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Tournage en France d'un film porno non payé : une société des Saoud plaide le mensonge

Justice

La SCI 25 avenue Bugeaud est accusée par la société Atyla de ne pas avoir réglé des frais avancés par cette dernière pour le tournage d'un film à caractère pornographique réalisé avec la maîtresse présumée de Saoud el-Fayçal, ancien ministre saoudien des AE.

OLJ/AFP
15/11/2018

Une société détenue par la famille royale saoudienne, sommée par un prestataire français de payer la somme de 90.000 euros pour le tournage d'un film pornographique destiné à un ancien haut dignitaire du régime, a plaidé l'escroquerie et le mensonge jeudi devant le tribunal.

La SCI 25 avenue Bugeaud, un hôtel particulier situé dans le très chic XVIe arrondissement de Paris, est accusée par la société Atyla de ne pas avoir réglé des frais avancés par cette dernière pour le tournage d'un film à caractère pornographique réalisé avec la maîtresse présumée de Saoud el-Fayçal, ancien ministre saoudien des Affaires étrangères, décédé en juillet 2015. Cette SCI est détenue par plusieurs membres de la famille royale saoudienne, dont la princesse Lana al-Saoud, fille de l'ancien haut dignitaire mis en cause.

"C'est une tentative d'escroquerie au jugement et je pèse mes mots", a défendu l'avocat de la SCI, Me Philippe Bouchez El Ghozi, devant le tribunal de Nanterre, en région parisienne. "La facture avancée par le demandeur est un faux", a-t-il affirmé. "Elle a prétendument été émise le 8 décembre 2015 mais elle comporte un numéro de facturation datant de 2016".


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Du côté du demandeur, absent lors de l'audience, on a également présenté des échanges de mails entre un homme, présenté comme l'assistant personnel du prince al-Fayçal, et la société Atyla discutant des scénarios possibles pour le film pornographique.

Une preuve contestée par la défense qui assure que cet homme est inconnu de la famille royale. "Les associés de la SCI sont toutes des princesses et aucune n'a commandé la moindre prestation" à la société Atyla, a martelé Me Bouchez El Ghozi.

"On instrumentalise votre tribunal: j'assigne, je communique à la presse pour mettre une grosse pression et faire peur aux Saoudiens" et les contraindre de régler la note pour éviter toute mauvaise publicité, a-t-il détaillé.

L'avocat a réclamé une condamnation de la société Atyla à une amende de 100.000 euros pour "tentative d'escroquerie au jugement" et un "considérable préjudice d'image" pour la famille royale saoudienne.

La décision a été mise en délibéré au 17 janvier.


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George Khoury

vous pensez vraiment que les enfants du saoud vont laisser l'opportunite a une societe de mettre sur la place publique un film compromettant pour economiser Euro90k??

ce film, si il existe, n'a rien a voir avec les saoud, sinon l'affaire aurait ete reglee depuis longtemps.

un type s'est probablement fait passer pour "l'assistant de l'assistant" pour donner libre cours a ses envies...et une societe a juge bon de saisir l'opportunite

Talaat Dominique

il faut mettre le(s) film(s) en ligne
comme cela on pourra voir, l'hypocrisie des "princes" saoudiens

Irene Said

Cette fois, pour changer du film d'horreur avec Jamal Khashoggi, une histoire croustillante, avec pour participante...carrément la dulcinée d'un "vrai" prince séoudien !
Irène Saïd

Sarkis Serge Tateossian

Encore des "enregistrements à balancer..." contre les saouds ? :-)

Dans un journal francophone (JDD):
l'avertissement de l'avocat du requérant, Me Ivan Itzkovitch, dans ses conclusions : "Pour préserver la bienséance des débats, la SARL Atyla ne verse pas à ce stade au dossier les films réalisés […] mais se réserve la possibilité de le faire si la SCI 25 avenue Bugeaud persistait." Il faut dire que cette bataille judiciaire se déroule sur fond de fantaisies érotiques : en cause, un tournage très osé mettant en scène la maîtresse d'une éminence saoudienne.…

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