Des combattants du régime rassemblés à Manbij le 30 décembre 2018. AFP / -
L'armée syrienne a annoncé mercredi le départ de "près de 400 combattants kurdes" de la région de Manbij, dans le nord du pays, quelques jours après son déploiement dans le secteur à l'appel des forces kurdes menacées par une offensive turque.
Manbij est un des points de contentieux entre la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), les Etats-Unis, leur allié qui a des troupes déployées dans le secteur, et la Turquie, qui menace de lancer une offensive contre la ville.
Aujourd'hui, un tel assaut semble de fait écarté depuis que le pouvoir de Bachar el-Assad a déployé fin décembre des forces dans la région de Manbij, après un appel des forces kurdes.
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Par le passé, les YPG ont assuré avoir retiré leurs hommes de Manbij, mais le voisin turc n'a eu de cesse d'affirmer que ce retrait n'avait pas eu lieu.
Le 28 décembre, les YPG, confirmant leur retrait de la région face aux "menaces turques", avaient appelé l'armée syrienne à reprendre leurs positions. Et Damas avait annoncé le jour même son déploiement.
"Un convoi des unités de combat kurdes comprenant plus de 30 véhicules a quitté la région de Manbij, se dirigeant vers la rive est du fleuve Euphrate", a indiqué mercredi le ministère syrien de la Défense sur son site Internet.
Le ministère a publié une vidéo montrant un long cortège de 4X4 et de pick-ups blancs, montés par des combattants en treillis militaire, exhibant des drapeaux des YPG, ou de la coalition arabo-Kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS). "Des informations indiquent que près de 400 combattants kurdes ont quitté Manbij jusqu'à maintenant", poursuit le ministère syrien.
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"Provocation"
Contacté par l'AFP, un porte-parole des YPG n'a pas réagi dans l'immédiat à l'annonce de Damas.
De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a assuré que "les combattants qui se sont retirés mercredi ne font pas partie des YPG, mais appartiennent à des milices" alliées au sein de la coalition arabo-kurde des FDS.
La région de Manbij jouxte directement des territoires tenus par des rebelles syriens pro-Ankara. Mercredi, ces factions ont retiré les renforts déployés depuis plusieurs jours sur la ligne de démarcation, selon l'OSDH, signalant une détente.
Les forces kurdes avaient appelé le pouvoir syrien à déployer ses troupes après des déclarations inattendues du président Donald Trump, annonçant le 19 décembre un retrait de quelque 2.000 militaires américains stationnés en Syrie. M. Trump avait souligné que ce désengagement serait "lent" mais aussi "extrêmement coordonné" avec la Turquie.
Vendredi, la Turquie avait dénoncé le déploiement près de Manbij des troupes prorégime, estimant que les forces kurdes n'avaient "pas le droit" de faire appel à elles et mettant en garde contre toute "provocation".
Soutenu militairement par ses alliés indéfectibles, l'Iran et la Russie, le régime Assad a réussi à renverser la donne et contrôle désormais près des deux-tiers du pays morcelé par une guerre ayant fait plus de 360.000 morts depuis 2011.
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Manbij est un des points de contentieux entre la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), les Etats-Unis, leur allié qui a des troupes déployées dans le secteur, et la Turquie, qui menace de lancer une offensive contre la ville.Aujourd'hui, un tel assaut semble de fait écarté depuis que le pouvoir de Bachar el-Assad a déployé fin décembre des forces dans la région de Manbij, après un appel des forces kurdes.(Lire aussi : Macron s'entretient avec Poutine et appelle à préserver les Kurdes)Par le passé, les YPG ont assuré avoir retiré...


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09 h 53, le 03 janvier 2019