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Liban

Hariri : Les législatives nous ont fait perdre quelques sièges, mais pas notre force

Partis

Le Premier ministre et chef du courant du Futur s’est dit insatisfait du travail de sa machine électorale à Beyrouth.

OLJ
19/05/2018

Le Premier ministre et chef du courant du Futur, Saad Hariri, a dressé hier un bilan des élections législatives et abordé les changements survenus en interne au sein de sa formation politique au lendemain du scrutin. Il a par ailleurs réitéré son appel à protéger le pays face aux crises de la région, notamment la crise syrienne.
 « Les législatives ont pris quelques-uns de nos sièges au Parlement, mais pas notre force », a lancé M. Hariri qui s’exprimait lors de la réunion hebdomadaire du bureau politique du courant du Futur tenue à la Maison du Centre. « La réunion du bureau politique aujourd’hui (hier) est exceptionnelle à tous les niveaux, après les élections et les décisions que nous avons prises (…) », a dit M. Hariri, en allusion aux récents départs de cadres de son parti.
Une semaine à peine après les législatives, qui ont marqué un net recul du groupe parlementaire du courant du Futur, qui a perdu un tiers de ses représentants au Parlement, Saad Hariri avait initié une remise en ordre à l’intérieur de son parti, au vu des lacunes et erreurs organisationnelles trahies par les résultats du scrutin. C’est ainsi que Wissam Hariri, coordinateur général des élections, et Maher Abou el-Khoudoud, directeur de la cellule de suivi au sein du bureau de Saad Hariri, ont été démis de leurs fonctions. Par ailleurs, le bureau de presse du Premier ministre avait également annoncé la démission de Nader Hariri, directeur de cabinet de Saad Hariri, et son remplacement par intérim par Mohammad Mneimné.
 « Les législatives ont montré des erreurs et des dysfonctionnements au niveau de l’organisation (du Futur) dans certaines circonscriptions (…). Il ne faut pas jeter la responsabilité de ces erreurs sur la loi électorale. Cette loi, nous avons participé à son élaboration, et nous avons eu le courage de dire que nous voulions que les élections soient menées même si nous savions à l’avance que notre part au Parlement allait diminuer », a déclaré le Premier ministre. « Même si j’avais obtenu un plus grand bloc parlementaire, je n’aurais pas été pour autant satisfait du travail de coordination et de la machine électorale, surtout à Beyrouth », a-t-il ajouté.

Réagencement
 « Les élections sont derrière nous, mais le réagencement de la maison est devant nous. Il est vrai que nous ne cherchons pas à nous autoflageller et nous ne voulons donner à personne l’occasion de le faire, mais nous voyons les campagnes médiatiques menées contre le courant du Futur, qui travaillent à porter atteinte à ses décisions et à la dignité de personnes qui ont offert leurs services par le passé », a-t-il dit.
 « Nous avons aujourd’hui la chance de raviver les composantes du Futur et de protéger les acquis et aspirations de ses partisans. Nous continuerons à demander des comptes. Soyez sûrs que nous poursuivrons les mesures qui protégeront le courant », a-t-il souligné.
M. Hariri a par ailleurs réitéré son appel à protéger le pays des crises régionales. « Nous devons protéger le pays de l’incendie syrien, mais nous voyons le feu couver sous la cendre dans le cadre d’autres crises. Nous continuerons à protéger le Liban afin de l’empêcher de se transformer en boîte postale au service des conflits régionaux. C’est un devoir national que nous ne laisserons pas tomber, face à l’autre option qui est de mener le pays vers l’inconnu ou vers un conflit civil. Je ne peux pas accepter de jouer ce rôle tout comme je ne peux pas accepter que le pays soit une tribune pour des agendas étrangers hostiles aux pays arabes », a-t-il ajouté, en allusion aux attaques répétées du Hezbollah contre l’Arabie saoudite.
Le bureau politique du courant du Futur a en outre exprimé son espoir en une « formation rapide d’un gouvernement qui se basera sur les accomplissements du cabinet de regain de confiance présidé par Saad Hariri », selon les termes d’un communiqué publié hier. « Le bureau politique invite toutes les parties à aborder la formation du gouvernement, après la désignation du nouveau Premier ministre, sur base de la complémentarité et non pas avec des conditions préalables, par égard pour les Libanais qui veulent arriver à une nouvelle étape et maintenir la stabilité politique, économique et sécuritaire », ajoute le texte.

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