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Aoun déplore la situation de la presse écrite au Liban

Le président libanais Michel Aoun. Photo Ani

Le président libanais Michel Aoun a déploré lundi la situation de la presse écrite au Liban après la fermeture du groupe de presse Dar as-Sayyad, fondé en 1954 par un grand nom du journalisme au Liban, Saïd Freiha, et dernière disparition en date dans le paysage médiatique libanais déjà sinistré.

Le chef de l’État a ainsi exprimé sa solidarité avec les groupes de presse qui ont dernièrement mis la clé sous la porte. "De grandes publications et plumes de la presse écrite sont nées au Liban, le pays de la vérité et de la parole libre", a déclaré le président Aoun, ajoutant que "la liberté d'expression forge l'opinion publique".

Dans la journée, M. Aoun s'est entretenu avec Elham Freiha, directrice générale de Dar as-Sayad, qui publiait le quotidien al-Anouar (1959), le célèbre magazine al-Chabaké (1957), le magazine as-Sayyad (né avec l’indépendance du Liban, le 22 novembre 1943), ainsi que Feyrouz, al-Farès et al-Difaa al-Arabi.

Cette cessation d'activité n'est que la dernière d'une longue série de fermetures de quotidiens et de périodiques au cours des dernières années, sur fond de marasme économique. En juin, le prestigieux quotidien panarabe al-Hayat, fondé en 1946, avait fermé son bureau à Beyrouth. Il avait été précédé fin 2016 par le quotidien as-Safir, lancé en 1974 et qui avait accueilli dans ses colonnes les plus grands intellectuels arabes.

D'autres quotidiens de renom, comme an-Nahar, ont procédé à des licenciements de masse ou à une suspension du paiement des salaires pour éviter le même sort.


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