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Diaspora

De Krasnodar à Tyr, un jumelage libano-russe centré sur le tourisme

Coopération

Un Libano-Russe a instauré un vol direct hebdomadaire entre Krasnodar et Beyrouth pour encourager les échanges touristiques.

Naji FARAH | OLJ
23/10/2018

Avec l’accroissement du nombre d’étudiants et de diplômés universitaires libanais en Russie, dont certains obtiennent la nationalité russe, il est normal que les relations entre les deux pays se développent. La Russie, qui entretient des liens historiques de longue date avec le Liban, devient une destination touristique privilégiée pour les Libanais. Ils sont partis par milliers découvrir Moscou, Saint-Pétersbourg, Sotchi et bien d’autres villes russes durant la dernière Coupe du monde de football de l’été 2018 et, enchantés par ce beau pays, s’apprêtent à y revenir. Quant aux touristes russes en quête de destinations nouvelles et proches de leurs frontières, ils lorgnent de plus en plus vers le Liban et attendent que les prix pratiqués par les divers organismes touristiques deviennent plus attrayants pour visiter le pays du Cèdre où la nouvelle Miss Liban, Maya Reaidy, fraîchement élue, est de mère russe !


Un vol direct Krasnodar-Beyrouth
En vue d’accompagner ces développements, Walid Abou Chahla, Libano-Russe diplômé en pharmacie et œuvrant pour le développement des relations touristiques et économiques entre les deux pays, a inauguré cet été une ligne directe reliant en une heure et 50 minutes Krasnodar, ville du sud de la Russie, à Beyrouth. Conscient de la difficulté de maintenir ouverte cette ligne hebdomadaire, il indique que « le but est de faciliter la venue au Liban de familles libano-russes ainsi que des ressortissants russes établis dans cette région, et de permettre aux Libanais de découvrir cette belle contrée ». « Les vols ont bien fonctionné tous les dimanches durant l’été et, après un bref arrêt, nous programmons déjà leur reprise pour les fêtes de fin d’année », précise-t-il.

La région du kraï de Krasnodar est délimitée à l’est par la Géorgie, à l’ouest par la Crimée et l’Ukraine et au sud par la mer Noire. Sa capitale, qui porte le même nom, est située à 1 200 kilomètres au sud de Moscou et a été construite à la fin du XVIIIe siècle autour d’une forteresse élevée par les Cosaques au bord de la rivière Kouban, au nord du Caucase, notamment pour défendre la Russie contre les velléités turques de conquête de la région. Les monuments les plus visités par les touristes sont la cathédrale Sainte-Catherine, le musée d’art Kovalenko et le musée archéologique, le parc et le théâtre Gorki. Le jardin botanique de Krasnodar est l’un des plus beaux du sud de la Russie. Mais une des particularités de Krasnodar est que ses montagnes regorgent de mystérieux dolmens situés de part et d’autre de la cordillère du Caucase, sur une superficie de 12 000 kilomètres carrés entre la Russie et l’Abkhazie. Plus de 3 000 structures mégalithiques ont ainsi été recensées, et sont datées de 4 000 à 25 000 ans selon les experts. Les dolmens du Caucase, qui représentent un type unique d’architecture préhistorique, sont construits avec des blocs de pierre énormes comportant un trou dans l’un des côtés, en œil-de-bœuf ou de forme carrée, qui s’élargit vers l’extérieur, créant un espace propice aux rituels.


Jumelage entre Novorossiisk et Tyr
Tout comme la ville olympique de Sotchi, Novorossiisk est l’une des grandes villes de la région du Krasnodar, située sur la côte de la mer Noire, aux paysages similaires à ceux de la côte libanaise bordée de montagnes. Elle a pris son essor à la fin du XIXe siècle grâce à la construction d’une cimenterie et à l’aménagement de son port pour l’exportation du blé. Ce port est devenu le premier de Russie et abrite la principale base navale de la flotte de la mer Noire en territoire russe. Novorossiisk a été jumelée, il y a quatre ans, avec la ville de Tyr.

Dans ce contexte, Walid Abou Chahla, qui est pour sa part originaire de la localité d’al-Aqaba à Rachaya, a accompagné à Tyr il y a deux mois une délégation de trois responsables touristiques et commerciaux de Novorossiisk. Une réunion s’est tenue au siège de la municipalité de Tyr, sur invitation de Salah Sabraoui, vice-président du conseil municipal, et Walid Tawil, responsable des relations publiques au sein de la municipalité. RJLiban, présente à la réunion avec ses collaboratrices ukrainiennes et russe, Yana et Galiya de Kiev et Katia d’Ekaterinbourg, a distribué aux invités un programme complet de visite touristique du Liban accompagné d’informations détaillées sur les principaux sites archéologiques et religieux, spécialement élaboré en russe en prévision de l’ouverture du tourisme entre les deux pays.

Cette page est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban. E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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