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Le Mossad serait responsable de l'assassinat d'un scientifique syrien chargé de l'armement, selon le NYT

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"La Syrie et le Hezbollah ont vite pointé du doigt Israël. Dans ce cas, les accusations étaient fondées. Le Mossad surveillait Aziz Esber depuis un long moment", écrit le New York Times.

OLJ
07/08/2018

Le Mossad israélien serait responsable de l'assassinat du chef d'un centre de recherche scientifique syrien qui, selon l'Occident, a pris part au programme d'armes chimiques du régime de Damas, rapporte le New York Times dans son édition de lundi.

Dimanche, le quotidien prorégime syrien al-Watan rapportait que le général Aziz Esber avait péri dans l'explosion de sa voiture. Il dirigeait un centre de recherche à Masyaf, près de la ville de Hama, centre qui pour les pays occidentaux était une installation secrète du régime syrien. "(Esber) est mort dans une explosion qui a visé sa voiture dans les environs de Hama", écrivait al-Watan sur son site internet. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait fait lui aussi état de la mort d'Aziz Esber, qui remonte à samedi soir, selon l'agence Reuters. L'attaque visant Esber, et qui a également tué son chauffeur, a été revendiquée par un groupe affilié à l'organisation rebelle syrienne Tahrir al-Cham. Les Brigades Abou Amara ont publié un communiqué sur le réseau crypté Telegram, affirmant qu'elles avaient "posé les explosifs" qui ont tué Esber.

Interrogé dimanche par Reuters, un responsable gouvernemental israélien s'était refusé à toute déclaration sur la mort d'Esber. Mais selon le New York Times, le Mossad, service de renseignement israélien, est derrière cet assassinat. "Aziz Esber était l'un des plus importants experts syriens en fusées, responsable de la mise en place d'un arsenal de missiles guidés qui étaient capables d'atteindre avec une précision extrême des villes israéliennes situées à des centaines de kilomètres (de la Syrie)", écrit le NYT, dans un article signé par David M. Halbfinger et Ronen Bergman. "Samedi, il a été tué par une voiture piégée placée apparemment par le Mossad", poursuit le NYT. "Il s'agit au moins du quatrième assassinat en trois ans, commis par Israël en territoire étranger contre des ingénieurs ennemis spécialisés dans l'armement", a confié lundi au NYT un responsable supérieur au sein d'un service de renseignement moyen-oriental qui a souhaité rester anonyme.

Le journal américain explique que son article se base sur le récit de ce responsable, dont le service de renseignement a été tenu au courant de l'opération israélienne présumée.
"La Syrie et le Hezbollah ont vite pointé du doigt Israël", poursuit le NYT. "Dans ce cas, les accusations étaient fondées. Le Mossad surveillait Aziz Esber depuis un long moment, selon la source au sein du service de renseignement moyen-oriental". "Les Israéliens pensaient que Aziz Esber dirigeait l'unité secrète Secteur 4 au sein du Centre syrien des études scientifiques et des recherches. Il était dit qu'il avait libre accès au palais présidentiel à Damas, et qu'il coopérait avec le général iranien Qassem Souleimani, commandant des opérations extérieures du corps des gardiens de la Révolution, ainsi que d'autres Iraniens, afin de démarrer la production de missiles de précision en Syrie, en modifiant des missiles syriens SM600 Tishreen", explique le NYT.

Un responsable au sein de l'alliance syro-iranienne, qui a souhaité garder l'anonymat, a confié au NYT qu'Israël voulait tuer Aziz Esber "en raison du rôle important qu'il jouait au niveau du programme de missiles syrien, avant même le début du conflit en 2011".

Mardi, l'AFP rapportait de son côté que le ministre israélien chargé des Renseignements, Israël Katz, s'est félicité de la mort de Aziz Esber. Le responsable israélien a néanmoins refusé de réagir aux informations du NYT sur une éventuelle implication d'Israël dans son assassinat. "Nous ne commentons pas ce genre d'affirmations et je ne vais pas les commenter maintenant", a déclaré M. Katz, également ministre des Transports, à la radio militaire israélienne. "Si l'on considère que les détails concernant les activités de cet homme sont vraies et qu'il était chargé du développement d'armes chimiques et de missiles à longue portée capable d'atteindre Israël, je me félicite qu'il ne soit plus parmi nous", a-t-il dit.

Le centre de recherches de Masyaf a été touché, selon le régime syrien, par des frappes israéliennes en juillet ainsi qu'en septembre dernier. En avril dernier, des tirs de missiles américains, britanniques et français ont détruit un centre de recherche scientifique à Damas, en représailles à une attaque chimique présumée qu'auraient menée les forces du régime. Le gouvernement syrien dément utiliser et posséder des armes chimiques.


Lire l'intégralité de l'article du New York Times ici

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