Dix ans après la dispersion silencieuse de ses collections, la Cinémathèque tente ainsi de reconstituer le puzzle fragmenté de la mémoire audiovisuelle du pays.
Entre bobines abandonnées, archives sauvées in extremis et nouvelles ambitions de restauration et de transmission, l’institution publique veut désormais devenir bien plus qu’un simple lieu de conservation.
Pendant des années, une partie des archives filmiques libanaises est restée oubliée dans les bâtiments du palais de l’Unesco. « Un peu à l’abandon, un peu mis à l’écart », raconte Vanessa Helou, responsable des archives cinéma au ministère de la Culture.
Avec l’effondrement progressif des infrastructures, aggravé par les crises successives, l’explosion du 4 août 2020 et les intempéries, l’état des collections devient alarmant. « Le bâtiment commençait à tomber un petit peu en miettes, et les archives aussi », poursuit-elle.

