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L'Iran confirme un tir de missiles contre des rebelles kurdes en Irak

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Cette frappe a fait 15 morts, selon un nouveau bilan donné dimanche.


OLJ/AFP
09/09/2018

Les Gardiens de la Révolution, l'armée d'élite iranienne, ont confirmé dimanche avoir tiré la veille sept missiles contre le quartier général d'un groupe d'opposition armé kurde iranien en Irak. "Le quartier général des terroristes [...] a été touché samedi par sept missiles de surface tirés par la division balistique de la force aérospatiale des Gardiens", a indiqué un communiqué publié sur le site officiel des Gardiens.

Cette frappe a fait 15 morts, selon un nouveau bilan donné dimanche à l'AFP par Soran Louri, responsable de la communication du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) -installé au Kurdistan irakien et considéré par Téhéran comme une organisation terroriste. Trente personnes ont également été blessées, de source médicale locale.

La division des drones des Gardiens a été impliquée dans cette rare attaque balistique transfrontalière menée sur le sol irakien à partir du territoire iranien.


Pendant un Congrès

Un responsable du PDKI avait indiqué que des roquettes avaient été tirées sur leur siège à Koysinjaq alors qu'ils étaient réunis en congrès. Il avait accusé l'Iran d'être à l'origine de l'attaque.

Koysinjaq est située près de la frontière iranienne, à une centaine de kilomètres à l'est d'Erbil, capitale de la région autonome kurde d'Irak. "Le châtiment des transgresseurs a été planifié à la suite des actions maléfiques perpétrées ces derniers mois par des terroristes de la région kurde [d'Irak] à la frontière de la République islamique" d'Iran, selon le communiqué des Gardiens de la Révolution.

De nombreuses "équipes de terroristes" ont récemment été envoyées à partir de la zone autonome kurde d'Irak dans les provinces iraniennes de l'Azerbaïdjan-Occidental, du Kurdistan et de Kermanshah, ont ajouté les Gardiens, armée idéologique créée au côté de l'armée nationale après la Révolution islamique de 1979. Ils affirment avoir affronté récemment des commandos du PDKI dans le villes de Marivan et Kamyaran dans la zone du Kurdistan iranien, frontalière de l'Irak.


Protestation irakienne

Dans un communiqué publié dimanche, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères irakien, Ahmed Mahjoub, a de son côté dénoncé le bombardement de Koysinjak, survenu au lendemain de l'incendie du consulat d'Iran à Bassora (sud de l'Irak) par des manifestants.

"L'Irak protège la sécurité de ses voisins et refuse que son sol soit utilisé pour menacer ces pays mais refuse catégoriquement que sa souveraineté territoriale soit violée par le bombardement de quelque cible que ce soit sur son sol sans coordination préalable", a-t-il affirmé.

Le PDKI est le plus ancien parti autonomiste kurde d'Iran. Interdit après la Révolution islamique, il semble avoir repris des opérations en territoire iranien depuis 2016, après une longue trêve. Sept de ses dirigeants ont été assassinés en Autriche et en Allemagne dans deux attentats commis respectivement en 1989 et 1992, attribués par ces deux pays à l'Iran.

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