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Retrait américain de Syrie : Erdogan veut éliminer les jihadistes et les miliciens kurdes

Si Ankara voit d'un bon œil le prochain retrait américain, la coalition à dominante kurde qui sert de fer de lance sur le terrain dans la lutte contre l'EI a averti qu'il pourrait avoir de graves conséquences.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'adressant à ses partisans, à Konya, en Turquie, le 17 décembre 2018. Cem Oksuz/Presidential Press Office/Handout via REUTERS

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis jeudi d'éliminer les jihadistes et les milices kurdes du nord de la Syrie après le retrait des troupes américaines, alors qu'un responsable kurde a mis en garde contre les risques du désengagement de Washington.

Si l'annonce de l'imminent retrait des quelque 2.000 soldats américains stationnés dans le nord de la Syrie a désarçonné les alliés de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), elle a été accueillie avec un certain soulagement par la Turquie, excédée par le soutien que ces troupes apportent aux milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) qu'elle considère comme "terroristes".

Saluant "avec une certaine prudence" l'annonce faite mercredi par son homologue américain Donald Trump, M. Erdogan a assuré lors d'un discours à Istanbul que son pays tâcherait "d'éliminer les YPG et les résidus de Daech (l'EI)", dans le nord de la Syrie.



(Lire aussi : Le retrait des États-Unis, une aubaine pour l’EI ?)



"Sursis"
Il a toutefois affirmé qu'il avait décidé, à la lumière de la décision américaine et d'un entretien téléphonique le 14 décembre avec M. Trump, de surseoir dans l'immédiat à l'offensive qu'il prévoyait de lancer dans le nord de la Syrie contre les YPG, alliés de Washington dans la lutte contre l'EI. "Ce sursis ne sera pas évidemment pour une période indéfinie", a-t-il précisé

"En attendant, nous allons élaborer des plans pour éliminer les éléments de l'EI qui seraient toujours en Syrie, conformément à ce qui a été convenu lors de mon entretien avec le président Trump", a ajouté M. Erdogan. Selon le quotidien turc Hurriyet, M. Trump a pris la décision de retirer ses troupes de Syrie lors de cet entretien téléphonique après que M. Erdogan s'est engagé à poursuivre la lutte contre les jihadistes.

Quelque 2.000 soldats américains sont actuellement déployés dans le nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre l'EI et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes.

Traversées par de fortes tensions notamment en raison du soutien américain aux YPG, les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, deux alliés au sein de l'OTAN, semble sur la voie de la détente depuis plusieurs semaines. "Nous devons coordonner ce retrait avec les Etats-Unis. Nous sommes déjà en contact à plusieurs niveaux", a déclaré vendredi le chef la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu.



(Lire aussi : L'engagement américain en Syrie depuis 2011)



Pressions kurdes
Si Ankara voit d'un bon œil le prochain retrait américain, la coalition à dominante kurde qui sert de fer de lance sur le terrain dans la lutte contre l'EI a averti qu'il pourrait avoir de graves conséquences.

"Combattre le terrorisme sera difficile parce que nos forces seront obligées de se retirer des lignes de front (dans la province) de Deir ez-Zor (dernier bastion de l'EI, ndlr), pour prendre position sur la frontière avec la Turquie pour contrer toute éventuelle attaque", a déclaré à Paris Ilham Ahmad, une des responsables de l'appareil politique de cette coalition, connu sous l'acronyme de FDS et dont les YPG constituent l'épine dorsale.

Mme Ahmad a aussi agité la menace de la libération de centaines de jihadistes étrangers détenus par les FDS actuellement pour faire pression sur les Occidentaux afin qu'ils ne lâchent pas les FDS face à la Turquie . "Nous craignons de ne plus maîtriser la situation et qu'il soit difficile pour nous de les garder dans une localité déterminée" en cas d'offensive turque, a souligné Mme Ahmad.

Le sort des jihadistes étrangers détenus en Syrie est un vrai casse-tête pour les nombreux pays d'origine de ces prisonniers, qui ne souhaitent pas leur libération, mais ne souhaitent pas non plus les récupérer sur leur sol, offrant ainsi à leurs geôliers un levier diplomatique important.

Outre la consternation des alliés de Washington au sein de la coalition anti-jihadiste, la décision de M. Trump a suscité des remous au sein de sa propre administration. Le chef du Pentagone Jim Mattis a ainsi brutalement annoncé jeudi sa démission du gouvernement de Donald Trump, affichant son désaccord avec la nouvelle stratégie de la Maison Blanche marquée par le retrait des troupes de Syrie et la préparation d'un désengagement partiel d'Afghanistan.



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commentaires (2)

LE MINI SULTAN ERDO SERA RESPONSABLE DU DECLENCHEMENT D,UNE MEGA GUERRE DANS LA REGION ET DANS LAQUELLE IL S,EMBOURBERA JUSQU,AUX OREILLES... NAIF QUI CROIRAIT QUE TRUMP A OBTEMPERE AUX DEMANDES TURQUES. ERDO VA SE TROUVER PIEGÉ !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

14 h 09, le 22 décembre 2018

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Commentaires (2)

  • LE MINI SULTAN ERDO SERA RESPONSABLE DU DECLENCHEMENT D,UNE MEGA GUERRE DANS LA REGION ET DANS LAQUELLE IL S,EMBOURBERA JUSQU,AUX OREILLES... NAIF QUI CROIRAIT QUE TRUMP A OBTEMPERE AUX DEMANDES TURQUES. ERDO VA SE TROUVER PIEGÉ !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 09, le 22 décembre 2018

  • Ça sera encore plus facile pour ce fumiste puisqu'il sait que les terroristes wahabites s'en iront avec leurs protecteurs américains. Il en sait quelque chose puisque erdo a joué un rôle actif pour leur introduction en Syrie sur suggestion américaino-occidenrale à la sauce sioniste.

    FRIK-A-FRAK

    19 h 16, le 21 décembre 2018