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Khamenei veut plus de liens avec le monde, sauf Washington

En recevant le président Hassan Rohani et le gouvernement, le guide suprême iranien a insisté sur "la nécessité de développer la diplomatie et les relations avec les autres pays".

En recevant dimanche 15 juillet 2018 le président Hassan Rohani (2e à gauche) et le gouvernement, l'ayatollah Ali Khamenei (1er à gauche) a insisté sur "la nécessité de développer la diplomatie et les relations avec les autres pays", selon la transcription d'une partie de ses remarques publiée en anglais. AFP PHOTO / HO / KHAMENEI.IR

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a plaidé pour un développement des relations de son pays avec le monde entier, "y compris l'Ouest et l'Est", mais pas les États-Unis, indique lundi son site internet officiel. 

En recevant dimanche le président Hassan Rohani et le gouvernement, l'ayatollah Khamenei a insisté sur "la nécessité de développer la diplomatie et les relations avec les autres pays", selon la transcription d'une partie de ses remarques publiée en anglais. "A l'exception de quelques cas peu nombreux - comme les États-Unis, il faut étendre et développer les relations de l'Iran avec les autres pays, y compris l'Ouest et l'Est", a ajouté M. Khamenei.

Depuis que les États-Unis ont annoncé en mai leur sortie de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et le renforcement de leurs sanctions contre la République islamique, Téhéran multiplie les contacts diplomatiques pour chercher du soutien contre Washington sur la scène internationale et tenter de contrer l'effet de ces sanctions extraterritoriales. En 1979, l'un des slogans les plus populaires de la révolution iranienne était "Ni Ouest, Ni Est, République islamique", marquant la volonté du nouveau pouvoir de trouver une voie indépendante des "Deux Grands" de l'époque : États-Unis et Union soviétique.

L'accord sur le nucléaire iranien a été conclu à Vienne le 14 juillet 2015 entre l'Iran et le groupe 5+1 : Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne. Il a permis de sortir l'Iran de son isolement grâce à la levée d'une partie des sanctions internationales visant Téhéran en échange d'une limitation drastique du programme nucléaire iranien et de l'engagement de l'Iran à ne jamais chercher à sa doter de l'arme atomique.


(Lire aussi : Iran : de la guerre économique au suicide idéologique ?)


Déçu des retombées économiques de cet accord, et notamment d'un afflux d'investissements européens en Iran jugés trop faibles, M. Khamenei avait donné en février un signal fort en faveur du développement des liens de son pays avec la Russie et l'Asie. "En matière de politique étrangère, préférer l'Orient à l'Occident [...] est une de nos priorités", avait-il affirmé

Après le retrait américain de l'accord de Vienne, M. Khamenei a exigé des Européens qu'ils donnent des "garanties réelles" permettant de préserver les intérêts économiques iraniens afin que Téhéran reste dans l'accord, tout en estimant qu'on ne pouvait "pas [leur] faire confiance".

Selon son site internet, le guide a exhorté dimanche le gouvernement à "l'action et au dynamisme" car, selon lui, "l'économie du pays ne peut pas se permettre d'attendre que les Européens offrent des garanties".


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Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a plaidé pour un développement des relations de son pays avec le monde entier, "y compris l'Ouest et l'Est", mais pas les États-Unis, indique lundi son site internet officiel. En recevant dimanche le président Hassan Rohani et le gouvernement, l'ayatollah Khamenei a insisté sur "la nécessité de développer la diplomatie et les relations avec...

commentaires (4)

Le pauvre Khamenei...de plus en plus enfermé dans sa bulle suprême, loin des réalités de ce monde et de celles de son propre pays ! Irène Saïd

Irene Said

16 h 01, le 16 juillet 2018

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Commentaires (4)

  • Le pauvre Khamenei...de plus en plus enfermé dans sa bulle suprême, loin des réalités de ce monde et de celles de son propre pays ! Irène Saïd

    Irene Said

    16 h 01, le 16 juillet 2018

  • L'ayatollah Rohani n'a rien compris que l'est et ouest dépend des USA

    Eleni Caridopoulou

    13 h 16, le 16 juillet 2018

  • SANS WASHINGTON IL VA PERDRE TOUS LES CONTACTS EXCEPTE AVEC DES PAYS QUI NE PEUVENT RIEN APPORTER A L,IRAN !

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE OPINION

    13 h 14, le 16 juillet 2018

  • tu veux des relations pour exporter ta revolution??? eh ben on n'en veux pas, encore moins les europeens, les chinois, les australiens, les sud-americains, les russes, etc....personne n'en veut en fait a part le hezbolla, les houthis, les irakiens....bref, la creme de la creme quoi, les happy few, les elus....

    George Khoury

    13 h 05, le 16 juillet 2018

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