d’aucune déclaration.

Au Grand Sérail, où l’émissaire saoudien a été reçu par le Premier ministre Saad Hariri – après un premier entretien la veille à la Maison du Centre –, l’ambassadeur d’Arabie, Walid Boukhari, qui l’accompagnait a annoncé la décision de son pays de lever l’interdiction imposée à ses ressortissants de se rendre au Liban.

Une décision prise « suite aux assurances que le royaume a reçues du gouvernement libanais sur la situation sécuritaire », a-t-il expliqué.

M. Boukhari avait annoncé fin décembre dernier que son pays lèverait l’interdiction imposée à ses ressortissants dès la formation du nouveau cabinet. L’Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis avaient pris cette mesure après la démission de M. Hariri en novembre 2017, sur laquelle il était ensuite revenu. L’entretien avec Saad Hariri hier a été l’occasion de discuter de possibles partenariats et échanges d’expertise entre Saoudiens et Libanais dans différents secteurs par l’intermédiaire d’un comité conjoint en cours de création, a encore précisé l’ambassadeur en substance.


(Lire aussi : La visite d’Alaoula à Beyrouth, simple geste de « courtoisie » face à la « démonstration de force iranienne » ?)


Le rempart de Taëf
Le royaume entend ce faisant maintenir le contact avec le Liban, sans pour autant aspirer à une implication politique face à ce qui est admis désormais comme une prédominance iranienne, selon des milieux libanais proches de l’Arabie.

L’un des terrains symboliques de l’amitié saoudo-libanaise reste Taëf, ou les amendements constitutionnels de 1990 sous le parrainage de l’Arabie.

Un engagement en faveur de Taëf à l’heure actuelle serait à lire aussi comme le dernier garde-fou face à un verrouillage des institutions par le Hezbollah, d’une part, et à la résurgence des identitarismes communautaires, de l’autre.

C’est dans ce contexte que s’est tenu le Forum de Taëf hier au Sea Side Arena, organisé par la Fondation Hariri pour le développement humain durable et présidé par la députée Bahia Hariri, en coopération avec l’ambassade d’Arabie. Plusieurs personnalités restées fidèles un tant soit peu aux principes de l’intifada de 2005 se sont réunies hier pour prendre part à cette sorte de précommémoration du 14 février 2005, date de l’assassinat de Rafic Hariri.

Parmi ces personnalités, les anciens chefs de l’État Amine Gemayel et Michel Sleimane, l’ancien président du Conseil Fouad Siniora, les ministres May Chidiac, Richard Kouyoumjian, Raya el-Hassan, Mohammad Choucair, Waël Bou Faour et Jamal Jarrah, et les anciens ministres Ahmad Fatfat, Salim Sayegh et Mohammad Safadi.


(Lire aussi : L’Occident accorde un sursis de six mois au Liban)


Hommage à Saad Hariri
Dans son allocution, Bahia Hariri a précisé avoir prié l’ambassadeur d’Arabie à participer à l’organisation du forum par souci « d’affirmer le partenariat solide entre nos deux pays ». Et d’ajouter que l’événement, tel que conçu par le Premier ministre Saad Hariri, est l’occasion de rendre hommage à « tous nos partenaires nationaux et régionaux (…) partenaires de la reconstruction du Liban de 1992 au 14 février 2005 ». Saad Hariri envisagerait d’organiser incessamment un forum similaire qui rende hommage à « ceux qui ont soutenu le Liban durant la douloureuse période de 2005 à 2018, ainsi qu’aux partenaires de la Conférence de Paris (CEDRE) ».

C’est le « consensus » que Saad Hariri a valorisé en évoquant l’accord de Taëf, « devenu un modèle pour de nombreux pays de la région désireux de retrouver la paix civile et la sécurité par le biais d’un consensus politique ».

(Lire aussi : La visite de Zarif, plus « promotionnelle » qu’efficace...)


Hariri- Geagea-Joumblatt
L’ambassadeur Boukhari a en revanche prononcé un discours axé sur toute la symbolique souverainiste du 14 février 2005. « Ils ont assassiné Rafic Hariri pour enterrer Taëf (…) qui est au fondement de l’unité du Liban », a-t-il déclaré en reprenant le discours sur « la souveraineté et l’indépendance du Liban », libellé du printemps de Beyrouth. Et d’adresser un hommage à Saad Hariri, qu’il a décrit comme « le legs de Rafic Hariri, de sa volonté vive, son parcours pur qui restera un modèle (…) de protection du Liban ». Un legs qu’ils n’ont pas réussi à assassiner, a conclu l’’ambassadeur.

En soirée, l’émissaire saoudien a réuni à dîner Saad Hariri, le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt et le chef des Forces libanaises Samir Geagea.


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commentaires (3)

Qui trop embrsse mal étreint. Salamalecs :)

Tina Chamoun

10 h 03, le 14 février 2019

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Commentaires (3)

  • Qui trop embrsse mal étreint. Salamalecs :)

    Tina Chamoun

    10 h 03, le 14 février 2019

  • Si c'est pas beau tout ce qui arrive au Liban nouveau en marche ! !! Bon , on va pas faire les étonnés, on est bien dans un monde arabe .

    FRIK-A-FRAK

    09 h 22, le 14 février 2019

  • MEDDOU IDKON 3AL JAYBÉ !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 05, le 14 février 2019

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