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Pakistan: la justice interdit à l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif de diriger son parti

AFP
21/02/2018

La Cour suprême pakistanaise a décidé mercredi qu'un homme politique destitué ne pouvait pas diriger un parti politique, ce qui oblige l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, démis en juillet, à renoncer à la tête d'une formation qu'il avait fondée.

La décision intervient des mois après que des parlementaires de la Ligue musulmane pakistanaise-Nawaz (PMLN), son parti, eurent voté une loi lui permettant d'en garder les rennes.
La destitution de M. Sharif l'empêche dans tous les cas de candidater au scrutin à venir, dont il était l'un des grands favoris.

"La Commission électorale du Pakistan doit enlever le nom de (Nawaz Sharif) du poste de président, chef du PMLN de tous les dossiers concernés", a écrit le président de la Cour suprême Mian Saqib Nisar dans le jugement, dont l'AFP a eu copie.

La Cour suprême avait mis fin prématurément en juillet au troisième mandat de M. Sharif à la tête du pays, après des révélations sur de luxueux biens immobiliers détenus par sa famille via des holdings offshore.

La presse pakistanaise s'était notamment émue de son style de vie dispendieux et du portefeuille de propriétés appartenant à sa famille à Londres. Nawaz Sharif, tout comme sa fille Maryam et son gendre, ont été inculpés fin octobre pour corruption dans ce volet immobilier.

Tous trois nient toute malversation, qualifiant le procès qui leur est fait de conspiration politique ourdie par la puissante armée pakistanaise, dont Nawaz Sharif est un ennemi juré.

Aucun des 15 Premiers ministres ayant dirigé le Pakistan au cours de ses 70 ans d'histoire mouvementée n'a réussi à aller au terme de son mandat de 5 ans.

M. Sharif lui-même a été contraint à trois reprises de quitter son poste, la première fois déjà à la suite d'un scandale de corruption, la deuxième en raison d'un coup d'Etat, et la troisième suite à l'arrêt de la Cour suprême.

La décision de la Cour suprême intervient à quelques mois d'élections législatives, dont la date n'est pas encore connue, pour lesquelles le PMLN fait figure de favori face au PTI, le parti de l'ancien joueur de cricket Imran Khan.

Malgré de nombreuses décisions judiciaires défavorables au PMLN, ce dernier a récemment remporté plusieurs élections partielles.

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