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Abbas Ibrahim : 50.000 réfugiés installés au Liban sont rentrés en Syrie depuis janvier

Crise

A ce rythme, le nombre de rapatriements pourrait atteindre 200.000 d'ici un an, selon le directeur général de la SG.

OLJ/Reuters
25/09/2018

Cinquante mille Syriens qui s'étaient réfugiés au Liban pour fuir la guerre ont pu regagner leur pays depuis le début de l'année, a déclaré mardi à Reuters le directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim. A ce rythme, le nombre de rapatriements pourrait atteindre 200.000 d'ici un an, a-t-il ajouté. Depuis janvier, la SG s'est chargée d'organiser le rapatriement de 25.000 réfugiés syriens, en coordination avec Damas. Les 25.000 autres ont organisé eux-mêmes leur retour au pays.

Le Liban héberge 976.000 réfugiés syriens recensés, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Le gouvernement libanais fait état d'environ un million et demi de Syriens actuellement sur le territoire libanais. Les succès de l'armée gouvernementale syrienne et le retour de la paix dans de nombreuses régions incitent des réfugiés à regagner leur pays, au grand soulagement des autorités libanaises. Pour les départs organisés par Beyrouth, les noms des candidats au rapatriement sont d'abord communiqués au gouvernement de Damas, qui en refuse en moyenne 10%. Les personnes recherchées par les autorités syriennes sont informées de cette situation, afin qu'elles décident si elles préfèrent rester au Liban ou bien rentrer en Syrie "régler leurs affaires".

En juillet dernier, Moscou avait lancé une initiative pour le retour des réfugiés installés au Liban et en Jordanie. Dans ce contexte, Beyrouth a annoncé le 6 août la création de centres chargés d'enregistrer les demandes de Syriens souhaitant retourner chez eux. Damas a également dévoilé la création d'un comité chargé d'organiser le retour de millions de réfugiés. Il y a actuellement 5,6 millions de réfugiés syriens au Proche-Orient en raison de la guerre qui a débuté en 2011.

Le général Ibrahim pense que le rythme des rapatriements va s'accélérer une fois que le calme sera revenu dans la province d'Idleb, dernier bastion rebelle dans le nord-ouest de la Syrie. Selon lui, de nombreux jeunes Syriens craignent de rentrer dans leur pays de crainte d'être enrôlés dans l'armée pour aller combattre les insurgés dans cette région. L'Etat syrien rétablira sa souveraineté sur la province d'Idleb, que ce soit par des moyens pacifiques ou non, a assuré dans la journée le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad.

Depuis que le régime de Damas a enchaîné les victoires face aux rebelles et aux jihadistes et repris le contrôle de vastes régions de ce  pays en guerre, les appels se font plus pressants au pays du Cèdre en faveur d'un retour des réfugiés dans leur pays. La communauté internationale s'oppose toutefois à un tel retour, estimant que la situation n'est pas encore assez sûre et appelant à trouver d'abord une solution politique au conflit.

Mardi, le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a réitéré le refus du Liban "de lier le retour des déplacés à une solution politique en Syrie", s'interrogeant sur "la raison pour laquelle la communauté internationale est prête à financer (les réfugiés) au Liban et arrêterait l'aide s'ils retournaient" dans leur pays. 
Lundi, le président libanais Michel Aoun avait lui aussi réitéré son appel à ne pas attendre une solution politique en Syrie pour résoudre la question du retour des réfugiés.


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Le pont

Chaque année il y a environ 40 mille naissances chez nos réfugiés syriens. Donc le départ de 50 mille n'est qu'une goutte d'eau.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ENUMEREZ CE CHIFFRE QUI SEMBLE ASTRONOMIQUE AUX CENTAINES DE SYRIENS RETOURNES EN FAIT ! ET QUI HAUSSE LEUR POURCENTAGE A 0,033PCT... MAIGRE CHIFFRE TOUT DE MEME...

Antoine Sabbagha

50.000 réfugiés de retour ? Un début super timide .

Sarkis Serge Tateossian

Quoi que l'on pense, ce dossier doit être traité le plus humainement possible.

Pour les réfugiés il s'agit d'un drame et un accident de parcours dans leur vie. Il ne faut pas croire qu'ils sont si heureux ainsi... De leur situation.

Et le Liban n'est tout simplement pas capable de résorber une telle quantité de réfugiés sans conséquences irrémédiables dans son équilibre communautaire déjà secoué.

Le retour des réfugiés, organisé, sécurisé avec un suivi administratif est souhaitable.

NAUFAL SORAYA

Un début...

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