Santé

Star des remèdes traditionnels, une plante japonaise intéresse désormais la science

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OLJ
23/02/2019

Les remèdes de grand-mère laissent souvent les scientifiques dubitatifs. Mais il arrive que la science appuie une croyance populaire. Des chercheurs ont en fait découvert qu’une plante japonaise réputée bonne pour la santé contenait une substance qui pourrait peut-être aider à lutter contre le vieillissement.

Traditionnellement, cette plante, l’ashitaba (Angelica keiskei, de son nom scientifique) est parée de nombreuses vertus dans l’archipel nippon, qui n’ont toutefois pas été confirmées par des essais cliniques. Si les effets de l’ashitaba restent donc à démontrer, une étude publiée dans la revue Nature Communications a mis en évidence qu’elle contenait une substance favorisant un mécanisme de nettoyage et de recyclage des cellules.

Appelé « autophagie », ce processus permet d’éviter une accumulation de déchets dans les cellules. Le dérèglement de ce processus, qui diminue avec l’âge, peut mener à de nombreuses pathologies, dont des maladies neurodégénératives comme alzheimer ou parkinson. « C’est toujours plaisant de découvrir que des remèdes portés par une tradition populaire ont un bien-fondé scientifique », avance l’un des auteurs de l’étude, le professeur Frank Madeo, spécialiste de bioscience moléculaire à l’université de Graz, en Autriche. Son équipe et lui ont focalisé leurs recherches sur les flavonoïdes, des substances qu’on trouve dans les plantes. Ils ont identifié un flavonoïde présent dans l’ashitaba, le DMC, et ont découvert qu’il favorisait le processus d’autophagie sur des cellules de levure. Ils ont ensuite appliqué ces tests à des cellules de vers et de mouches.

« De façon remarquable, un traitement au DMC a prolongé la durée de vie moyenne de ces organismes d’environ 20 % », selon les chercheurs. Ces derniers ont également testé le DMC sur des cellules issues de cœurs de souris, ainsi que sur plusieurs types de cellules humaines. Ils ont également conclu qu’il pouvait ralentir leur vieillissement.

« Cette expérience semble suggérer que les effets du DMC pourraient s’appliquer à l’humain, bien qu’il faille être prudent et attendre de vrais essais cliniques », insiste le Pr Madeo.

Source : AFP


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