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Culture

Lorsqu’on comptabilise ses amis, ses amours, ses emmerdes...

Entretien

À l’affiche du Théâtre Monnot – qui s’est offert un lifting : « Addition », une comédie parisienne sur « la crise de l’amitié et de la quarantaine ». Questions à Clément Michel, l’auteur de la pièce.

Zéna ZALZAL | OLJ
07/03/2018

Clément Michel est un auteur français de comédies contemporaines, qui aime rire des petits bobos et autres égo-malheurs des gens de sa génération. Également comédien et réalisateur, il possède à son actif quelques films et cinq pièces de théâtre dont la dernière, Addition, dresse le bilan de l’amitié à l’aube de la quarantaine. La trame : Axel invite ses deux amis, Antoine et Jules, au restaurant. Mais le lendemain, il leur demande de lui rembourser l’addition. Antoine sort son chéquier alors que Jules sort de ses gonds. Situation de crise pour ces trois quadras qui vont, du coup, dévoiler leurs défauts, leurs jalousies et leurs coups bas… En comptabilisant tout : échecs, réussites, joies, amours, emmerdes…
Mise en scène par David Roussel et interprétée par trois comédiens, dont l’auteur lui-même, cette Addition, que présente 62 Events by Josyane Boulos (en accord avec le théâtre de la Gaieté Montparnasse et le théâtre des Béliers parisiens) sur les planches du Théâtre Monnot à partir de ce soir, arrive à Beyrouth auréolée d’une presse parisienne assez enthousiaste. E-interview avec l’auteur-acteur.

Auteur, comédien, scénariste et réalisateur. Vous êtes très polyvalent. Par quoi avez-vous commencé et quel est le registre dans lequel vous vous sentez le plus à l’aise ?
D’abord passionné de septième art, je suis venu au théâtre presque par hasard. J’ai d’abord voulu être réalisateur et j’ai décidé de suivre des cours de théâtre pour me familiariser avec la direction d’acteurs. J’ai alors étudié simultanément dans une école de cinéma et suivi des cours dans un conservatoire parisien. Difficile de savoir où je me sens le plus à l’aise. Et, de toute façon, je n’ai pas envie de choisir. Je passe d’un projet à un autre en fonction du désir et de l’opportunité. En ce moment, la tournée d’Addition me procure un immense plaisir. Et ma série pour Arte J’ai 2 amours est diffusée fin mars, donc je suis comblé. Mais, j’ai aussi une envie folle de réaliser un nouveau film.

Ce n’est pas votre première pièce qui traite de l’amitié. « Début de fin de soirée », « Le grand bain » et même « Une semaine… pas plus ! » abordaient ce thème. Pourquoi ce sujet vous intéresse-t-il tellement ?
Naturellement ce sujet m’émeut, me fait rire. L’amitié est un sujet si vaste, si riche. Qu’est-ce qu’on peut dire à ses amis ou ne pas dire ? Comment préserver l’amitié ? Autant de questions qui m’inspirent. J’aime bien parler du groupe, j’aime voir des situations où les esprits s’échauffent, où les vérités éclatent en douceur pour exploser ensuite.

Vous êtes aussi l’un des trois comédiens d’« Addition » (avec Stéphan Guérin-Tillier et Guillaume Bouchède). Est-ce que vous vous réservez un rôle dans chacune de vos pièces, et pourquoi ?
Jusqu’à présent, j’ai toujours écrit en m’offrant un rôle. C’était un moteur très puissant. L’écriture est parfois jouissive mais souvent douloureuse, et le jeu c’est la récréation, la récompense. Mais, j’ai écrit deux nouvelles pièces dans lesquelles il n’y a pas de rôle pour moi. C’est moins une priorité désormais. J’ai très envie de jouer les textes des autres aussi.

L’actrice et chanteuse Camélia Jordana, à qui vous avez offert son tout premier rôle au cinéma en 2013, dans « La Stratégie de la poussette », vient de décrocher le César du meilleur espoir féminin. Avez-vous le sentiment d’avoir contribué à la reconnaissance de son talent ?
Je pense avoir peut-être permis à Camélia de se considérer comme une actrice et non pas comme une chanteuse qui sait jouer. J’ai pu lui donner confiance et lui dire à quel point elle était légitime devant une caméra. Mais elle était épatante dès les essais. Je suis très heureux pour elle. C’est une femme que j’aime beaucoup. Elle va nous surprendre de plus en plus.

Connaissez-vous le Liban ? Quelle image en avez-vous ? Et avez-vous un message à transmettre au public libanais ?
Je ne suis jamais allé au Liban. Stéphan (Guérin-Tillier), Guillaume (Bouchède) et moi sommes tellement excités de découvrir ce pays. J’en entends des échos incroyables donc le désir est très fort. Mon message c’est tout simplement le plaisir de rencontrer les Libanais. La fierté de jouer ma pièce là-bas. C’est un pays avec une histoire immense donc je suis très ému d’y aller.

Théâtre Monnot
Du 7 au 11 mars 2018, à 20h30
(01) 202422

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