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Liban

Ils ont dit... sur la disparition du père Abou

● Fouad Siniora, ancien Premier ministre : « Le Liban et le monde arabe ont perdu un pilier du dialogue, de la communication, de la pensée lumineuse et ouverte, un homme d’une vaste culture, qui a été jusqu’aux dernières années de sa vie une source d’inspiration et de richesse pour le travail national autour du vivre-ensemble et un fervent défenseur des idéaux qui élèvent les civilisations. Le père Abou a joué un grand rôle au Liban en donnant un fondement intellectuel et culturel au mouvement indépendantiste et en s’engageant à défendre les libertés publiques et à affirmer la spécificité libanaise. Que Dieu ait l’âme de cet authentique jésuite libanais (…). »

● Nabil de Freige, ancien ministre et ancien député : « Penseur, écrivain, philosophe, patriote, le Liban tout entier, musulmans et chrétiens, a perdu avec le père Sélim Abou l’un des piliers de la résistance culturelle et politique. Le père Abou entretenait avec le Premier ministre Rafic Hariri une relation particulière qui se traduisait par des tête-à-tête réguliers qui duraient plusieurs heures... Chaque Libanais devrait s’inspirer des idées et des valeurs qu’il défendait pour pouvoir résister aux changements dramatiques que certains partis voudraient imposer et qui mèneraient à la disparition du Liban que nous voulons, le Liban de l’ouverture et de la modération. »

● Henri Hélou, député, via Twitter : « Aujourd’hui (hier) nous faisons nos adieux au père Sélim Abou, l’un des symboles du dialogue et penseur de la liberté. Il a voulu que l’université soit un carrefour de la pensée, et percevait dans les slogans le propre de la “paresse intellectuelle”. Nous avons effectivement assez de la “paresse” et des grands slogans d’ailleurs irréalisables. »

● Michel Moawad, député, via Twitter : « Avec la disparition du père Sélim Abou, nous perdons un patriote d’envergure, ayant foi en l’homme et le Liban. Il a transmis le savoir à des générations successives et nourri leur sentiment d’appartenance au pays (...) en diffusant par sa pensée le modèle d’une résistance nationale orientée vers un Liban de liberté, de souveraineté et d’indépendance. »

● Élie Keyrouz, ancien député, dans un communiqué : « Le Liban fait ses adieux au père fondateur de l’idée libanaise indépendantiste en évolution. L’Université Saint-Joseph, avec le père Abou, a devancé de nombreux leaders politiques et intellectuels par ses résistances et ses colères (référence à deux des discours du père Abou à l’occasion de la Saint-Joseph, en 2002 et en 2003, NDLR). Fidèle à la tradition d’indépendance et de liberté de l’université jésuite, le père Abou en a fait un milieu favorable à la résistance culturelle sous la tutelle syrienne, une résistance par la pensée face aux tentatives d’intimider et de dompter l’esprit libre (…). Il a critiqué le discours libanais officiel de normalisation de la répression et du suivisme. Le père Abou a également fait de la fête de l’université le 19 mars de tous les ans (fête de la Saint-Joseph) l’occasion de rappeler, à travers un discours courageux, que le Liban doit recouvrer son entière indépendance, souveraineté et liberté sans laisser le moindre soupçon sur leur intégrité. Dans son discours de 2002 il a appelé à faire de l’opposition libanaise une vraie résistance nationale face à l’occupation syrienne, à transgresser les interdits pour exprimer l’opposition, à une période difficile marquée par l’incarcération du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, et les atteintes portées contre des milliers de jeunes chrétiens et Libanais, une période où la vie politique se réduisait à ce que le régime sécuritaire choisissait d’en faire (…). »

● Neemat Frem, député, sur Twitter : « Le père Sélim Abou était le penseur de la cause libanaise et le gardien de la liberté politique muni d’une profonde éthique. »

● Farid Boustany, député, via Twitter : « Avec le décès du père Sélim Abou, le Liban et le monde francophone perdent un de leurs acteurs qui ont le plus travaillé pour la théorie du dialogue des civilisations, entre l’Est et l’Ouest, l’islam et le christianisme. »

● Ziad Hawat, député, via Twitter : « Est parti celui qui a consacré sa vie à la défense de la souveraineté, la liberté, l’indépendance et la culture. Le père Abou a inspiré une génération d’étudiants (…) ayant résisté à l’occupation syrienne. Nous nous inclinons devant son parcours et son combat, il restera présent dans chacune de nos actions jusqu’au recouvrement de l’entière souveraineté du Liban (…). »

● Alain Hakim, ancien ministre, sur Twitter : « Le père Sélim Abou nous quitte en laissant les marques de sa conscience libre et de son verbe puissant qui résonnait dans ses discours sous l’occupation. Il a toujours vu en l’Université Saint-Joseph une tribune de liberté, de souveraineté et de démocratie, qui a un rôle à jouer dans l’édification de l’État, en plus de son rôle pédagogique de renom. »

● Fouad Siniora, ancien Premier ministre : « Le Liban et le monde arabe ont perdu un pilier du dialogue, de la communication, de la pensée lumineuse et ouverte, un homme d’une vaste culture, qui a été jusqu’aux dernières années de sa vie une source d’inspiration et de richesse pour le travail national autour du vivre-ensemble et un fervent défenseur des idéaux qui...
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