Liban

« Les acteurs du film ont trouvé leurs propres mots pour raconter leur histoire »

OLJ
17/10/2018

Plusieurs fois primé à l’étranger, le film Tadmor est le fruit d’un long processus qui avait débuté par une pièce de théâtre, qui a également fait le tour des capitales européennes et reçu un accueil extrêmement favorable auprès du public. L’idée de le convertir en film est née durant l’été 2012, sur un souhait commun convenu entre les réalisateurs, Lokman Slim et Monika Borgmann, et les prisonniers, qui venaient de fonder l’Association des anciens détenus en Syrie.

« Il s’agit d’un travail collectif de longue haleine, qui nous a pris trois années de recherches, d’interviews et de tournage », confie Monika Borgmann à L’OLJ. « Une grande partie du film table sur l’improvisation. Au fil des répétitions, les détenus ont fini par trouver leurs propres mots pour exprimer ce qu’ils avaient sur le cœur », précise-t-elle.

Depuis la création de leur association, les anciens prisonniers ont multiplié les appels pour non seulement sensibiliser l’opinion à leur cause, complètement ignorée par les autorités libanaises, mais aussi pour militer en faveur de tous ceux qui seraient encore détenus dans les geôles syriennes, y compris plusieurs dizaines de Libanais dont le sort reste, à ce jour, inconnu.

« Nous souhaitons que les autorités libanaises, qui ne se sont jamais intéressées à notre situation et dont nous n’avons pas reçu la moindre attention, puissent se pencher sur notre cas et sur celui des Libanais qui croupissent encore dans les prisons en Syrie », commente le président de l’association, Ali Abou Dehn.

Pour M. Slim, « le message véhiculé par le film Tadmor est universel et concerne non seulement les détenus en Syrie, mais aussi de nombreux prisonniers aux quatre coins du monde qui luttent chaque instant pour leur survie ».

Devant le succès obtenu par ce témoignage cru sur la vie dans les prisons syriennes, les organisateurs espèrent obtenir, dans un proche avenir, un visa d’exploitation commerciale pour pouvoir sensibiliser un plus large public aux questions de la violence et de la torture pratiquées dans les lieux carcéraux, notamment en Syrie, et réclamer que justice soit faite.

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Yves Prevost

Ce film va-t-il être diffusé au Liban? Espérons qu'il va faire bouger les choses en faveur de ceux qui sont encore prisonniers en Syrie (sont-ils toujours en vie?)

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