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Liban

Foucher honore les bacheliers-majors de promotion des écoles du réseau francophone

Éducation

Antoine Kesrouani, élève du Collège des frères Mont La Salle, se classe premier du Liban au bac français, avec une moyenne de 19,76 sur 20.

04/07/2018

Les majors de promotion de 49 établissements scolaires du réseau francophone, lauréats du baccalauréat français au Liban édition 2018, étaient à l’honneur lundi soir à la Résidence des Pins. Ces 49 bacheliers hors pair, qui se sont distingués par leur parcours scolaire particulièrement brillant et par l’excellence de leur moyenne au bac français, ont été félicités et salués par l’ambassadeur de France, Bruno Foucher, et par le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé. Et ce, lors d’une soirée spécialement concoctée pour eux, en présence de leurs parents et de leurs chefs d’établissement. Cette soirée a vu le concours de l’ensemble musical et de la chorale de la Deutsche schule de Jounieh, et s’est déroulée en présence notamment du secrétaire général des écoles catholiques, le père Boutros Azar, du consul général de France, Karim Ben Cheikh, et de la directrice de l’Institut français du Liban, Véronique Aulagnon.

Un taux de réussite de 98 % et 75 % de mentions
Dans un discours de félicitations aux jeunes lauréats, l’ambassadeur de France s’est dit « admiratif » de leur succès qui leur « ouvre toutes les portes ». Cet hommage, Bruno Foucher l’a adressé « aux 2 600 lauréats au Liban, six fois plus qu’en 1970, ce qui est un record », tout en précisant que « l’objectif du système éducatif français n’est pas seulement d’assurer la réussite des meilleurs, mais d’accompagner tous les élèves vers le succès ». « Avec un taux de réussite de près de 98 % au Liban, nous nous rapprochons de cet objectif, qui est au cœur de l’école de la République », a-t-il ajouté, saluant par le fait même l’ensemble de la communauté éducative, familles d’élèves y comprises.

M. Foucher a rappelé que le Liban compte aujourd’hui 41 établissements homologués par le ministère français de l’Éducation nationale, qui scolarisent 60 000 élèves. « Ils seront 43 à la rentrée», a-t-il assuré, compte tenu que «deux nouveaux établissements ont été homologués». Il a surtout révélé «l’objectif ambitieux » fixé par le président français, Emmanuel Macron : « Doubler le nombre d’élèves scolarisés dans les écoles à programme français d’ici à 2025. » Et s’est dit convaincu que « le Liban, qui constitue déjà le plus grand réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, montrera la voie ».

L’ambassadeur de France n’a pas manqué de relever « l’excellence du réseau scolaire français au Liban », avec pour preuve « le pourcentage de mentions obtenues par les bacheliers : trois lauréats sur quatre, 18 % de mentions “Très bien”, 26 % de mentions “Bien” ». Quant à « la francophonie, elle n’est en rien défensive, mais elle est le pilier du trilinguisme qui fait la force de l’enseignement franco-libanais et de ses élèves ». Et de rappeler que le français est « la 5e langue la plus parlée parmi les 6 000 langues parlées dans le monde », et « la troisième langue des affaires ». « L’ambition du président Macron est d’en faire la troisième langue la plus parlée au monde », a insisté M. Foucher.

Rebondissant sur le trilinguisme cher aux Libanais, et après avoir rendu hommage aux lauréats, le ministre de l’Éducation a précisé que cette « base trilingue s’articule autour de l’arabe, langue nationale ». Mais que « le français reste la première langue étrangère enseignée dans les écoles publiques libanaises. Quant à l’anglais, il occupe une place prépondérante dans les affaires ». « Le Liban doit à la France son indépendance, sa langue française et ses textes de loi », a affirmé Marwan Hamadé, saluant l’amitié entre le Liban et la France.

Impressions de lauréats
Après les discours, place aux reines et aux rois de la fête. Les 49 bacheliers les plus brillants de leur collège, leur lycée, leur institut ou leur école membre du réseau scolaire français ont été invités, chacun à son tour, à recevoir leur diplôme d’honneur des mains de l’ambassadeur de France et leur écharpe du ministre de l’Éducation. Chaque lauréat ayant droit à une photo, d’abord seul avec les deux personnalités diplomatique et politique, puis entouré de ses parents et du chef de son établissement.

Alors que défilaient les lauréats, parmi lesquels un jeune Syrien, Anis Hassan, du Lycée français Charles de Gaulle de Damas, sans mention de leurs résultats au bac ou de leur classement, on murmurait au sein de l’assistance qu’Antoine Kesrouani, élève du Collège des frères Mont La Salle, se classe premier de la promotion 2018 avec une moyenne de 19,76 sur 20. À 17 ans, cet élève de SVT, qui aime les maths et l’esprit d’analyse, raconte à L’OLJ qu’il rêve de devenir médecin et d’exercer au Liban. « Mon école m’a transmis les bases du savoir. Ma famille m’a tout donné. Et moi, j’ai fourni l’effort et la persévérance. » Avouant un peu de fatigue après tant d’efforts, Antoine a pour objectif immédiat de « s’amuser, en regardant la Coupe du monde ».

Clotilde Herrou, 18 ans, élève du Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth, fille d’expatriés français au Liban, a elle obtenu son bac littéraire avec 19,31 de moyenne. « J’étais bien préparée, avoue-t-elle. Le reste s’est fait tout seul. » Et puis les sujets lui plaisaient et l’inspiraient, ce qu’elle considère comme une chance. « J’ai eu un croquis en histoire et un sujet sur la parole en philosophie », avoue-t-elle. Avant de se lancer dans des études de psychologie à Paris, car elle veut privilégier des études épanouissantes, elle envisage d’abord de faire du théâtre pour une année, histoire d’assouvir « une passion ».

Également parmi les lauréats et lauréates qui se sont particulièrement distingués, Christina Bejjani, 17 ans, major de promotion au Collège Notre-Dame de Jamhour, a obtenu la moyenne de 19,28 sur 20, section SG. « Je ne m’y attendais pas », lance-t-elle encore émue. Munie de son sourire et son bagage intellectuel, la jeune femme entame très bientôt des études d’ingénieure électrique et mécanique à l’ESIB, avec l’ambition d’emprunter la filière des énergies renouvelables. « Je veux aider le monde à lutter contre la pollution », martèle-t-elle. Et puis, se reprenant, elle dit : « Je veux utiliser positivement la pollution, pour le bien du monde... »

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Sarkis Serge Tateossian

Bravo

DAMMOUS Hanna

J'ai consulté les questions de l'examens de MATH du Bac en France pour la section scientifique . C'est du costaud; c'est presque des Maths-Sup. Si c'est le cas du Bac français au Liban, félicitation à nos petits génies.

Mill Linro

Bah nous sommes une nation de genie (je doute) soit le bac francais ne vaut plus grand chose

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

UNE TRES BONNE INITIATIVE VIS A VIS DE LA FRANCOPHONIE !

George Khoury

pourquoi on ne fait pas de bac iranien pour les fanatiques du 8 mars, comme ca il leur sera plus facile d'envoyer leur progeniture a teheran au lieu de les envoyer en france comme ils sont nombreux a le faire

NAUFAL SORAYA

Ca fait vraiment plaisir! Bravo!

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