Moyen Orient et Monde

Retrait américain de Syrie : les FDS appellent Paris à la rescousse

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Hassan Rohani (non photographié) à l’issue de leur réunion à Ankara, en Turquie, le 20 décembre 2018. Umit Bektas/Reuters

Deux responsables de la coalition arabo-kurde des FDS (Forces démocratiques syriennes) ont été reçus hier par des conseillers du président Emmanuel Macron à Paris pour discuter de la situation en Syrie après l’annonce du retrait des forces américaines et face à la menace d’une intervention militaire de la Turquie dans le Nord syrien. « Nous demandons aux Français un soutien diplomatique », a souligné Ilham Ahmad, l’une des responsables de l’appareil politique de cette coalition, estimant que les autorités françaises « peuvent faire pression sur la Turquie pour qu’elle arrête ses menaces ». « Nous avons demandé aussi que les forces (françaises) assument leur tâche dans la région jusqu’à ce qu’une solution politique soit trouvée », a-t-elle ajouté. « Combattre le terrorisme sera difficile parce que nos forces seront obligées de se retirer des lignes de front (dans la province) de Deir ez-Zor (dernier bastion de l’EI), pour prendre position sur la frontière avec la Turquie pour contrer toute éventuelle attaque », a ajouté Mme Ahmad. La responsable a aussi agité la menace de la libération de centaines de jihadistes étrangers détenus par les FDS actuellement pour faire pression sur les Occidentaux afin qu’ils ne lâchent pas les FDS face à la Turquie. « Nous craignons de ne plus maîtriser la situation et qu’il soit difficile pour nous de les garder dans une localité déterminée » en cas d’offensive turque, a-t-elle encore souligné.

Les conseillers du président français ont de leur côté « passé un message de soutien et de solidarité (aux FDS) et ont expliqué les échanges que la France avait eus avec les autorités américaines pour poursuivre la lutte contre Daech (acronyme arabe de l’EI ) », a indiqué l’Élysée sans plus de précisions. « Quand le président Trump dit que Daech est mort, nous considérons aujourd’hui que si le califat territorial n’est plus ce qu’il était en 2014 (...), s’il est réduit à peau de chagrin, il reste encore une poche dans laquelle les jihadistes de Daech sont repliés », a déclaré hier matin la ministre française des Armées Florence Parly. « Nous considérons que ce travail là doit être terminé. Nous ne partageons pas du tout l’analyse selon laquelle le califat territorial serait anéanti », a ajouté la ministre.



Deux responsables de la coalition arabo-kurde des FDS (Forces démocratiques syriennes) ont été reçus hier par des conseillers du président Emmanuel Macron à Paris pour discuter de la situation en Syrie après l’annonce du retrait des forces américaines et face à la menace d’une intervention militaire de la Turquie dans le Nord syrien. « Nous demandons aux Français un...

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