COOPÉRATION

L’aide européenne à Jezzine axée sur deux points : l’héritage culturel et le développement

Tournée de Christina Lassen à Jezzine et Bkassine pour faire le point des projets soutenus par l’Union européenne dans ces deux localités.

Les responsables de l’usine de recyclage forestier ont expliqué le fonctionnement des machines à l’ambassadrice.

Une maison de la jeunesse – ou incubateur de projets –, une usine de recyclage de déchets forestiers et un complexe touristique… Les projets soutenus par l’Union européenne à Jezzine et Bkassine sont variés. « Nous sommes présents au Liban depuis des décennies pour encourager différents secteurs et accompagner le développement socio-économique, mais depuis le début de la crise des réfugiés, cette présence est devenue sept fois plus importante », explique Christina Lassen, ambassadrice de l’Union européenne au Liban.

Trois projets à l’honneur
En tournée à Jezzine, en fin de semaine dernière, afin d’évaluer l’évolution de ces projets, l’ambassadrice a d’abord été reçue dans le bâtiment municipal de la localité par Khalil Harfouche, président de la municipalité et de la Fédération des municipalités du caza de Jezzine. Celui-ci a fait un état des lieux des projets locaux en cours, avant de conduire une visite dans le souk pour arriver au « Jezzine Hub ». Ce centre pour la jeunesse, qui a bénéficié de fonds européens pour sa création en 2016, vise à renforcer l’implication des jeunes citoyens dans le développement socio-économique de leur communauté. La diplomate européenne s’est réjouie de tout ce que ce centre permet : activités culturelles, organisation d’événements et de séminaires, lancements de start-up… « Le but est de créer des projets modèles qui puissent en inspirer d’autres à travers le pays, c’est exactement ce qui se produit ici », s’enthousiasme Christina Lassen.
La délégation a ensuite visité une usine de recyclage des déchets forestiers à Bkassine, dans le cadre du projet Cedro IV de l’Union européenne. On y transforme les épines de pin et les branches en briquettes compactes pour le chauffage, une manière écologique d’entretenir la forêt tout en créant un produit commercial. Enfin, un brunch a été donné dans le restaurant de la Maison de la forêt – « Beit el-ghabeh » –, à Bkassine. Cette structure écotouristique dispose de vingt-cinq bungalows, d’un restaurant traditionnel ainsi que de différentes structures d’activités d’extérieur – escalade, rappel, randonnée et cyclisme.

Une double dynamique
Pour Christina Lassen, la dynamique du soutien européen est double et complémentaire : elle vise d’une part à préserver l’héritage environnemental et culturel, et d’autre part à promouvoir le développement socio-économique. « Les projets à Jezzine ne représentent qu’une partie de ceux auxquels l’Union européenne contribue financièrement au Liban », explique l’ambassadrice. Les budgets alloués aux municipalités ne permettent pas en effet, souvent, de promouvoir ce genre de projets. Depuis le début de la crise des réfugiés, le soutien de l’Union européenne au Liban a été multiplié par sept. « Nous continuons à aider les populations libanaises, autant et même plus qu’avant », relève l’ambassadrice Christina Lassen.
Le but de l’apport européen est de stimuler des projets axés sur l’économie et l’environnement, qui soient viables et durables pour les communautés. Pour attirer les touristes, créer de l’emploi et préserver l’héritage culturel et écologique, d’autres projets de développement seront nécessaires dans toute la région de Jezzine.


Une maison de la jeunesse – ou incubateur de projets –, une usine de recyclage de déchets forestiers et un complexe touristique… Les projets soutenus par l’Union européenne à Jezzine et Bkassine sont variés. « Nous sommes présents au Liban depuis des décennies pour encourager différents secteurs et accompagner le développement socio-économique, mais depuis le début de...

commentaires (0)

Commentaires (0)