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Campus

« Notre but est de permettre aux étrangers de voir le Liban sans préjugés ni stéréotypes »

Atelier

Pour la première fois depuis sa création, le MEDS a organisé ses rencontres au Liban, axées sur les espaces publics.


15/12/2018

Organisé pour la première fois hors d’Europe, l’atelier international Meeting of Design Students (MEDS) s’est tenu l’été dernier au Liban, avec la participation de 250 étudiants et jeunes professionnels du domaine des beaux-arts de 35 pays différents. « En 2016, lors du rendez-vous annuel de MEDS en Macédoine, l’équipe libanaise a proposé d’organiser la 9e édition au Liban. Grâce à une présentation de haut niveau mettant l’accent sur l’image positive du Liban, moins reconnue à l’étranger, nous avons obtenu le droit d’exporter MEDS au Liban pour l’année 2018, en partenariat avec le ministère de la Culture, les municipalités de Byblos et Amchit, l’Université libano-américaine (LAU) et l’ordre des ingénieurs et des architectes au Liban », indique Christèle Harrouk, jeune architecte et conceptrice urbaine qui fait partie de l’équipe organisatrice de MEDS au Liban. La rencontre s’est tenue à Byblos et à Amchit, sous le thème de la « diversité » et l’appropriation des espaces publics libanais. Du Liban, des étudiants de l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK) et de l’Université libano-américaine (LAU) ont participé à cette importante rencontre internationale.

Pendant deux semaines, les participants se sont attelés aux tâches techniques et aux créations de projets, ont assisté à des conférences et ont visité des sites touristiques libanais. « Notre but initial était de permettre aux étrangers de voir le Liban sans préjugés ni stéréotypes ; le Liban des plages, des montagnes, de la culture et de la vie nocturne. Cette édition de MEDS a permis la création de projets à impact sérieux et direct sur les villes de Byblos et Amchit, et sur leurs espaces publics », souligne encore Christèle Harrouk.


Cuisine écologique

Tracy Hanna, étudiante en 4e année d’architecture à l’ALBA, Cynthia Antablian, mastérante en architecture à l’USEK, et Jennifer Franjieh, étudiante en 2e année d’architecture à la LAU, ont pris part à l’atelier. Ce qui les a poussées à participer ? Tracy Hanna parle « d’améliorer mes compétences manuelles et pratiques », Cynthia Antablian est « intriguée par le sujet concernant les espaces publics qui manquent au Liban », et, « en tant que jeune membre de la société », elle a voulu « contribuer à un changement, même minime ». Pour Jennifer Franjieh, l’atelier représente une occasion de se « familiariser avec le travail d’équipe ».

Les étudiantes travaillent sur des projets différents. Tracy Hanna participe à la création d’une « Recipe by Design », une cuisine écologique. « C’était facile de découper et de préparer les pièces en bois composant l’unité, mais le défi était de créer un four en pot d’argile et de mouler un évier en béton », admet la jeune architecte en devenir. Cynthia Antablian, elle, travaille sur le projet « Hillslide Chapel », un belvédère en bois recyclé avec une vue sur la mer. « La difficulté était la technique de combustion japonaise que nous avons utilisée afin de donner une texture au bois », explique l’étudiante. Quant à Jennifer Franjieh, elle fait partie de l’équipe qui élabore le projet « Praxis ». « Nous avons créé plus de 1 100 dalles de béton faites à la main en utilisant des éléments de conception différente afin de couvrir un mur abandonné sur le boulevard de Amchit », précise-t-elle.

Les trois jeunes architectes en devenir sont unanimes sur le fait que cette expérience, partagée avec des étudiants internationaux, était fructueuse et inoubliable. « Cet atelier m’a sensibilisée à l’importance des espaces publics et m’a permis de découvrir la richesse de la diversité, notamment lors de nos débats et échanges », partage Tracy Hanna. Cynthia Antablian, elle, confie avoir élargi son cercle « de passionnés qui viennent de divers pays, augmentant ainsi mes inspirations ». Jennifer Franjieh raconte avoir appris de nouvelles techniques de travail et de construction. « Je referai cette expérience si j’en aurai la chance, et je ne peux que la recommander à toute personne intéressée », conclut-elle.



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