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La Dernière

L’alchimie secrète d’une collection

Mode
28/08/2018

Azzedine Alaïa n’est pas mort. La petite silhouette qui s’est effacée en novembre dernier continue à projeter sur l’univers de la mode son ombre immense, à travers notamment l’Association Azzedine Alaïa, administrée par le peintre Christoph von Weyhe, compagnon du créateur disparu, et son amie la galeriste Carla Sozzani. Depuis novembre 2017 donc, pas un jour ne s’est levé sur la planète fashion sans la présence du grand couturier, entre l’exposition Je suis couturier, première présentation hommage après sa disparition, et une autre donnée à Londres au Design Museum.

Depuis le 2 juillet dernier et jusqu’au 6 janvier 2019, l’association Azzedine Alaïa enchaîne avec L’alchimie secrète d’une collection, exposition concentrée sur la collection phare du créateur, une ligne printemps/été présentée en 1992 et inspirée des fastes de Versailles.

L’idée de cette collection était venue à Azzedine Alaïa lors de l’installation de son atelier à l’adresse devenue mythique du 18, rue de la Verrerie, dans le IVe arrondissement de Paris. Ce local qu’il a réaménagé, le divisant en atelier, lieu de vie et showroom, aurait en effet servi d’école d’ « arts d’agrément », sorte d’académie de geishas destinée à former les dames de la cour de Louis XV à la culture et aux raffinements de rigueur. Et c’est justement dans ces lieux qu’une certaine Jeanne-Antoinette Poisson se prépara à son destin de future marquise et favorite du roi. L’histoire n’est pas anodine et charrie aussitôt tout un style fait de broderie anglaise, de corsets à balconnets, de cuir perforé, de dentelles et de maille en trompe-l’œil.

Le couturier fait preuve d’une prodigieuse maîtrise technique ainsi que d’une élégance qui le classe déjà parmi les plus grands. Son admiration et son respect pour le corps féminin le poussent à des prouesses inouïes pour le sublimer, précis dans ses coupes, sensuel dans son inspiration.

Cette collection monumentale qui se décline en 115 modèles, soit plus du double normalement requis, a été mise en scène, 18 rue de la Verrerie, par Olivier Saillard, grand expert de la mode et ancien directeur du palais Galliera. L’exposition, baptisée L’alchimie secrète d’une collection, fait également l’objet d’un beau livre composé des photographies prises par Prosper Assouline en 1991 au cours des préparatifs du défilé. Édité chez Assouline, il est déjà disponible en librairie.

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